Les députés ont examiné une proposition de loi visant à reconnaître la responsabilité de l’État dans l’utilisation du chlordécone, un pesticide toxique utilisé en Martinique et en Guadeloupe. Ce texte prévoit aussi d’indemniser les victimes de cette pollution. Lors de la première lecture, un amendement a été proposé pour modifier le début du texte.
L’amendement n°6 de Mme Simonnet proposait d’ajouter une précision au projet de loi. Il visait à inclure explicitement la reconnaissance de la « faute de l’État » dans l’autorisation et l’utilisation prolongée du chlordécone, malgré les risques connus pour la santé et l’environnement. Cette formulation aurait renforcé la base juridique pour les demandes d’indemnisation.
L’amendement a été rejeté par 88 voix contre, 54 pour et 1 abstention. Cela signifie que la version initiale du texte est maintenue, sans cette mention explicite de la « faute de l’État ».
Cette décision concerne principalement les victimes du chlordécone en Martinique et en Guadeloupe, notamment les agriculteurs, les riverains des zones contaminées et les personnes atteintes de maladies liées à cette pollution. Le rejet de l’amendement signifie que le texte initial, sans la mention explicite de la « faute de l’État », sera examiné dans sa forme actuelle.