Suivez les scrutins de l'Assemblée nationale et du Sénat, les lois en construction et la composition des deux chambres. Poligraph remet en forme les données parlementaires publiques pour rendre lisible ce qui est débattu, voté ou encore en préparation.
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Le Parlement français est composé de deux chambres : l'Assemblée nationale (577 députés) et le Sénat (348 sénateurs). Ensemble, ils votent les lois et contrôlent l'action du gouvernement.
Parcours d'un texte de loi :
Tous les textes ne franchissent pas toutes ces étapes : ils peuvent être rejetés, retirés ou rester sans suite.
Vous assistez à un vote sur une modification du projet de loi qui vise à changer les règles des procès criminels en France. Ce projet de loi cherche à accélérer les procédures judiciaires et à mieux prendre en compte les droits des victimes d’infractions graves, comme les agressions ou les meurtres. L’article 9 de ce projet traite spécifiquement des conditions dans lesquelles les victimes peuvent être informées et impliquées pendant un procès.
Les députées Clémence Guetté et Marie-Noëlle Battistel, ainsi que d’autres parlementaires, ont proposé un amendement pour donner aux victimes le droit d’être informées systématiquement des dates et des décisions importantes du procès. Cela aurait inclus, par exemple, le droit d’être prévenue des reports d’audience ou des changements dans le calendrier judiciaire.
L’amendement a été rejeté en raison d’une égalité parfaite des voix (34 pour, 34 contre). Cela signifie que la mesure n’a pas été retenue et que le texte initial de l’article 9 est maintenu sans cette modification.
Cette décision concerne directement les victimes d’infractions criminelles, qui ne bénéficieront pas de cette garantie d’information systématique pendant leur procès.
Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le dossier législatif complet ou le détail du vote sur l’article 9.
Sélection de scrutins mis en avant pour leur portée politique, institutionnelle ou citoyenne. Ce n'est ni un classement exhaustif, ni un palmarès.
l'article 7 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Le Parlement examine un texte qui modifie les règles des procès pour les infractions graves, comme les crimes. Ce projet de loi vise à changer la manière dont les victimes sont prises en compte pendant les procédures judiciaires, ainsi que les conditions dans lesquelles les accusés sont jugés. **Ce qui était proposé** L’**article 7 du projet de loi** proposait d’**autoriser les victimes à assister aux débats de la cour d’assises même lorsque ceux-ci se déroulent à huis clos**. Jusqu’ici, les victimes pouvaient être exclues des audiences à huis clos, par exemple pour protéger des mineurs ou des secrets d’État. **Le résultat du vote** Cette mesure a été adoptée. Cela signifie que les victimes pourront désormais rester dans la salle d’audience même si le procès se déroule à huis clos, sauf décision contraire du président de la cour. **Le débat** - **Pour :** - Les partisans estiment que cette mesure permet aux victimes de mieux suivre leur procès et de ne pas être tenues à l’écart des débats, ce qui pourrait renforcer leur confiance dans la justice. - Ils soulignent que les victimes ont déjà le droit d’être informées des décisions, et que leur présence ne remet pas en cause la protection des autres parties. - **Contre :** - Les opposants craignent que la présence des victimes à huis clos ne complique la protection des témoins ou des secrets sensibles, comme ceux liés à la sécurité nationale. - Ils estiment que cette mesure pourrait créer des tensions pendant les audiences, notamment si les victimes réagissent aux témoignages. **Qui est concerné ?** Vous êtes concerné si vous êtes victime d’un crime jugé en cour d’assises, ou si vous participez à un procès en tant que témoin, accusé ou magistrat.
l'ensemble du projet de loi actualisant la programmation militaire pour les années 2024 à 2030 et portant diverses dispositions intéressant la défense (texte de la commission mixte paritaire).
