1 élu Reconquête concerné par des affaires judiciaires. 1 condamné. 1 procédure close sans condamnation. 1 élu du parti est victime ou plaignant dans 1 affaire.
Condamnation définitive ou en première instance
Éric Zemmour, alors journaliste et figure du courant réactionnaire français, dirigeant de Reconquête, a été condamné en définitive pour complicité d'injure publique et provocation à la haine. Les faits remontent au 29 septembre 2020, lorsque Zemmour a tenu des propos sur les mineurs isolés étrangers lors d'une intervention sur la chaîne CNews. Ces déclarations, jugées injurieuses et incitatives envers des mineurs vulnérables, ont donné lieu à des poursuites judiciaires. Condamné en première instance, Éric Zemmour a formé un pourvoi en cassation, lequel a été rejeté le 2 décembre 2025. Cette décision met fin à tous les recours possibles et rend la condamnation définitive. Le tribunal a prononcé une peine de 10 000 euros d'amende. Cette affaire s'inscrit dans un pattern récurrent : Éric Zemmour a précédemment été condamné pour provocation à la discrimination raciale (2011) et provocation à la haine religieuse envers les musulmans (2016), témoignant de condamnations répétées pour des propos publics polémiques.
En septembre 2019, Éric Zemmour tient un discours lors de la convention de la droite avec des propos contre les musulmans et l'immigration. Le tribunal judiciaire de Paris le condamne en première instance en septembre 2020 à 10 000 euros d'amende pour injure et provocation à la haine. Relaxé en appel en 2021, sa relaxe est annulée par la Cour de cassation en février 2023. Rejugé en appel en février 2024, il est condamné à 15 000 euros d'amende pour provocation à la haine contre les migrants et les mineurs isolés et injures publiques. La Cour de cassation confirme cette condamnation en septembre 2025.
Éric Zemmour, dirigeant de Reconquête, est poursuivi pour contestation de crime contre l'humanité suite à ses propos tenus le 14 octobre 2019 dans l'émission Face à l'info, affirmant que « Pétain avait sauvé les juifs français ». Ces déclarations concernent la politique de collaboration du régime de Vichy envers l'occupation nazi et sa responsabilité dans la déportation de plus de 75 000 juifs de France. La première instance a prononcé une relaxe en février 2021, confirmée en appel en mai 2022. Cependant, la Cour de cassation a cassé cette décision en septembre 2023, estimant que les juges n'avaient pas correctement qualifié les éléments constitutifs de l'infraction, et a ordonné un nouveau procès. Le 2 avril 2025, la cour d'appel de Paris a condamné Éric Zemmour à 10 000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité. L'intéressé a annoncé immédiatement se pourvoir en cassation, ce qui maintient le dossier en voie de recours. Sous réserve de confirmation en cassation, cette condamnation s'inscrit dans un contexte judiciaire plus large concernant ce politicien, incluant d'autres poursuites pour provocation à la discrimination et à la haine.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 30 novembre 2023, lors d'une interview en direct sur RMC et BFMTV, Éric Zemmour réagit au meurtre de Thomas Perotto à Crépol en déclarant : « Nous avons aujourd'hui une situation où nous avons deux peuples, deux France, deux jeunesses, celle de Thomas, celle de Chahid ». Il reproche aux « médias » et au « gouvernement » un « écran de fumée » par rapport « au meurtre de Thomas » et aux « dizaines de morts de la main des racailles arabo-musulmanes ». Le 26 mars 2025, le tribunal correctionnel de Paris le condamne à une amende de 9 000 euros pour injure raciale. Le tribunal souligne qu'il tient un « discours essentialiste en déduisant l'origine des individus des prénoms qu'ils portent » et « désigne comme assassins les personnes d'origine arabe et de confession musulmane qu'il traite de racailles ». Éric Zemmour fait appel de cette condamnation.
Présomption d'innocence : affaire en cours
La Cour de cassation a rejete en janvier 2025 le pourvoi d'Eric Zemmour contre sa condamnation pour diffamation envers l'avocat Patrick Klugman, rendant la condamnation definitive. L'affaire portait sur des propos tenus par Zemmour a l'encontre de l'avocat.
Éric Zemmour, alors éditorialiste et figure médiatique proche de la droite identitaire, est condamné définitivement pour provocation à la haine religieuse envers les musulmans. Contexte et faits Le 16 septembre 2016, lors de son passage à l'émission C à vous sur France 5 pour promouvoir son ouvrage Un quinquennat pour rien, Zemmour tient des propos caractérisés comme des incitations à la haine envers les musulmans. Cette intervention s'inscrit dans une série de prises de position controversées de l'éditorialiste sur les questions migratoires et identitaires. Procédure judiciaire L'affaire est portée devant les juridictions. Le tribunal correctionnel condamne Zemmour pour provocation à la haine en raison de son implication directe dans les déclarations publiques. La Cour de cassation confirme cette condamnation en appel. Verdict et peine Par décision définitive du 17 septembre 2019, la Cour de cassation maintient la condamnation. Zemmour est condamné au paiement d'une amende de 3 000 euros. Cette condamnation revêt un caractère définitif et s'ajoute à d'autres poursuites judiciaires dans lesquelles l'éditorialiste est impliqué, notamment l'affaire de provocation à la discrimination raciale France Ô et Canal+ en 2011. Impact Cette décision judiciaire confirmed que les propos publics de Zemmour dépassent les limites de la liberté d'expression en franchissant le seuil de l'incitation à la haine.
