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Front national

Affaires judiciaires - Front national

FNVoir la fiche du parti →

1 élu Front national concerné par des affaires judiciaires. 1 condamné. 6 procédures closes sans condamnation.

1
Condamnation
0
Procédure validée
0
Enquête
6
Closes sans condamnation
Élus condamnés (1)

Condamnation définitive ou en première instance

Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen

6 condamnations

Toutes les affaires (12)
2025Atteintes à la probitéCondamnation (1ère instance)Mis en cause
Affaire des frais de mandat indus de Jean-Marie Le Pen au Parlement européen
Jean-Marie Le Pen

Le Parlement européen réclame à Jean-Marie Le Pen le remboursement de 303 200,99 euros pour des dépenses personnelles indûment facturées comme frais de mandat durant ses trois décennies en tant qu'eurodéputé (jusqu'en 2019). Selon un rapport de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), il aurait fait rembourser via la "ligne budgétaire 400" des achats personnels incluant 129 bouteilles de vin, cravates, horloges, balances de cuisine, lunettes de réalité virtuelle et autres objets sans lien avec son mandat. Le secrétaire général du Parlement européen a notifié cette demande de remboursement en juillet 2024. Après le décès de Jean-Marie Le Pen le 7 janvier 2025, ses trois filles (Marine, Yann et Marie-Caroline) ont poursuivi le recours en tant qu'héritières, mais le tribunal de l'Union européenne a rejeté ce recours le 16 juillet 2025. Un pourvoi devant la Cour de justice de l'UE reste possible dans un délai de deux mois et dix jours.

Présomption d'innocence : affaire en cours

2025Atteintes à la probitéClassement sans suiteMis en cause
Affaire des assistants parlementaires du Front national au Parlement européen
Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen est mis en examen en 2019 pour détournement de fonds publics et complicité de ce délit dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Selon l'accusation, il aurait mis en place un système de détournement de fonds consistant à rémunérer des permanents du parti avec l'argent du Parlement européen sous couvert de contrats fictifs d'assistants parlementaires. Le procès en première instance devait se tenir de septembre à novembre 2024, mais le tribunal judiciaire de Paris a jugé en juillet 2024 que Jean-Marie Le Pen n'était pas apte à y assister en raison de ses facultés considérablement altérées. En première instance (mars 2025), le tribunal correctionnel a condamné 25 prévenus dont Marine Le Pen, considérée comme l'instigatrice "à la suite de son père" d'un système ayant permis de détourner 1,4 million d'euros. Un procès en appel s'est tenu en janvier-février 2026 devant la cour d'appel de Paris, lors duquel le parquet a requis la condamnation de tous les prévenus, dont Jean-Marie Le Pen bien que sa présence n'ait pas été mentionnée.

2021Infractions d'expressionRelaxeMis en cause
Relaxe de Jean-Marie Le Pen pour ses propos sur la "fournée"
Jean-Marie Le Pen

Le 6 juin 2014, Jean-Marie Le Pen prononce à propos du chanteur Patrick Bruel la phrase "Ça ne m'étonne pas, écoutez, on fera une fournée la prochaine fois" dans son journal de bord audiovisuel. Ces propos suscitent un tollé immédiat et le Front national retire la vidéo de son site internet à la demande de Marine Le Pen. Poursuivi pour provocation à la haine raciale, Jean-Marie Le Pen, alors âgé de 93 ans, comparaît le 1er septembre 2021 devant le tribunal correctionnel de Paris (absent à l'audience). Le tribunal reconnaît que le mot "fournée" renvoie à l'extermination systématique des juifs d'Europe et que les propos visaient la communauté juive, mais relaxe néanmoins Jean-Marie Le Pen le 29 octobre 2021. Le parquet général interjette appel de cette décision.

2018Autres infractionsCondamnation définitiveMis en cause
Condamnation de Jean-Marie Le Pen pour contestation de crime contre l'humanité (chambres à gaz « détail de l'histoire » - 2015)
Jean-Marie Le Pen

En avril 2015, Jean-Marie Le Pen réitère ses propos controversés en affirmant maintenir que les chambres à gaz constituent « un détail » de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le 1er mars 2017, la cour d'appel de Paris le condamne à 30 000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité. Le 27 mars 2018, la Cour de cassation rejette son pourvoi, rendant la condamnation définitive. Cette affaire s'inscrit dans une série de condamnations similaires, Jean-Marie Le Pen ayant déjà été condamné pour des propos analogues en 1991, 1999 et d'autres occasions.

