Affaires judiciaires — Front national
Front national est associé à 17 affaires judiciaires impliquant 2 élus ou anciens élus. 11 condamnations, 3 procédures en cours.
Le Parlement européen réclame à Jean-Marie Le Pen le remboursement de 303 200,99 euros pour des dépenses personnelles indûment facturées comme frais de mandat durant ses trois décennies en tant qu'eurodéputé (jusqu'en 2019). Selon un rapport de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), il aurait fait rembourser via la "ligne budgétaire 400" des achats personnels incluant 129 bouteilles de vin, cravates, horloges, balances de cuisine, lunettes de réalité virtuelle et autres objets sans lien avec son mandat. Le secrétaire général du Parlement européen a notifié cette demande de remboursement en juillet 2024. Après le décès de Jean-Marie Le Pen le 7 janvier 2025, ses trois filles (Marine, Yann et Marie-Caroline) ont poursuivi le recours en tant qu'héritières, mais le tribunal de l'Union européenne a rejeté ce recours le 16 juillet 2025. Un pourvoi devant la Cour de justice de l'UE reste possible dans un délai de deux mois et dix jours.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Jean-Marie Le Pen est mis en examen en 2019 pour détournement de fonds publics et complicité de ce délit dans le cadre de l'affaire des assistants parlementaires européens du Front national. Selon l'accusation, il aurait mis en place un système de détournement de fonds consistant à rémunérer des permanents du parti avec l'argent du Parlement européen sous couvert de contrats fictifs d'assistants parlementaires. Le procès en première instance devait se tenir de septembre à novembre 2024, mais le tribunal judiciaire de Paris a jugé en juillet 2024 que Jean-Marie Le Pen n'était pas apte à y assister en raison de ses facultés considérablement altérées. En première instance (mars 2025), le tribunal correctionnel a condamné 25 prévenus dont Marine Le Pen, considérée comme l'instigatrice "à la suite de son père" d'un système ayant permis de détourner 1,4 million d'euros. Un procès en appel s'est tenu en janvier-février 2026 devant la cour d'appel de Paris, lors duquel le parquet a requis la condamnation de tous les prévenus, dont Jean-Marie Le Pen bien que sa présence n'ait pas été mentionnée.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 6 juin 2014, Jean-Marie Le Pen prononce à propos du chanteur Patrick Bruel la phrase "Ça ne m'étonne pas, écoutez, on fera une fournée la prochaine fois" dans son journal de bord audiovisuel. Ces propos suscitent un tollé immédiat et le Front national retire la vidéo de son site internet à la demande de Marine Le Pen. Poursuivi pour provocation à la haine raciale, Jean-Marie Le Pen, alors âgé de 93 ans, comparaît le 1er septembre 2021 devant le tribunal correctionnel de Paris (absent à l'audience). Le tribunal reconnaît que le mot "fournée" renvoie à l'extermination systématique des juifs d'Europe et que les propos visaient la communauté juive, mais relaxe néanmoins Jean-Marie Le Pen le 29 octobre 2021. Le parquet général interjette appel de cette décision.
Présomption d'innocence : affaire en cours
En avril 2015, Jean-Marie Le Pen réitère ses propos controversés en affirmant maintenir que les chambres à gaz constituent « un détail » de l'Histoire de la Seconde Guerre mondiale. Le 1er mars 2017, la cour d'appel de Paris le condamne à 30 000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité. Le 27 mars 2018, la Cour de cassation rejette son pourvoi, rendant la condamnation définitive. Cette affaire s'inscrit dans une série de condamnations similaires, Jean-Marie Le Pen ayant déjà été condamné pour des propos analogues en 1991, 1999 et d'autres occasions.
