5 élus Union pour un mouvement populaire concernés par des affaires judiciaires. 2 condamnés. 2 procédures closes sans condamnation.
Condamnation définitive ou en première instance
Stade de l'enquête, aucun juge n'a validé la poursuite. La présomption d'innocence s'applique.
Élus dont toutes les affaires ont été classées, acquittées ou prescrites
Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée sous la présidence Nicolas Sarkozy (2007-2012), occupait une position centrale dans l'administration présidentielle. Durant cette période, il a eu un rôle de supervision dans les attributions de marché public à la présidence. L'affaire porte sur l'attribution de contrats de sondages à l'Élysée sans mise en concurrence, pour un montant total d'environ 4,7 millions d'euros. Ces attributions directes, accordées à des prestataires sélectionnés de manière non transparente, constituent un favoritisme susceptible de contrevenir à la réglementation des marchés publics. Claude Guéant a été condamné en première instance pour ces faits. Une condamnation en appel a été rendue le 4 novembre 2025 par la Cour d'appel de Paris, assorties d'une peine de 12 mois de prison avec sursis et d'une amende de 15 000 euros. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large de contrôles judiciaires visant les pratiques de gestion des deniers publics sous la présidence Sarkozy. Elle révèle des enjeux relatifs à la transparence administrative et aux obligations de mise en concurrence dans la commande publique.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Joëlle Garriaud-Maylam, alors membre de l'Union pour un mouvement populaire, a été condamnée pour harcèlement moral envers un de ses collaborateurs parlementaires. Les faits remontent à 2004. En première instance, le conseil de prud'hommes a reconnu le harcèlement moral et ordonné une indemnisation de 3 500 € en dommages et intérêts. La Cour d'appel de Paris, chambre sociale, a confirmé cette condamnation en juillet 2025, tout en aggravant la sanction à 10 000 €. Cette décision judiciaire définitive établit la responsabilité civile de Joëlle Garriaud-Maylam dans le traitement d'un agent public rattaché à son cabinet parlementaire. La condamnation soulève des questions sur les conditions de travail et les relations hiérarchiques au sein des équipes parlementaires, domaine où les recours judiciaires demeurent exceptionnels. Le jugement revêt un caractère particulier en raison du délai écoulé entre les faits (2004) et le verdict définitif (2025), reflétant la durée souvent longue des procédures prud'homales en matière de harcèlement moral.
Francis Szpiner, alors membre des Républicains, a participé en 2015 au jury de thèse d'Arash Derambarsh, dans le contexte d'une thèse soutenue à l'université de Paris I. En 2020, la section disciplinaire du conseil académique de l'université de Paris I a établi que la thèse contenait du plagiat massif, représentant les trois quarts du document. L'instance académique a également constaté que la composition du jury ne respectait pas la régularité requise par les procédures universitaires. Suite à ces conclusions, la thèse a été annulée en avril 2023. Le classement sans suite de cette affaire reflète l'absence de poursuites judiciaires ultérieures, la question restant traitée au niveau disciplinaire et administratif universitaire. Cette affaire s'inscrit dans un contexte plus large d'enjeux d'intégrité académique et de conformité aux règles de fonctionnement des institutions d'enseignement supérieur.
François Fillon, alors sénateur membre de l'Union pour un mouvement populaire, a perçu entre 2005 et 2007 sept chèques de 3 000 euros chacun (total 21 000 euros) émis par le compte HSBC de l'Union républicaine du Sénat. Ces versements correspondaient à des reliquats de crédits d'assistants parlementaires ayant transité par une association. Une instruction est ouverte en juillet 2012 suite à un signalement de Tracfin (Cellule de renseignement financier). Cependant, l'enquête se concentre uniquement sur la période postérieure à 2009 et ne vise pas directement François Fillon, qui avait quitté le Sénat en 2007, antérieurement à la période considérée par les investigations. Le dossier a finalement été frappé de prescription, mettant fin aux poursuites possibles. Cette affaire s'inscrit dans un contexte où François Fillon a été confronté à d'autres difficultés judiciaires, notamment une condamnation définitive dans l'affaire des emplois fictifs, qui a marqué sa carrière politique de manière plus substantielle.
Marc-Philippe Daubresse est soupçonné d'avoir détourné près de 100 000 euros de son indemnité de frais de mandat à des fins personnelles entre 2012 et 2017, lorsqu'il était député de la 4e circonscription du Nord. L'enquête porte sur des virements effectués vers son compte personnel et sur le paiement du loyer de sa permanence dont l'adresse correspondrait à son domicile personnel. L'enquête a ensuite été élargie sur d'éventuels emplois fictifs concernant son épouse et son gendre recrutés comme assistants parlementaires.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Méthodologie
Les compteurs distinguent quatre niveaux de maturité judiciaire : les condamnations (définitives ou en première instance), les procédures validées par un juge (mise en examen, instruction, renvoi), les enquêtes préliminaires (aucun juge n'a encore validé la poursuite), et les procédures closes sans condamnation (relaxe, acquittement, non-lieu, prescription, classement). Les compteurs par élu sont dédupliqués : un élu condamné n'est pas recompté dans les procédures en cours. En savoir plus