2011Infractions d'expressionRelaxeMis en cause
Relaxe de Jean-Marie Le Pen pour les affiches "Non à l'islamisme"
Jean-Marie Le Pen

En février 2010, lors de la campagne des élections régionales, le mouvement de jeunesse du Front national diffuse en région PACA et sur internet des affiches intitulées "Non à l'islamisme" représentant une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien avec des minarets en forme de missiles. Jean-Marie Le Pen est poursuivi pour incitation à la haine raciale par la Licra et SOS-Racisme devant le tribunal correctionnel de Paris, qui le relaxe le 2 décembre 2010 pour des raisons de forme sans juger le fond. Le Mrap saisit ensuite le tribunal correctionnel de Nanterre, qui relaxe également Jean-Marie Le Pen le 5 avril 2011, cette fois sur le fond, estimant que le contexte électoral autorise des propos parfois exagérés et que les islamistes ne constituent pas juridiquement un groupe de personnes au regard de la loi de 1881.

1988Autres infractionsCondamnation définitiveMis en cause
Condamnation de Jean-Marie Le Pen pour ses propos sur le "détail de l'histoire"
Jean-Marie Le Pen

Le 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen, alors député FN, déclare que les chambres à gaz sont "un point de détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale", provoquant un scandale national. Il est condamné en référé le 28 janvier 1988 par la cour d'appel de Versailles à verser un franc symbolique à dix parties civiles dont le MRAP et la Licra. Il sera condamné à nouveau en 1991 pour banalisation de crimes contre l'humanité, puis en 1999, après avoir réitéré ces propos en 1997, 2008, 2009 et 2015. Cette dernière réitération en 2015 lui vaudra son exclusion du Front national par sa fille Marine Le Pen.

1964Atteintes aux personnesCondamnation définitiveMis en cause
Condamnation de Jean-Marie Le Pen pour coups et blessures volontaires (1960)
Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen, fondateur et leader du Front national, a été condamné en 1964 pour coups et blessures volontaires commis le 24 février 1960 sur le boulevard Saint-Germain à Paris. Cette affaire intervient au début de sa trajectoire politique, avant son accession à la tête du mouvement d'extrême droite. Les faits ont causé à la victime une dent cassée et une arcade sourcilière fendue. Le jugement définitif rendu en 1964 a établi la culpabilité de Le Pen pour ces violences. Cette condamnation s'inscrit dans un ensemble de démêlés judiciaires qui marqueront sa carrière publique. Bien que cette affaire soit de nature pénale classique liée à la violence personnelle, elle demeure l'une des premières condamnations judiciaires du politicien. Elle précède de plusieurs années les multiples condamnations ultérieures pour ses propos et déclarations, notamment concernant les propos sur les « sidaïques », les chambres à gaz ou le « détail de l'histoire », qui domineront la vie judiciaire du leader nationaliste dans les décennies suivantes.

2009Infractions d'expressionClassement sans suiteMis en cause
Mise en examen de Jean-Marie Le Pen pour diffamation à caractère raciste
Jean-Marie Le Pen

En septembre 2018, Jean-Marie Le Pen est mis en examen pour diffamation publique a caractere raciste suite a des propos tenus le 2 septembre 2009 sur RTL, ou il avait declare que "90% des faits divers ont a leur origine soit un immigre soit une personne d'origine immigree". Cette procedure a ete initiee par le parquet de Paris a la suite d'une plainte deposee par SOS Racisme. Le Parlement europeen avait leve son immunite parlementaire en juin 2017 pour permettre les poursuites. La procedure s'est eteinte avec le deces de Jean-Marie Le Pen le 7 janvier 2025, l'action publique s'eteignant par la mort du prevenu (article 6 du code de procedure penale).