Le 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen déclare au Grand Jury RTL-Le Monde que les chambres à gaz nazies sont « un point de détail de l'histoire de la Deuxième Guerre mondiale ». Il est condamné en référé le 28 janvier 1988 par la cour d'appel de Versailles à verser un franc symbolique aux parties civiles. Sur le fond, il est condamné le 18 mars 1991 à verser près de 1,2 million de francs (environ 183 000 euros) à onze associations parties civiles pour banalisation de crimes contre l'humanité. En avril 2015, il réitère ces propos sur BFMTV, ce qui entraîne une nouvelle condamnation par le tribunal correctionnel en avril 2016, confirmée par la cour d'appel de Paris le 1er mars 2017 à une amende de 30 000 euros. Le 27 mars 2018, la Cour de cassation rejette son pourvoi, rendant la condamnation définitive.
Le 27 mars 2018, la Cour de cassation a validé la condamnation de Jean-Marie Le Pen à 30 000 euros d'amende pour contestation de crime contre l'humanité, rendant cette sentence définitive. Les faits remontent au 2 avril 2015, lorsque l'ancien président du Front national a réitéré lors d'une interview avec le journaliste Jean-Jacques Bourdin ses propos qualifiant les chambres à gaz de "détail" de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale, propos déjà tenus en 1987. Le tribunal correctionnel de Paris l'avait condamné en avril 2016, condamnation confirmée en appel le 1er mars 2017 par la cour d'appel de Paris. En plus de l'amende, Jean-Marie Le Pen a été condamné à verser 10 001 euros de dommages et intérêts à trois associations parties civiles et à la publication d'un communiqué judiciaire dans trois journaux.
Jean-Marie Le Pen a été définitivement condamné par la Cour de cassation le 27 mars 2018 pour contestation de crime contre l'humanité. Cette condamnation fait suite à des propos tenus en avril 2015 lors d'une interview sur BFMTV, où il avait de nouveau qualifié les chambres à gaz de « détail » de l'histoire de la seconde guerre mondiale, déclarant ne pas regretter « pas du tout » ses propos. Le tribunal correctionnel l'avait condamné en avril 2016, confirmé en appel le 1er mars 2017 par la cour d'appel de Paris à une amende de 30 000 euros, puis la Cour de cassation a rejeté son pourvoi en mars 2018, rendant la condamnation définitive. L'article rappelle qu'il s'agit de la suite d'une longue série de condamnations, notamment une condamnation en 1987 à 1,2 million de francs pour des propos similaires sur le « point de détail ».
En février 2010, lors de la campagne des élections régionales, le mouvement de jeunesse du Front national diffuse en région PACA et sur internet des affiches intitulées "Non à l'islamisme" représentant une femme intégralement voilée à côté d'une carte de France recouverte du drapeau algérien avec des minarets en forme de missiles. Jean-Marie Le Pen est poursuivi pour incitation à la haine raciale par la Licra et SOS-Racisme devant le tribunal correctionnel de Paris, qui le relaxe le 2 décembre 2010 pour des raisons de forme sans juger le fond. Le Mrap saisit ensuite le tribunal correctionnel de Nanterre, qui relaxe également Jean-Marie Le Pen le 5 avril 2011, cette fois sur le fond, estimant que le contexte électoral autorise des propos parfois exagérés et que les islamistes ne constituent pas juridiquement un groupe de personnes au regard de la loi de 1881.
Le 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen déclare sur RTL que les chambres à gaz sont « un point de détail de l'histoire de la Seconde Guerre mondiale ». Après une première condamnation en référé en 1988, il est condamné en 1991 par la Cour d'appel de Versailles pour banalisation de crimes contre l'humanité et « consentement à l'horrible ». La peine prononcée s'élève à environ 1,2 million de francs (183 000 euros) à verser à onze associations parties civiles. Cette affaire marque le début d'une série de condamnations pour des propos similaires que Jean-Marie Le Pen réitérera en 1997, 2008, 2009 et 2015.
