Les députés ont rejeté une proposition de Mme Feld visant à supprimer une partie d'une loi contre les fraudes sociales et fiscales. Le texte contesté a été maintenu dans la loi.
Points clés :
• L'objet du vote : supprimer l'article 1er bis, une disposition de la loi destinée à lutter contre les fraudes sociales (allocations indues) et fiscales (impôts non payés)
• Le résultat : 34 députés ont voté contre la suppression, 13 pour, 1 s'est abstenu. La suppression est donc rejetée
• Le contexte : ce vote s'est déroulé lors de la première lecture du texte à l'Assemblée nationale, phase où les députés peuvent proposer des modifications
• L'enjeu politique : seule une minorité de parlementaires (27%) soutient la suppression de cette disposition
Le projet de loi dont il est question ici vise à renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales — c'est-à-dire les cas où des personnes reçoivent des allocations sociales qu'elles n'auraient pas dû obtenir, ou refusent de payer leurs impôts. L'objectif général est de récupérer de l'argent actuellement perdu à cause de ces fraudes, pour le réinvestir dans les services publics.
Le 27 février 2026, lors de l'examen du projet de loi à l'Assemblée nationale, la députée Mme Feld a proposé un amendement visant à supprimer l'article 1er bis — une partie du texte de loi dont la fonction exacte dans ce projet n'est pas détaillée publiquement, mais qui s'inscrit dans le dispositif global de lutte contre les fraudes sociales et les fraudes aux impôts.
L'Assemblée nationale a rejeté cette proposition. Treize députés ont voté pour sa suppression, trente-quatre contre, et un s'est abstenu. Cela signifie que l'article 1er bis demeure dans la loi, et que le texte initial est maintenu tel quel à ce stade de l'examen.
Les partisans de la suppression arguaient que cette disposition posait problème — soit dans son principe, soit par ses modalités d'application — et qu'il fallait la retirer du texte. Les opposants à la suppression considéraient, eux, que cette partie du projet de loi était nécessaire ou justifiée dans le cadre des mesures de lutte contre les fraudes, et qu'il n'y avait donc pas lieu de la supprimer. Les deux camps ont présenté des arguments distincts sur le bien-fondé de cette disposition.
Cette décision concerne directement les administrations en charge de détecter et de sanctionner les fraudes (services des impôts, organismes sociaux), ainsi que les personnes ou organisations susceptibles d'être contrôlées ou poursuivies selon les règles fixées par ce projet de loi.
Parmi les députés ayant voté pour la suppression, on retrouve Bastien Lachaud et Antoine Léaument. Du côté des opposants à la suppression figuraient notamment Gabriel Attal et Karl Olive.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pour suivre l'évolution de ce texte au cours de ses étapes législatives.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Gabriel Attal
EPR

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Anne Bergantz
DEM

Théo Bernhardt
RN

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Brosse
EPR

Pierre Cazeneuve
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Lionel Duparay
DR

Denis Fégné
SOC

Jean-Luc Fugit
EPR

Anne Genetet
EPR

Patrick Hetzel
DR

Sébastien Huyghe
EPR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

Marie-Philippe Lubet
EPR

David Magnier
RN

Christophe Marion
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Karl Olive
EPR

Pierre Pribetich
SOC

Nicolas Ray
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député