**De quoi s'agit-il ?** Vous votez ici sur une loi qui actualise la stratégie militaire de la France pour les années 2024 à 2030. Ce texte fixe les budgets et les priorités de l’armée, comme la modernisation des équipements ou la réponse aux nouvelles menaces. Il inclut aussi des règles liées à la défense et à la sécurité. Cependant, le scrutin du 1er juillet 2026 porte spécifiquement sur **une mesure ajoutée à cette loi** : le droit pour chaque enfant d’être représenté par un avocat dans les procédures de protection de l’enfance. Cette mesure était à l’origine une proposition de loi distincte, intégrée ensuite dans ce projet plus large. **Ce qui était proposé** Le texte prévoyait d’**instaurer le droit pour tout enfant d’être assisté par un avocat dans le cadre d’une mesure d’assistance éducative**. Concrètement, cela signifie qu’un enfant concerné par une décision de justice (comme un placement en famille d’accueil ou une mesure de protection) pourrait être représenté par un avocat, même si ses parents en ont déjà un. L’avocat serait chargé de défendre les intérêts spécifiques de l’enfant. **Le résultat du vote** La mesure a été adoptée avec 375 voix pour, 113 contre et 2 abstentions. **Cela signifie que le droit à un avocat pour les enfants dans les procédures de protection de l’enfance entre en vigueur.** **Le débat** - **Pour :** - Les partisans estiment que cette mesure **garantit une meilleure protection des droits des enfants**, en leur donnant une voix indépendante dans des procédures qui les concernent directement. Ils soulignent que les intérêts de l’enfant peuvent différer de ceux de ses parents ou des services sociaux. - Certains députés ont aussi mis en avant que cela **renforce l’équité des procédures**, en permettant à l’enfant d’être informé et accompagné par un professionnel du droit. - **Contre :** - Les opposants craignent que cette mesure **alourdisse les procédures judiciaires**, en ajoutant un acteur supplémentaire (l’avocat de l’enfant) sans toujours clarifier son rôle par rapport à celui des parents ou des services sociaux. - Certains ont aussi pointé un **risque de complexité accrue**, notamment pour les familles déjà en difficulté, ou un coût supplémentaire pour l’État, qui devra financer ces avocats. **Qui est concerné ?** Cette décision impacte directement **les enfants faisant l’objet d’une mesure d’assistance éducative** (par exemple, ceux placés en famille d’accueil ou suivis par les services sociaux), ainsi que leurs familles et les professionnels de la protection de l’enfance (juges, travailleurs sociaux, avocats).
l'amendement n° 56 de Mme Thiébault-Martinez et l'amendement identique suivant à l'article 2 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Vous examinez un vote sur une mesure incluse dans un projet de loi qui traite de la justice criminelle et du respect des victimes. Ce projet de loi vise notamment à renforcer les droits des enfants dans les procédures judiciaires qui les concernent, comme les mesures d'assistance éducative ou de protection de l'enfance. Ces procédures sont engagées quand un enfant est en danger ou en difficulté, par exemple en cas de maltraitance ou de négligence. **Ce qui était proposé** Les amendements adoptés proposaient d'**accorder systématiquement un avocat à chaque enfant concerné par une mesure d'assistance éducative ou de protection de l'enfance**. Aujourd'hui, un enfant peut déjà être assisté par un avocat, mais ce n'est pas automatique. La mesure visait à rendre ce droit obligatoire, sans exception. **Le résultat du vote** Cette mesure a été adoptée. Cela signifie que le texte du projet de loi est modifié pour inclure ce droit automatique à un avocat pour les enfants dans ces procédures. **Le débat** - **Pour :** Les partisans de la mesure estiment qu'un avocat permet de mieux défendre les intérêts de l'enfant, surtout quand ses parents ou les services sociaux prennent des décisions qui le concernent. Ils soulignent que les enfants vulnérables ont besoin d'une protection juridique renforcée pour faire entendre leur voix. - **Contre :** Les opposants craignent que cette obligation alourdisse les procédures et augmente les coûts pour l'État. Ils estiment aussi que certains enfants n'ont pas besoin d'un avocat, par exemple quand les parents et les services sociaux sont en accord sur les mesures à prendre. **Qui est concerné ?** Cette décision impacte directement les enfants faisant l'objet d'une mesure d'assistance éducative ou de protection de l'enfance, ainsi que leurs familles et les professionnels du secteur (juges, travailleurs sociaux, avocats).
