Suivez les scrutins de l'Assemblée nationale et du Sénat, les lois en construction et la composition des deux chambres. Poligraph remet en forme les données parlementaires publiques pour rendre lisible ce qui est débattu, voté ou encore en préparation.
Le Parlement est en intersession estivale. La session ordinaire reprend en octobre.
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Le Parlement français est composé de deux chambres : l'Assemblée nationale (577 députés) et le Sénat (348 sénateurs). Ensemble, ils votent les lois et contrôlent l'action du gouvernement.
Parcours d'un texte de loi :
Tous les textes ne franchissent pas toutes ces étapes : ils peuvent être rejetés, retirés ou rester sans suite.
Vous votez ici sur l’ensemble d’une loi qui modifie les règles des procès pour les crimes graves (comme les meurtres ou les viols). Elle vise à changer la manière dont les victimes sont accompagnées, dont les peines sont décidées et dont les procédures judiciaires se déroulent. Ce texte a été discuté en urgence par les députés et les sénateurs avant ce vote final.
Le projet de loi dans son ensemble proposait plusieurs changements concrets. Voici les principales mesures :
- Permettre aux victimes d’être mieux informées et accompagnées pendant les procès, par exemple en leur donnant plus facilement accès à un avocat ou à un soutien psychologique.
- Simplifier certaines étapes des procédures judiciaires pour les crimes graves, afin d’éviter des retards dans les procès.
- Adapter les peines pour certains crimes, en tenant compte de la gravité des actes et de la situation des victimes.
- Renforcer les droits des victimes lors des audiences, par exemple en leur permettant de s’exprimer plus facilement devant les juges.
Ce projet de loi a été adopté par 283 voix pour, 156 contre et 1 abstention. Cela signifie que ces mesures entrent en vigueur et s’appliqueront désormais dans les tribunaux français.
Cette loi concerne directement les victimes de crimes graves, les accusés, les avocats, les magistrats et les professionnels de la justice qui interviennent dans ces procès.
Sélection de scrutins mis en avant pour leur portée politique, institutionnelle ou citoyenne, renouvelée chaque jour parmi les votes les plus marquants des dernières semaines. Ce n'est ni un classement exhaustif, ni un palmarès.
l'ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctions (première lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Vous allez découvrir une loi qui modifie les règles sur l'usage de la force par les policiers et gendarmes. Aujourd'hui, quand un agent utilise la force, c'est à la justice de prouver qu'il a agi en légitime défense. Cette proposition de loi inverse cette logique pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs missions. **Ce qui était proposé** La proposition de loi visait à créer une **présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes**. Cela signifie que, lorsqu'un agent utilise la force dans le cadre de ses fonctions, la justice partira du principe qu'il a agi en légitime défense. Il reviendra à la partie adverse (par exemple, une personne blessée ou sa famille) de prouver que l'agent n'a pas respecté les règles. **Le résultat du vote** Cette mesure a été adoptée par l'Assemblée nationale. Cela signifie que la présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre entre en vigueur, sous réserve de son adoption définitive par le Parlement et de sa promulgation. **Le débat** - **Pour :** Les partisans de cette mesure estiment qu'elle protège les forces de l'ordre en leur accordant le bénéfice du doute. Ils soulignent que les policiers et gendarmes agissent souvent dans des situations dangereuses et doivent pouvoir se défendre sans craindre des poursuites systématiques. - **Contre :** Les opposants craignent que cette présomption ne favorise des dérives, comme un usage excessif de la force. Ils estiment que cela pourrait affaiblir les contrôles judiciaires sur les actions des forces de l'ordre et rendre plus difficile la reconnaissance des abus. **Qui est concerné ?** Cette décision impacte directement les policiers et gendarmes dans l'exercice de leurs fonctions, ainsi que les citoyens qui pourraient être confrontés à un usage de la force par ces agents.