Le 13 septembre 1987, Jean-Marie Le Pen, alors député FN, déclare que les chambres à gaz sont "un point de détail de l'histoire de la seconde guerre mondiale", provoquant un scandale national. Il est condamné en référé le 28 janvier 1988 par la cour d'appel de Versailles à verser un franc symbolique à dix parties civiles dont le MRAP et la Licra. Il sera condamné à nouveau en 1991 pour banalisation de crimes contre l'humanité, puis en 1999, après avoir réitéré ces propos en 1997, 2008, 2009 et 2015. Cette dernière réitération en 2015 lui vaudra son exclusion du Front national par sa fille Marine Le Pen.
Jean-Marie Le Pen a été condamné en 1964 pour coups et blessures volontaires commis le 24 février 1960 sur le boulevard Saint-Germain. La victime avait subi une dent cassée et une arcade sourcilière fendue. Cette condamnation fait partie des premières affaires judiciaires du leader d'extrême droite dans les années 1960, avant ses nombreuses condamnations ultérieures pour des propos racistes et incitation à la haine.
En septembre 2018, Jean-Marie Le Pen a été mis en examen pour diffamation publique à caractère raciste suite à des propos tenus le 2 septembre 2009 sur RTL, où il avait déclaré que "90% des faits divers ont à leur origine soit un immigré soit une personne d'origine immigrée". Cette procédure a été initiée par le parquet de Paris à la suite d'une plainte déposée par SOS Racisme. Le Parlement européen avait levé son immunité parlementaire en juin 2017 à la demande de la justice française pour permettre les poursuites. L'ancien président du Front national, alors âgé de 90 ans, s'est présenté au tribunal de Paris pour cette mise en examen, qui intervient dans un contexte de multiples condamnations judiciaires pour des propos racistes ou négationnistes.
Présomption d'innocence : affaire en cours
En 1997, Jean-Marie Le Pen réitère sa formule du « détail » concernant les chambres à gaz. Le 10 septembre 1999, la cour d'appel de Versailles le condamne à verser entre un franc symbolique et 5000 francs de dommages-intérêts à onze associations plaignantes.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 19 novembre 1969, Jean-Marie Le Pen est condamné par la cour d'appel de Paris pour apologie de crime de guerre. Les faits concernent un texte figurant au dos d'un disque de chants nazis édité par sa société (la Serp), présentant la montée au pouvoir d'Hitler comme un mouvement populaire et démocratique.
Le 20 mai 2014, lors d'une réunion publique à Marseille, Jean-Marie Le Pen tient des propos sur l'explosion démographique et le « risque de submersion » de la France par l'immigration, déclarant que « Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois », en référence à l'épidémie d'Ebola qui sévissait alors en Afrique. Ces propos, tenus initialement lors d'un cocktail de presse avant son discours public, sont confirmés par plusieurs témoignages de journalistes présents. Interrogé par Canal+, Jean-Marie Le Pen tente de justifier ses déclarations en affirmant qu'il parlait de surpopulation mondiale et non d'immigration, mais les articles confirment qu'il a bien lié les deux sujets. Les sources ne mentionnent pas de condamnation judiciaire spécifique pour ces propos d'Ebola, bien que d'autres déclarations de Jean-Marie Le Pen aient fait l'objet de poursuites pour provocation à la haine raciale.
Le 6 mai 1987, lors de l'émission « L'Heure de vérité » sur Antenne 2, Jean-Marie Le Pen qualifie les malades du sida de « sidaïques » et déclare qu'ils sont contagieux par leur transpiration, larmes, salive et contact, les comparant à « une espèce de lépreux ». Il plaide à cette occasion pour le placement des malades dans des centres médicaux spécialisés et diffuse de fausses informations sur les modes de contamination du VIH. Ces propos ont suscité une vive polémique dans un contexte où l'épidémie de sida faisait des ravages en France. Les articles consultés confirment la tenue de ces propos et leur caractère scandaleux, mais ne mentionnent pas explicitement de condamnation judiciaire spécifique pour cette affaire particulière.