l'ensemble de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir (nouvelle lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Vous allez découvrir le vote d'une loi qui modifie les règles sur la fin de vie en France. Cette loi porte sur les conditions dans lesquelles une personne gravement malade peut demander une aide pour mourir, comme l'euthanasie ou le suicide assisté. Elle a été examinée une nouvelle fois par les députés après des modifications. **Ce qui était proposé** La loi proposait d'autoriser **l'aide à mourir sous des conditions strictes**. Cela signifie qu'une personne atteinte d'une maladie grave et incurable, provoquant des souffrances insupportables, pourrait demander à un médecin de l'aider à mourir. Cette aide serait encadrée par des vérifications médicales et un délai de réflexion. **Le résultat du vote** Cette mesure a été adoptée par l'Assemblée nationale. Cela signifie que la loi entre en vigueur et que les règles sur l'aide à mourir vont changer en France. **Le débat** - **Pour :** - Les partisans estiment que cette loi permet de respecter le choix des personnes en fin de vie, en leur évitant des souffrances inutiles. - Ils soulignent que des garanties strictes sont prévues pour éviter les abus, comme l'intervention de plusieurs médecins. - **Contre :** - Les opposants craignent que cette loi ne crée des pressions sur les personnes vulnérables, qui pourraient se sentir obligées de demander cette aide. - Ils estiment que la priorité devrait être donnée aux soins palliatifs pour accompagner les patients en fin de vie. **Qui est concerné ?** Cette décision concerne directement les personnes atteintes de maladies graves et incurables, ainsi que leurs proches et les professionnels de santé qui les accompagnent.
la motion de rejet préalable, déposée par Mme Mathilde Panot, du projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles (première lecture).
Le projet de loi organique visant à renforcer les juridictions criminelles a été rejeté à l'Assemblée nationale grâce à une motion de rejet préalable portée par Mathilde Panot. Avec seulement 59 voix pour, contre 176 contre et 11 abstentions, le texte ne passera pas en première lecture. Les principaux enjeux portaient sur l'équilibre entre efficacité judiciaire et droits des accusés, un débat qui divise sur la manière de traiter les affaires criminelles.
Pas de scrutin recensé aujourd'hui. Explorer les scrutins récents
| Groupe | Sièges |
|---|---|
| Gauche Démocrate et Républicaine | 17 |
| La France Insoumise - Nouveau Front Populaire | 71 |
| Écologiste et Social | 38 |
| Socialistes et apparentés | 68 |
| Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires | 23 |
| Les Démocrates | 37 |
| Ensemble pour la République | 91 |
| Horizons & Indépendants | 35 |
| Droite Républicaine | 48 |
| Union des Droites pour la République | 17 |
| Rassemblement National | 122 |
| Non-inscrits | 10 |
Projet de loi relatif à la protection des enfants
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref
Projet de loi habilitant le Gouvernement à prendre, par ordonnances, les adaptations rendues nécessaires par l’entrée en application des règlements (UE) n°s 2024/1347, 2024/1348, 2024/1349, 2024/1350, 2024/1351, 2024/1352, 2024/1356, 2024/1358, 2024/1359 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024, et les dispositions nécessaires à la transposition de la directive (UE) 2024/1346 du Parlement européen et du Conseil du 14 mai 2024
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref
Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref
Projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref
Projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref
Projet de loi autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement du Royaume des Pays-Bas portant délimitation de la frontière entre la République française (Saint-Martin) et le Royaume des Pays-Bas (Sint Maarten)
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref