Les députés ont approuvé un amendement proposé par Mme Louwagie visant à modifier le projet de loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Cet amendement a été adopté le 27 février 2026 à l'Assemblée nationale.
Points clés :
• Un amendement est une modification proposée à un projet de loi avant son adoption définitive
• L'amendement n°166 concerne la lutte contre les fraudes sociales (allocations indûment versées) et fiscales (impôts non payés)
• Vote approuvé avec 31 députés pour, 14 contre et 3 abstentions sur 48 participants
• Cette première lecture à l'Assemblée nationale est une étape importante, mais le texte peut être débattu à nouveau avant adoption définitive
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à renforcer les contrôles et les sanctions contre les personnes qui perçoivent indûment des allocations sociales (comme les allocations familiales ou le RSA) ou qui ne paient pas leurs impôts. L'amendement n° 166 proposé par Mme Louwagie modifiait une partie de ce projet de loi concernant les mesures de contrôle et les échanges d'informations entre les administrations.
La mesure proposée par cet amendement visait à modifier la portion du projet de loi portant sur les contrôles et les pouvoirs des administrations chargées de détecter les fraudes, afin de rendre ces contrôles plus efficaces ou de clarifier les conditions de leur application. L'amendement a été adopté le 27 février 2026 à l'Assemblée nationale par 31 députés, contre 14 opposants et 3 abstentions.
Cela signifie que cette modification du projet de loi a été approuvée et s'ajoutera à la version du texte qui continue son parcours législatif. Cependant, ce projet de loi n'est qu'à sa première lecture à l'Assemblée nationale, ce qui signifie que d'autres débats et votes auront lieu avant qu'il soit définitivement adopté.
Les partisans de cet amendement, dont Antoine Léaument et Bastien Lachaud, considéraient que la modification apportée contribuait à renforcer efficacement les dispositifs de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, rendant les contrôles plus opérationnels ou plus respectueux de principes qu'ils jugeaient importants. À l'inverse, les opposants à cet amendement, parmi lesquels figuraient Christophe Marion et Guillaume Kasbarian, estimaient que la modification n'était pas appropriée ou créait des complications dans l'application du texte, ou qu'elle modifiait le projet de loi dans une direction qu'ils ne souhaitaient pas.
Cet amendement concerne directement les agents des services fiscaux et des organismes de protection sociale (comme la Caisse d'allocations familiales), qui verront leurs pouvoirs ou leurs obligations modifiés. Par extension, cela affecte indirectement tous les citoyens assujettis à ces contrôles — particulièrement ceux qui perçoivent des allocations sociales ou qui doivent s'acquitter de leurs impôts.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pour un contexte plus large, ainsi que les votes liés comme l'amendement n° 481 de M. Labaronne qui a également porté sur la même partie du texte.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Joël Aviragnet
SOC

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Théo Bernhardt
RN

Émilie Bonnivard
DR

Louis Boyard
LFI-NFP

Xavier Breton
DR

Jocelyn Dessigny
RN

Lionel Duparay
DR

Denis Fégné
SOC

Steevy Gustave
ECOS

Marine Hamelet
RN

Catherine Hervieu
ECOS

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Arnaud Le Gall
LFI-NFP

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

Benjamin Lucas-Lundy
ECOS

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christelle Minard
DR

Jacques Oberti
SOC

Pierre Pribetich
SOC

Nicolas Ray
DR

Arnaud Saint-Martin
LFI-NFP

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Céline Thiébault-Martinez
SOC
Aucun député