l'ensemble du projet de loi constitutionnelle pour une Corse autonome au sein de la République (première lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Vous êtes concerné par ce vote si vous vivez en Corse ou si vous vous intéressez à l’organisation des pouvoirs en France. Le Parlement a examiné un texte qui propose de modifier la Constitution pour donner plus de libertés à la Corse dans la gestion de ses affaires locales. La Constitution est le texte fondamental qui organise les règles de la République. Ce projet de loi doit encore être approuvé par le Sénat et, s’il est adopté, par les Français lors d’un référendum. **Ce qui était proposé** Le projet de loi constitutionnelle proposait d’inscrire dans la Constitution une **reconnaissance de la Corse comme collectivité territoriale unique, dotée de compétences élargies**. Cela signifie que : - La Corse pourrait adapter certaines lois nationales à son territoire. - Elle pourrait proposer des règles spécifiques dans des domaines comme l’environnement, le logement ou la culture. - Elle conserverait un lien avec l’État français, mais avec plus de marges de manœuvre. **Le résultat du vote** Ce projet de loi a été adopté en première lecture à l’Assemblée nationale. Cela signifie qu’il va maintenant être examiné par le Sénat, où il devra aussi être approuvé. Si les deux chambres sont d’accord, un référendum sera organisé pour que les Français décident de son adoption définitive. **Le débat** - **Pour :** - Les partisans de ce texte estiment que la Corse a des besoins spécifiques (géographie, histoire, culture) qui justifient une plus grande autonomie. Ils soulignent que cela permettrait une meilleure adaptation des politiques publiques aux réalités locales. - Des député·es comme [Sophia Chikirou](/politiques/sophia-chikirou) ou [Mathilde Panot](/politiques/mathilde-panot) ont défendu cette mesure en arguant qu’elle renforcerait la démocratie locale sans remettre en cause l’unité de la République. - **Contre :** - Les opposants craignent que cette autonomie affaiblisse l’égalité entre les territoires français. Ils estiment que cela pourrait créer des inégalités entre les citoyens selon leur lieu de résidence. - Des député·es comme [Éric Ciotti](/politiques/eric-ciotti) ou [Marine Le Pen](/politiques/marine-le-pen) ont exprimé leur opposition, arguant que ce texte risquait de fragiliser l’unité nationale et de compliquer l’application des lois. **Qui est concerné ?** Cette décision concerne directement les habitant·es de Corse, qui pourraient voir leur collectivité locale obtenir plus de pouvoirs. Elle concerne aussi l’ensemble des Français, car une modification de la Constitution s’applique à tout le pays et doit être validée par référendum.
l'ensemble du projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles (première lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Vous votez ici sur une loi qui modifie les règles applicables aux forces de l’ordre (policiers, gendarmes) lorsqu’elles utilisent la force dans le cadre de leur travail. Cette loi fait partie d’un ensemble plus large visant à accélérer les procès pour les crimes graves et à clarifier les conditions dans lesquelles les agents peuvent se défendre. **Ce qui était proposé** Le texte adopté crée une **présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre**. Cela signifie que, lorsqu’un policier ou un gendarme utilise la force dans l’exercice de ses fonctions, la justice partira du principe qu’il a agi en état de légitime défense. C’est à l’accusation de prouver le contraire, et non plus à l’agent de justifier son acte. Cette mesure ne supprime pas les contrôles judiciaires : un juge pourra toujours examiner si l’usage de la force était proportionné et nécessaire. **Le résultat du vote** Cette loi a été adoptée par 363 voix pour, 177 contre et 2 abstentions. Elle entre en vigueur après son examen par le Sénat et sa promulgation. **Le débat** - **Pour :** Les partisans de la loi estiment qu’elle protège les forces de l’ordre en leur accordant le bénéfice du doute dans des situations souvent complexes et dangereuses. Ils soulignent que cela ne les exonère pas de toute responsabilité, mais évite des procédures longues et décourageantes pour les agents. - **Contre :** Les opposants craignent que cette présomption ne réduise les contrôles sur les abus et ne crée une inégalité devant la justice. Ils estiment que cela pourrait affaiblir la protection des citoyens face à un usage disproportionné de la force. **Qui est concerné ?** Cette décision impacte directement les forces de l’ordre, les personnes impliquées dans des interventions policières, ainsi que les juges chargés d’évaluer la légitimité de l’usage de la force. Pour plus de détails, vous pouvez consulter le [dossier législatif complet](/parlement/dossiers/2024-12-02-reconnaitre-une-presomption-de-legitime-defense-pour-les-forces-de-l).
l'ensemble du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
**De quoi s'agit-il ?** Vous votez aujourd’hui sur une loi qui modifie les règles encadrant l’usage de la force par les policiers et gendarmes. Cette loi fait partie d’un ensemble plus large sur la justice criminelle et les droits des victimes. Elle porte spécifiquement sur les conditions dans lesquelles les forces de l’ordre peuvent être considérées comme ayant agi en **légitime défense** lorsqu’elles utilisent la force dans le cadre de leurs missions. **Ce qui était proposé** Le texte prévoyait d’instaurer une **présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre**. Cela signifie que, lorsqu’un policier ou un gendarme utilise la force dans l’exercice de ses fonctions, la justice partira du principe qu’il a agi en légitime défense. Il reviendra à la partie adverse (par exemple, une personne blessée ou sa famille) de prouver que cette légitime défense n’était pas justifiée. Aujourd’hui, c’est à la justice de démontrer que l’usage de la force était légitime ou non. **Le résultat du vote** Cette mesure a été adoptée par l’Assemblée nationale. Cela signifie que la **présomption de légitime défense pour les forces de l’ordre entre en vigueur** dans les conditions prévues par la loi. Le texte doit encore être examiné par le Sénat avant d’être définitivement adopté. **Le débat** - **Pour :** Les partisans de cette mesure estiment qu’elle permet de mieux protéger les policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs missions, souvent dangereuses. Ils soulignent que cette présomption leur accorde le bénéfice du doute, sans pour autant les exonérer de tout contrôle judiciaire. - **Contre :** Les opposants craignent que cette mesure ne réduise les possibilités de contrôle sur l’usage de la force par les forces de l’ordre. Ils estiment que cela pourrait affaiblir les recours pour les personnes victimes d’un usage disproportionné de la force, en inversant la charge de la preuve. **Qui est concerné ?** Cette décision impacte directement les policiers et gendarmes dans l’exercice de leurs fonctions, ainsi que les personnes qui pourraient être confrontées à un usage de la force par ces agents. Elle modifie également les règles applicables aux procédures judiciaires en cas de plainte pour usage de la force.
