L'Assemblée nationale a adopté un amendement proposé par le député Aviragnet qui modifie les règles d'examen d'un projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales. Le vote s'est déroulé de justesse avec 22 votes pour et 21 contre.
Points clés :
• Il s'agit d'un amendement (modification) à l'article 28 du projet de loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
• L'amendement concerne l'examen prioritaire du texte, c'est-à-dire l'ordre dans lequel le projet de loi sera discuté au Parlement
• Le vote a été très serré : 22 parlementaires pour, 21 contre, et 6 abstentions (sur 49 présents)
• L'amendement a été adopté malgré cette majorité minimale, ce qui signifie que la modification a été intégrée au projet de loi
Le projet de loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à renforcer la détection et la sanction des personnes qui ne paient pas leurs cotisations sociales ou leurs impôts. Il propose notamment de faciliter les échanges d'informations entre l'administration des impôts, les organismes de sécurité sociale et d'autres services publics, d'augmenter les pénalités pour les fraudeurs, et de mieux protéger les salariés et citoyens qui signalent une fraude à leur employeur ou à l'administration.
L'amendement n° 85 présenté par M. Aviragnet proposait de modifier la manière dont ce projet de loi serait examiné au Parlement. Concrètement, il demandait que ce texte soit traité en examen prioritaire, ce qui signifie que la discussion et les votes au Parlement se dérouleraient selon un calendrier accéléré et avec des délais réduits pour les débats — c'est une procédure qui permet d'examiner un texte plus rapidement que la procédure standard.
L'Assemblée nationale a adopté cet amendement le 27 février 2026, par un vote très serré : 22 députés ont voté pour, 21 contre, et 6 se sont abstenus. Cela signifie que le projet de loi sera effectivement examiné selon cette procédure accélérée, raccourcissant le temps disponible pour les débats à l'hémicycle avant de passer aux étapes suivantes du processus législatif.
Les partisans de cet examen prioritaire, dont faisait partie Mathilde Panot, arguaient que la lutte contre les fraudes est une question urgente qui justifie un traitement rapide pour permettre à l'administration de récupérer rapidement les ressources perdues à cause de ces fraudes, afin de les réinvestir dans les services publics. À l'inverse, les opposants, parmi lesquels Olivia Grégoire, estimaient que raccourcir les délais d'examen empêchait un débat suffisamment approfondi sur un texte qui comporte de nombreuses dispositions complexes affectant les droits des citoyens et des entreprises, et qu'une réflexion plus ample était nécessaire avant d'adopter des mesures de cette envergure.
Cette décision concerne directement tous les travailleurs et entrepreneurs, puisque le projet de loi modifiera les règles de contrôle des cotisations sociales et des impôts, mais aussi les citoyens dans leur ensemble, car les ressources récupérées auront un impact sur le financement des services publics.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Joël Aviragnet
SOC

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Louis Boyard
LFI-NFP

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Éric Coquerel
LFI-NFP

Arthur Delaporte
SOC

Denis Fégné
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Alix Fruchon
DR

Steevy Gustave
ECOS

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Tristan Lahais
ECOS

Antoine Léaument
LFI-NFP

Jérôme Legavre
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Jacques Oberti
SOC

Mathilde Panot
LFI-NFP

Pierre Pribetich
SOC

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Paul Vannier
LFI-NFP

Valérie Bazin-Malgras
DR

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Brosse
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Lionel Duparay
DR

Jean-Luc Fugit
EPR

Anne Genetet
EPR

Olivia Grégoire
EPR

Patrick Hetzel
DR

Sébastien Huyghe
EPR

François Jolivet
HOR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Christophe Marion
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Paul Midy
EPR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Annie Vidal
EPR
Aucun député