Éric Zemmour, alors intellectuel et chroniqueur, a été poursuivi en diffamation suite à des déclarations publiques concernant l'affaire Denis Baupin et la couverture médiatique de celle-ci. Contexte et faits En mai 2016, le site Mediapart publie une enquête révélant des accusations de harcèlement et d'agressions sexuelles contre Denis Baupin, figure historique de La France Insoumise et ancien vice-président de l'Assemblée nationale. Cette publication suscite une controverse publique sur les modalités de révélation. Le 12 mai 2016, lors d'une intervention sur RTL, Zemmour affirme que Mediapart a violé les règles de respect de la vie privée en diffusant les échanges de Baupin. Il allègue également que les journalistes de Mediapart agissent comme « instruments de la vengeance » de Cécile Duflot, ancienne ministre de l'Égalité des territoires, contre Emmanuelle Cosse, autre figure politique écologiste. Procédure judiciaire Cécile Duflot, estimant ses paroles diffamatoires, engage des poursuites en justice. L'affaire est jugée devant le tribunal correctionnel de Paris. Verdict Le 6 février 2018, le tribunal relaxe Éric Zemmour, jugeant que ses allégations ne constituent pas des imputations de faits précis et déterminés à caractère diffamatoire. La relaxe reconnaît le caractère d'appréciation critique de ses propos, relevant davantage du débat public que de l'imputation factuelle.
Éric Zemmour, figure publique d'orientation politique controversée, porte plainte en mars 2009 contre le rappeur Youssoupha pour injure et diffamation suite à la diffusion d'une chanson contenant des critiques personnelles à son égard. En première instance (octobre 2011), Youssoupha est condamné. Cependant, la Cour d'appel de Paris révise cette décision en juin 2012 et prononce une relaxe. La cour estime que les propos contenus dans la chanson ne dépassent pas les limites légitimes de la liberté d'expression artistique, principeprotégé par la jurisprudence française. Cette affaire s'inscrit dans un contexte marqué par plusieurs procédures judiciaires impliquant Zemmour sur des questions de droit de l'expression. Le jugement reflète la jurisprudence selon laquelle les critiques, même virulentes, exprimées dans un cadre artistique bénéficient d'une protection particulière. La relaxe en appel confirme que l'exercice de la liberté d'expression par Youssoupha, malgré son caractère politique et personnel, ne constitue pas un délit passible de condamnation pénale.
Le 6 mars 2010, Éric Zemmour affirme sur France Ô que les employeurs "ont le droit de refuser des Arabes ou des Noirs", et sur Canal+ que "la plupart des trafiquants sont noirs et arabes". Après des poursuites de la LICRA, du MRAP, de SOS Racisme et d'autres associations, le tribunal correctionnel de Paris le condamne le 18 février 2011 pour provocation à la discrimination raciale. Il est condamné à 1000 euros d'amende avec sursis et à verser des dommages-intérêts et frais de justice aux parties civiles (total 10 502 euros). Il n'interjette pas appel.
Éric Zemmour, dirigeant de Reconquête, est renvoyé en mai 2024 devant la XVIIe chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris pour des propos tenus entre 2021 et mars 2022 sur le plateau de CNews. Les faits Les déclarations incriminées portent sur les trafiquants de crack et établissent un lien direct avec une origine géographique. En 2021, Zemmour aurait affirmé que « tous les trafiquants de cracks sont des Sénégalais ». Une affirmation similaire a été répétée en mars 2022, déclarant que « la plupart des vendeurs de cracks sont Sénégalais clandestins ». Procédure Le renvoi en correctionnelle est intervenu en mai 2024 pour des poursuites visant la catégorie d'incitation à la haine et discrimination. Le tribunal saisi est compétent en matière de délits de presse et de discours. Le procès est en cours au moment de ce bilan. Contexte Cette affaire s'inscrit dans une trajectoire judiciaire marquée par d'autres poursuites comparables, notamment une condamnation antérieure pour provocation à la discrimination raciale (2011) et une condamnation pour injure raciale (Crépol). Sous réserve de présomption d'innocence, les éléments de dossier sont actuellement en instruction.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Méthodologie
Les compteurs distinguent quatre niveaux de maturité judiciaire : les condamnations (définitives ou en première instance), les procédures validées par un juge (mise en examen, instruction, renvoi), les enquêtes préliminaires (aucun juge n'a encore validé la poursuite), et les procédures closes sans condamnation (relaxe, acquittement, non-lieu, prescription, classement). Les compteurs par élu sont dédupliqués : un élu condamné n'est pas recompté dans les procédures en cours. En savoir plus