Les députés ont rejeté une modification proposée par M. Monnet concernant la loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. Cette modification n'a réuni que 11 votes favorables contre 34 opposés.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (une modification) à l'article 2 d'une loi visant à combattre la fraude sociale et fiscale
• Le texte a été largement rejeté : 11 votes pour, 34 contre, 2 abstentions
• La majorité des députés présents s'est opposée à cette modification proposée par M. Monnet
• Le projet de loi continue donc sans cette modification (le texte original de l'article 2 reste inchangé)
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à renforcer la détection et la sanction des fraudeurs — ceux qui ne déclarent pas correctement leurs revenus ou qui se font indûment verser des allocations sociales. Ce projet prévoit notamment de faciliter le partage d'informations entre l'administration fiscale et les organismes sociaux, d'augmenter les pénalités encourues par les fraudeurs, et de mieux protéger les personnes qui signalent des fraudes.
L'amendement n° 219 proposé par M. Monnet portait sur l'une des dispositions essentielles de ce projet — celle qui détermine comment et quand les administrations peuvent s'échanger les informations nécessaires pour détecter les fraudes. Vous devez comprendre que cet article 2 est le cœur du dispositif : sans accès aux données des uns et des autres, les organismes chargés de combattre la fraude ne peuvent pas la repérer efficacement.
M. Monnet demandait donc une modification à cette partie du texte. Cependant, cette modification n'a pas été retenue : le scrutin a donné 11 votes en faveur, 34 votes contre, et 2 abstentions. Le texte initial de l'article 2 reste donc inchangé, et le projet de loi continue sans la modification proposée par M. Monnet.
Les députés qui ont soutenu cet amendement estimaient que la modification proposée était nécessaire pour améliorer l'efficacité du système ou pour mieux adapter les dispositions au contexte. Parmi eux figuraient Antoine Léaument et Bastien Lachaud. Les députés qui s'y sont opposés considéraient, de leur côté, que le texte initial suffisait ou que la modification présentait des inconvénients — c'est le cas notamment de Christophe Marion et Jocelyn Dessigny.
Cette décision concerne directement les administrations responsables de la détection des fraudes (l'administration fiscale, les caisses de sécurité sociale, les organismes d'aide sociale), ainsi que les citoyens fraudeurs potentiels — mais aussi indirectement tous les citoyens qui paient des impôts et cotisations sociales, puisque les ressources récupérées auraient pu être réinvesties dans les services publics.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi pour suivre les autres amendements discutés, notamment l'amendement n° 217 de Mme Lebon ou l'amendement n° 218 de M. Monnet, qui portaient sur les mêmes enjeux de partage d'informations.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Anchya Bamana
RN

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Théo Bernhardt
RN

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Louis Boyard
LFI-NFP

Anthony Brosse
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Lionel Duparay
DR

Jean-Luc Fugit
EPR

Anne Genetet
EPR

Florence Goulet
RN

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Hélène Laporte
RN

Sarah Legrain
LFI-NFP

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christophe Marion
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Nicolas Ray
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député