l'ensemble du projet de loi organique relatif au renforcement des juridictions criminelles (texte de la commission mixte paritaire).
**De quoi s'agit-il ?** Vous allez entendre parler d’une réforme qui modifie la manière dont les crimes graves sont jugés en France. Ce projet de loi organique concerne les procès pour des infractions comme les meurtres, les viols ou les vols violents. Il vise à changer certaines règles pour rendre ces procès plus rapides et plus clairs, tout en prenant en compte les droits des victimes et des accusés. **Ce qui était proposé** Ce texte, issu d’un accord entre députés et sénateurs, proposait plusieurs changements concrets. Parmi eux : - **Simplifier les règles de procédure** pour éviter les retards dans les procès criminels. - **Renforcer les droits des victimes** en leur permettant de mieux suivre leur dossier et d’être mieux informées. - **Adapter les peines** pour qu’elles correspondent mieux à la gravité des faits. - **Modifier le fonctionnement des cours d’assises**, les tribunaux qui jugent les crimes, pour les rendre plus efficaces. **Le résultat du vote** Ce projet de loi a été adopté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que ces nouvelles règles vont entrer en vigueur après leur promulgation, sauf si le Conseil constitutionnel les bloque. **Le débat** - **Pour :** - Les partisans du texte estiment qu’il permet de **réduire les délais** des procès criminels, qui peuvent actuellement durer plusieurs années. - Ils soulignent que les victimes seront **mieux accompagnées** et que les accusés bénéficieront de règles plus claires. - **Contre :** - Les opposants craignent que **la simplification des procédures** ne porte atteinte aux droits de la défense, en limitant par exemple le temps d’examen des dossiers. - Ils estiment que certaines mesures pourraient **fragiliser les garanties** offertes aux accusés, comme le droit à un procès équitable. **Qui est concerné ?** Cette réforme impacte directement les victimes de crimes, les accusés, les avocats, les magistrats et tous les citoyens qui pourraient un jour être impliqués dans un procès criminel en France.
Scrutin n°8428Renoncer à une période de sûreté de 30 ans pour viol ayant entraîné la mortTitre explicatif
21 juillet 2026 · 17ᵉ législature (depuis 2024)
Projet de loi relatif à la protection des enfantsScrutin n°7983Présumer la légitime défense pour les policiers et gendarmesTitre explicatif
7 juillet 2026 · 17ᵉ législature (depuis 2024)
Reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de leurs fonctionsScrutin n°8035Tripler les amendes pour participation à une rave-party illégaleTitre explicatif
8 juillet 2026 · 17ᵉ législature (depuis 2024)
Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyensPas de scrutin recensé aujourd'hui. Explorer les scrutins récents
| Groupe | Sièges |
|---|---|
| Gauche Démocrate et Républicaine | 17 |
| La France Insoumise - Nouveau Front Populaire | 71 |
| Écologiste et Social | 38 |
| Socialistes et apparentés | 68 |
| Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires | 23 |
| Les Démocrates | 37 |
| Ensemble pour la République | 90 |
| Horizons & Indépendants | 36 |
| Droite Républicaine | 48 |
| Union des Droites pour la République | 17 |
| Rassemblement National | 122 |
| Non-inscrits | 10 |
Projet de loi de finances pour 2027
Déposé : le texte est enregistré, mais pas forcément encore examiné.
En bref
En discussion active : le texte poursuit son parcours parlementaire.
En bref
Proposition de loi relative aux modalités de recouvrement de la contribution aux frais de garderie et de la contribution additionnelle versées à l'Office national des forêts (ONF) par les collectivités territoriales et personnes morales propriétaires de bois et forêts relevant du régime forestier et à la composition du conseil d'administration de l'ONF
Déposé : le texte est enregistré, mais pas forcément encore examiné.
En bref
Déposé : le texte est enregistré, mais pas forcément encore examiné.
En bref
Déposé : le texte est enregistré, mais pas forcément encore examiné.
En bref
Projet de loi autorisant la ratification de l'accord de protection des investissements entre l'Union européenne et ses États membres, d'une part, et la République socialiste du Vietnam, d'autre part
Déposé : le texte est enregistré, mais pas forcément encore examiné.
En bref