3 élus Union pour un mouvement populaire concernés par des affaires judiciaires. 2 condamnés. 1 procédure close sans condamnation.
Condamnation définitive ou en première instance
Élus dont toutes les affaires ont été classées, acquittées ou prescrites
Joëlle Garriaud-Maylam, alors membre de l'Union pour un mouvement populaire, a été condamnée pour harcèlement moral envers un de ses collaborateurs parlementaires. Les faits remontent à 2004. En première instance, le conseil de prud'hommes a reconnu le harcèlement moral et ordonné une indemnisation de 3 500 € en dommages et intérêts. La Cour d'appel de Paris, chambre sociale, a confirmé cette condamnation en juillet 2025, tout en aggravant la sanction à 10 000 €. Cette décision judiciaire définitive établit la responsabilité civile de Joëlle Garriaud-Maylam dans le traitement d'un agent public rattaché à son cabinet parlementaire. La condamnation soulève des questions sur les conditions de travail et les relations hiérarchiques au sein des équipes parlementaires, domaine où les recours judiciaires demeurent exceptionnels. Le jugement revêt un caractère particulier en raison du délai écoulé entre les faits (2004) et le verdict définitif (2025), reflétant la durée souvent longue des procédures prud'homales en matière de harcèlement moral.
Marc Joulaud, député de l'Union pour un mouvement populaire et suppléant de François Fillon à l'Assemblée nationale, est condamné en définitif pour détournement de fonds publics dans l'affaire des emplois fictifs. Entre 2002 et 2007, Joulaud a employé Pénélope Fillon, épouse du ministre, comme assistante parlementaire fictive sans qu'elle n'exerce réellement les fonctions correspondantes. Cette pratique a généré des rémunérations publiques injustifiées en détournement des deniers de l'État. L'affaire a fait l'objet d'une instruction puis d'une mise en examen. Le tribunal correctionnel s'est prononcé, suivi d'appels et d'un pourvoi en cassation. La Cour de cassation a rejeté le pourvoi le 24 avril 2024, confirmant ainsi la condamnation en dernier ressort. Joulaud a été condamné à 36 mois de prison avec sursis, 20 000 euros d'amende et 60 mois d'inéligibilité. Cette condamnation définitive implique l'extinction de toute possibilité de recours et l'applicabilité immédiate des peines prononcées, particulièrement l'inéligibilité qui affecte sa capacité à exercer des mandats électoraux.
François Fillon, alors sénateur membre de l'Union pour un mouvement populaire, a perçu entre 2005 et 2007 sept chèques de 3 000 euros chacun (total 21 000 euros) émis par le compte HSBC de l'Union républicaine du Sénat. Ces versements correspondaient à des reliquats de crédits d'assistants parlementaires ayant transité par une association. Une instruction est ouverte en juillet 2012 suite à un signalement de Tracfin (Cellule de renseignement financier). Cependant, l'enquête se concentre uniquement sur la période postérieure à 2009 et ne vise pas directement François Fillon, qui avait quitté le Sénat en 2007, antérieurement à la période considérée par les investigations. Le dossier a finalement été frappé de prescription, mettant fin aux poursuites possibles. Cette affaire s'inscrit dans un contexte où François Fillon a été confronté à d'autres difficultés judiciaires, notamment une condamnation définitive dans l'affaire des emplois fictifs, qui a marqué sa carrière politique de manière plus substantielle.
Méthodologie
Les compteurs distinguent quatre niveaux de maturité judiciaire : les condamnations (définitives ou en première instance), les procédures validées par un juge (mise en examen, instruction, renvoi), les enquêtes préliminaires (aucun juge n'a encore validé la poursuite), et les procédures closes sans condamnation (relaxe, acquittement, non-lieu, prescription, classement). Les compteurs par élu sont dédupliqués : un élu condamné n'est pas recompté dans les procédures en cours. En savoir plus