1997Autres infractionsCondamnation définitiveMis en cause
Affaire du « détail » (réitération 1997)
Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen, président du Front national, est à l'origine de plusieurs affaires judiciaires liées à ses déclarations publiques. En 1997, il réitère sa formule controversée du « détail » concernant l'Holocauste et les chambres à gaz, propos déjà sanctionnés précédemment. Cette déclaration fait l'objet de plaintes émanant de onze associations de défense des droits humains et de mémoire. La Cour d'appel de Versailles examine l'affaire et rend son jugement le 10 septembre 1999. Le Pen est condamné à verser des dommages-intérêts aux plaignants, avec une condamnation pécuniaire comprise entre un franc symbolique et 5000 francs selon les associations poursuivantes. Cette affaire s'inscrit dans un contexte de responsabilité civile pour des propos tenus publiquement. La juridiction reconnaît le préjudice causé aux associations plaignantes, bien que le quantum des dommages demeure modéré. Cette décision fait suite à d'autres poursuites contre le politicien, notamment pour contestation de crime contre l'humanité sur les propos des chambres à gaz. La condamnation en appel confirme la responsabilité civile sans préjuger de poursuites pénales antérieures ou ultérieures.

1969Autres infractionsCondamnation définitiveMis en cause
Condamnation pour apologie de crime de guerre (disque de chants nazis)
Jean-Marie Le Pen

Jean-Marie Le Pen, fondateur du Front national, est condamné par la cour d'appel de Paris le 19 novembre 1969 pour apologie de crime de guerre. Les faits remontent à 1969 et concernent un disque de chants nazis édité par la Serp, société dirigée par Le Pen. Le texte figurant au dos du disque présente la montée au pouvoir d'Adolf Hitler comme un mouvement populaire et démocratique, ce qui constitue une apologie des crimes de guerre du régime nazi. La cour d'appel de Paris estime que le contenu du disque enfreint la législation sur l'apologie de crime de guerre. Cette condamnation est définitive et s'ajoute à une série d'autres poursuites judiciaires contre Le Pen au cours de sa carrière politique, notamment pour des propos contestant le génocide, des déclarations jugées diffamatoires ou discriminatoires. Cette affaire exemplifie les limites légales imposées en France à la liberté d'expression lorsqu'elle touche à la glorification des crimes nazis et de la Seconde Guerre mondiale. La condamnation reflète le cadre juridique français qui sanctionne pénalement les apologies de crimes de guerre et les crimes contre l'humanité.

2014Infractions d'expressionClassement sans suiteMis en cause
Affaire des propos « Monseigneur Ebola » sur l'immigration
Jean-Marie Le Pen

Le 20 mai 2014, lors d'une réunion publique à Marseille, Jean-Marie Le Pen tient des propos sur l'explosion démographique et le « risque de submersion » de la France par l'immigration, déclarant que « Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois », en référence à l'épidémie d'Ebola qui sévissait alors en Afrique. Ces propos, tenus initialement lors d'un cocktail de presse avant son discours public, sont confirmés par plusieurs témoignages de journalistes présents. Interrogé par Canal+, Jean-Marie Le Pen tente de justifier ses déclarations en affirmant qu'il parlait de surpopulation mondiale et non d'immigration, mais les articles confirment qu'il a bien lié les deux sujets. Les sources ne mentionnent pas de condamnation judiciaire spécifique pour ces propos d'Ebola, bien que d'autres déclarations de Jean-Marie Le Pen aient fait l'objet de poursuites pour provocation à la haine raciale.

1987Infractions d'expressionClassement sans suiteMis en cause
Affaire des propos sur les « sidaïques » de Jean-Marie Le Pen
Jean-Marie Le Pen

Le 6 mai 1987, lors de l'emission "L'Heure de verite" sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen qualifie les malades du sida de "sidaiques" et les compare a des lepreux, declarant qu'ils sont contagieux par la transpiration, les larmes et la salive. Il plaide pour leur placement dans des centres medicaux specialises, diffusant de fausses informations sur les modes de contamination du VIH. Ces propos provoquent un scandale national dans le contexte de l'epidemie de sida. Aucune condamnation judiciaire specifique pour ces propos n'est documentee dans les sources disponibles. A noter : la condamnation de Jean-Marie Le Pen par la cour d'appel de Lyon le 23 mai 1991 concerne un incident distinct, le slogan de campagne "SIDA = Socialisme, Immigration, Drogue, Affairisme" de 1990.

Méthodologie

Les compteurs distinguent quatre niveaux de maturité judiciaire : les condamnations (définitives ou en première instance), les procédures validées par un juge (mise en examen, instruction, renvoi), les enquêtes préliminaires (aucun juge n'a encore validé la poursuite), et les procédures closes sans condamnation (relaxe, acquittement, non-lieu, prescription, classement). Les compteurs par élu sont dédupliqués : un élu condamné n'est pas recompté dans les procédures en cours. En savoir plus

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