Les députés ont rejeté une proposition de Mme Runel visant à modifier la loi contre les fraudes sociales et fiscales. Cet amendement n'a recueilli que 11 voix favorables contre 20 opposées.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (modification) proposé par une députée pour changer un article de la loi contre les fraudes sociales et fiscales
• Le vote a eu lieu le 27 février 2026 à l'Assemblée nationale lors de la première lecture du texte de loi
• Résultat : rejeté avec seulement 11 votes pour, 20 contre et 7 abstentions parmi les 38 députés présents
• La proposition n'a pas obtenu le soutien majoritaire nécessaire pour être adoptée
Le gouvernement a lancé un projet de loi visant à mieux détecter et punir les fraudes sociales et fiscales — c'est-à-dire les situations où des citoyens ou entreprises ne déclarent pas correctement leurs revenus, ou touchent indûment des allocations sociales auxquelles ils n'ont pas droit. L'objectif est de récupérer de l'argent public qui est détourné de cette manière, pour le réinvestir dans les services publics.
Dans ce contexte, la députée Mme Runel avait proposé une modification pour accélérer le traitement des dossiers de fraude — en donnant une priorité d'examen à certains cas jugés particulièrement graves ou urgents. La mesure proposée visait à modifier les règles de priorité dans le traitement des demandes d'enquête sur les fraudes, permettant aux autorités de se concentrer plus rapidement sur les dossiers prioritaires.
Le 27 février 2026, l'Assemblée nationale a rejeté cette proposition. Elle n'a obtenu que 11 votes en faveur, contre 20 votes contre, avec 7 abstentions parmi les 38 députés présents. Cela signifie que la loi contre les fraudes sociales et fiscales maintiendra ses modalités actuelles sans cette modification de priorité.
Les députés ayant soutenu l'amendement, comme Bastien Lachaud et Louis Boyard, arguaient que cette accélération du traitement était nécessaire pour rendre la lutte contre les fraudes plus efficace, en permettant aux services compétents de se concentrer sans délai sur les dossiers les plus importants. À l'inverse, les opposants, dont Christophe Marion et Benoît Blanchard, estimaient que les mécanismes existants de traitement des dossiers de fraude fonctionnaient de manière satisfaisante, ou craignaient que cette modification ne crée des déséquilibres dans l'examen des dossiers.
Sont directement concernés par ce vote tous les citoyens dont les dossiers de fraude suspectée auraient pu être examinés en priorité : fraudeurs potentiels dont l'affaire aurait pu être instruite plus rapidement, ainsi que l'État et les services publics qui n'auront pas accès à ce nouvel outil d'accélération.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pour explorer d'autres amendements débattus lors de cette première lecture.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Valérie Bazin-Malgras
DR

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Brosse
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Lionel Duparay
DR

Jean-Luc Fugit
EPR

Frantz Gumbs
DEM

Patrick Hetzel
DR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Christophe Marion
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Paul Midy
EPR

Christelle Minard
DR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Nicolas Ray
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député