Affaires judiciaires — Reconquête
Reconquête est associé à 9 affaires judiciaires impliquant 1 élu ou ancien élu. 5 condamnations, 2 procédures en cours.
Condamnation définitive pour complicité d injure publique et provocation à la haine. Propos sur les mineurs isolés tenus sur CNews en 2020. Cassation rejetée.
En mars 2009, Éric Zemmour porte plainte pour injure et diffamation après la diffusion d'une chanson du rappeur Youssoupha contenant des propos critiques à son égard. Youssoupha est condamné en première instance en octobre 2011, mais relaxé en appel en juin 2012, la cour d'appel de Paris estimant que les propos n'excédaient pas les limites de la liberté d'expression artistique.
En mai 2024, Éric Zemmour est renvoyé devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris pour des propos tenus en 2021 et mars 2022 sur CNews concernant les trafiquants de crack et les Sénégalais. Il avait notamment déclaré que « tous les trafiquants de cracks sont des Sénégalais » en 2021 et que « la plupart des vendeurs de cracks sont Sénégalais clandestins » en mars 2022.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 12 mai 2016, Éric Zemmour déclare sur RTL que Mediapart a violé les règles de respect de la vie privée en publiant les échanges de Denis Baupin, et que les journalistes sont les instruments de la vengeance de Cécile Duflot contre Emmanuelle Cosse. Le 6 février 2018, le tribunal correctionnel de Paris relaxe Éric Zemmour, estimant que ses allégations envers Cécile Duflot ne sont pas diffamatoires.
Le 14 octobre 2019, Éric Zemmour affirme dans l'émission Face à l'info que « Pétain avait sauvé les juifs français ». Il est poursuivi pour contestation de crime contre l'humanité. Après une première relaxe en février 2021 confirmée en appel en mai 2022, la Cour de cassation casse la relaxe en septembre 2023 et ordonne un nouveau procès. Le 2 avril 2025, il est condamné par la cour d'appel de Paris à 10 000 euros d'amende. Il annonce immédiatement se pourvoir en cassation.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 26 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris condamne Éric Zemmour à une amende de 9000 euros pour injure raciale, pour des propos tenus à l'occasion de l'affaire de Crépol (mort de Thomas Perotto). La cour précise qu'en cas de non-paiement, une incarcération pourrait avoir lieu.
Présomption d'innocence : affaire en cours
En septembre 2019, Éric Zemmour tient un discours lors de la convention de la droite avec des propos contre les musulmans et l'immigration. Le tribunal judiciaire de Paris le condamne en première instance en septembre 2020 à 10 000 euros d'amende pour injure et provocation à la haine. Relaxé en appel en 2021, sa relaxe est annulée par la Cour de cassation en février 2023. Rejugé en appel en février 2024, il est condamné à 15 000 euros d'amende pour provocation à la haine contre les migrants et les mineurs isolés et injures publiques. La Cour de cassation confirme cette condamnation en septembre 2025.
Le 6 septembre 2016, dans l'émission C à vous sur France 5, Éric Zemmour fait des déclarations à propos des musulmans lors de la promotion de son livre "Un quinquennat pour rien".
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 6 mars 2010, Éric Zemmour affirme sur France Ô que les employeurs "ont le droit de refuser des Arabes ou des Noirs", et sur Canal+ que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes". Après des poursuites de la LICRA, du MRAP, de SOS Racisme et d'autres associations, le tribunal correctionnel de Paris le condamne le 18 février 2011 pour provocation à la discrimination raciale. Il est condamné à 1000 euros d'amende avec sursis et à verser des dommages-intérêts et frais de justice aux parties civiles (total 10 502 euros). Il n'interjette pas appel.
