Cette proposition de loi vise à réparer les personnes condamnées pour homosexualité entre 1945 et 1982. Elle a été adoptée à l'unanimité par l'Assemblée nationale.
Points clés :
• Il s'agit d'une proposition de loi qui permettrait de dédommager les personnes ayant été condamnées par la justice française pour leur orientation sexuelle entre 1945 et 1982.
• Le texte a été examiné pour une deuxième fois par l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français.
• Tous les députés présents lors du vote ont approuvé ce texte, sans aucune voix contre ni abstention.
• Cette loi vise à réparer une injustice historique envers les personnes homosexuelles, en les dédommageant pour les condamnations qu'elles ont subies.
Entre 1945 et 1982, la France avait des lois qui punissaient pénalement l'homosexualité. Des milliers de personnes ont été condamnées par les tribunaux français pour cette raison seule — emprisonnées, fichées par la police, ou portant un casier judiciaire qui les a suivies toute leur vie. Cette proposition de loi répare cette injustice historique en permettant aux personnes qui ont subi ces condamnations d'obtenir une compensation financière et la réparation officielle de leur dossier judiciaire.
La mesure concrète proposée était l'effacement des condamnations pour homosexualité du casier judiciaire des personnes concernées et le versement d'une compensation financière (dédommagement) pour le préjudice subi. Cela signifie que les personnes qui avaient été condamnées pourraient faire reconnaître officiellement que cette condamnation était injuste, et recevoir de l'argent en compensation des années de discriminations légales, de prison, ou de stigmatisation sociale qu'elles ont endurées.
Ce texte a été adopté à l'unanimité par l'Assemblée nationale le 18 décembre 2025 — aucun député n'a voté contre, aucun n'a refusé de se prononcer. Cela signifie que cette mesure est devenue loi et peut être mise en place. Les personnes condamnées pour homosexualité peuvent désormais demander la reconnaissance officielle de cette injustice et le dédommagement.
Les partisans de cette loi, comme Thomas Portes et Mathilde Panot, ont soutenu qu'il s'agissait d'une obligation morale et historique — la France avait commis une injustice, et réparer les torts causés aux victimes était un devoir de l'État. Ils ont estimé que le poids psychologique, social et financier de ces condamnations avait marqué à jamais la vie de ces personnes, et qu'une compensation était justifiée. Ceux qui auraient pu s'opposer auraient pu craindre le coût budgétaire de cette réparation, ou argumenter que le temps écoulé et les changements législatifs ultérieurs (l'homosexualité a été dépénalisée en 1982) suffisaient déjà. Cependant, aucun député n'a exprimé d'opposition lors du vote, ce qui suggère un consensus largement partagé.
Vous êtes concernés si vous avez vous-même été condamné pour homosexualité entre 1945 et 1982, ou si vous êtes un proche d'une personne qui a subi ces condamnations. Plus largement, cette décision concerne toute la société française, car elle reconnaît officiellement une période sombre de l'histoire judiciaire du pays.

Alexandre Allegret-Pilot
UDR

Marie-José Allemand
SOC

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Pouria Amirshahi
ECOS

Pieyre-Alexandre Anglade
EPR

Rodrigo Arenas
LFI-NFP

Géraldine Bannier
DEM

Valérie Bazin-Malgras
DR

Béatrice Bellamy
HOR

Lisa Belluco
ECOS

Anaïs Belouassa-Cherifi
LFI-NFP

Anne Bergantz
DEM

Jean-Didier Berger
DR

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Pascale Bordes
RN

Florent Boudié
EPR

Anthony Brosse
EPR

Joël Bruneau
LIOT

Françoise Buffet
EPR

Pierre-Henri Carbonnel
UDR

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Gabrielle Cathala
LFI-NFP

Vincent Caure
EPR

Pierre Cazeneuve
EPR

Bérenger Cernon
LFI-NFP

Sébastien Chenu
RN

Jean-François Coulomme
LFI-NFP

Michel Criaud
HOR

Laurent Croizier
DEM

Romain Daubié
DEM

Arthur Delaporte
SOC

Julie Delpech
EPR

Vincent Descoeur
DR

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Virginie Duby-Muller
DR

Romain Eskenazi
SOC

Elsa Faucillon
GDR

Olivier Fayssat
UDR

Denis Fégné
SOC

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Marie-Charlotte Garin
ECOS

Guillaume Gouffier Valente
EPR

Clémence Guetté
LFI-NFP

Florence Herouin-Léautey
SOC

Catherine Hervieu
ECOS

Sacha Houlié
SOC

François Jolivet
HOR

Sandrine Josso
DEM

Marietta Karamanli
SOC

Andy Kerbrat
LFI-NFP

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Thomas Lam
HOR

Philippe Latombe
DEM

Corentin Le Fur
DR

Didier Le Gac
EPR

Antoine Léaument
LFI-NFP

Élise Leboucher
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Claire Lejeune
LFI-NFP

Didier Lemaire
HOR

Stéphane Lenormand
LIOT

Laurent Lhardit
SOC

Christine Loir
RN

Laurent Marcangeli
HOR

Christophe Marion
EPR

Éric Martineau
DEM

Bryan Masson
RN

Jean-Paul Mattei
DEM

Laurent Mazaury
LIOT

Graziella Melchior
EPR

Christelle Minard
DR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Louise Morel
DEM

Jean Moulliere
HOR

Jacques Oberti
SOC

Hubert Ott
DEM

Julie Ozenne
ECOS

Mathilde Panot
LFI-NFP

Sophie Pantel
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Thomas Portes
LFI-NFP

Christophe Proença
SOC

Angélique Ranc
RN

Jean-Claude Raux
ECOS

Sandra Regol
ECOS

Véronique Riotton
EPR

Charles Rodwell
EPR

Vincent Rolland
DR

Xavier Roseren
HOR

Valérie Rossi
SOC

Sandrine Rousseau
ECOS

Fabrice Roussel
SOC

Arnaud Saint-Martin
LFI-NFP

Emeric Salmon
RN

Hervé Saulignac
SOC

Sabrina Sebaihi
ECOS

Charles Sitzenstuhl
EPR

Bertrand Sorre
EPR

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Liliana Tanguy
EPR

Jean-Philippe Tanguy
RN

Andrée Taurinya
LFI-NFP

Boris Tavernier
ECOS

Prisca Thevenot
EPR

Céline Thiébault-Martinez
SOC

Stéphane Travert
EPR

Vincent Trébuchet
UDR

Nicolas Tryzna
DR

Boris Vallaud
SOC

Paul Vannier
LFI-NFP

Frédéric Weber
RN
Aucun député
Aucun député
Aucun député