
Stéphane Ravier
Non-inscrits (à l'époque)
Stéphane Ravier, sénateur des Bouches-du-Rhône, non-inscrit à l'époque des faits, a été poursuivi pour diffamation publique suite à des accusations portées en 2018 contre l'ONG SOS Méditerranée. Il reprochait à l'organisation d'être « complice du trafic d'êtres humains », des propos tenus dans un contexte de débat public sur les migrations et le sauvetage en mer Méditerranée.
Le tribunal correctionnel de Marseille a statué le 23 février 2024, le condamnant à 3 000 euros d'amende ainsi qu'au versement de 1 euro de préjudice moral et 3 000 euros de frais de procédure à l'ONG. Cette condamnation pour diffamation reconnaissait le caractère dommageable des accusations envers SOS Méditerranée.
En mai 2025, la cour d'appel a prononcé une relaxe en raison de la prescription de l'action publique. Cette décision, fondée sur le délai écoulé entre les faits (2018) et la mise en examen, a invalidé les poursuites. L'ONG a envisagé un recours en pourvoi en cassation pour contester cette relaxe.
Cette affaire s'inscrit dans une série de contentieux judiciaires impliquant le sénateur, notamment l'injure sexiste envers Samia Ghali et le tweet sur l'immigration et le meurtre en Seine-et-Marne, qui révèlent un profil de figure publique régulièrement impliquée dans des litiges de parole.
Peine non renseignée
Vérifié le 21 février 2026 par Poligraph Moderation