Les députés ont voté sur un amendement visant à accorder une présomption de légitime défense aux forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions. L'amendement a été rejeté.
Points clés :
• L'amendement n° 23 visait à introduire une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions.
• Le vote a eu lieu à l'Assemblée nationale, chambre basse du Parlement français.
• Le scrutin a eu lieu le 22 janvier 2026 et l'amendement a été rejeté par 109 voix contre 53, avec 2 abstentions.
• La proposition de loi à laquelle cet amendement était rattaché visait à reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre.
Contexte
Vous avez probablement entendu parler de débats sur les conditions dans lesquelles la police peut utiliser la force, notamment en cas d'interpellation ou d'intervention. Ces débats portent sur l'équilibre entre la protection des policiers et celle des citoyens. Une proposition de loi a donc été présentée pour examiner la question suivante : comment améliorer la protection juridique des agents de police lorsqu'ils utilisent la force dans le cadre de leurs fonctions ?
Ce que l'amendement n° 23 proposait
L'amendement visait à établir une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre dans l'exercice de leurs fonctions. En langage courant, cela signifiait que lorsqu'un policier ou un gendarme utilise la force (riposte, menottes, etc.) pendant une intervention, il serait considéré d'emblée comme agissant en légitime défense, c'est-à-dire pour se protéger ou protéger autrui. Le policier n'aurait plus à prouver qu'il agissait légitimement — c'est à celui qui le conteste de prouver le contraire. Cette mesure aurait ainsi allégé le fardeau de la preuve qui pèse normalement sur les agents de l'ordre quand leur usage de la force est contesté en justice.
Le résultat du vote
L'amendement a été rejeté : 109 députés ont voté contre, 53 pour, et 2 se sont abstenus. Cela signifie que cette mesure n'a pas été retenue, et que le régime juridique actuel de la légitime défense pour les forces de l'ordre reste inchangé. Les policiers et gendarmes doivent toujours prouver, ou du moins justifier, que leur usage de la force était proportionné et nécessaire — ils ne bénéficient pas d'une présomption automatique.
Les arguments en faveur de l'amendement
Ceux qui ont soutenu l'amendement estimaient que les forces de l'ordre accomplissent des missions difficiles et parfois dangereuses, notamment lors d'interventions en situation de crise. Selon eux, une présomption de légitime défense aurait protégé les policiers et gendarmes contre des poursuites abusives ou malveillantes, et aurait renforcé leur confiance dans l'exercice de leurs fonctions. Ils arguaient que cette protection était justifiée car ces agents agissent dans l'intérêt public et méritaient une sécurité juridique accrue. Parmi les députés ayant voté pour, on retrouve Raphaël Arnault et Manuel Bompard.
Les arguments contre l'amendement
Ceux qui se sont opposés à l'amendement considéraient que reconnaître une présomption de légitime défense risquerait de créer un déséquilibre dans la protection du droit : les citoyens pourraient se trouver dans une position où il leur serait très difficile de contester ou de obtenir réparation en cas d'usage disproportionné de la force. Selon eux, cette présomption aurait érodé les recours juridiques des citoyens et affaibli les mécanismes de responsabilité des forces de l'ordre. Des députés comme Laurent Wauquiez et Éric Woerth ont voté contre.
Qui est concerné ?
Cette décision concerne à la fois les agents de la police et de la gendarmerie, qui n'ont pas obtenu la protection supplémentaire qu'ils demandaient, et les citoyens, dont les droits de recours en cas de contestation d'un usage de la force restent garantis par le droit actuel.
Dossier législatif
Reconnaître une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre, dans l'exercice de le...

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Gabriel Amard
LFI-NFP

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Pouria Amirshahi
ECOS

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Léa Balage El Mariky
ECOS

Lisa Belluco
ECOS

Karim Ben Cheikh
ECOS

Ugo Bernalicis
LFI-NFP

Manuel Bompard
LFI-NFP

Arnaud Bonnet
ECOS

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Gabrielle Cathala
LFI-NFP

Cyrielle Chatelain
ECOS

Jean-François Coulomme
LFI-NFP

Hendrik Davi
ECOS

Aly Diouara
LFI-NFP

Karen Erodi
LFI-NFP

Elsa Faucillon
GDR

Emmanuel Fernandes
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Charles Fournier
ECOS

Marie-Charlotte Garin
ECOS

Steevy Gustave
ECOS

Jérémie Iordanoff
ECOS

Andy Kerbrat
LFI-NFP

Abdelkader Lahmar
LFI-NFP

Maxime Laisney
LFI-NFP

Jérôme Legavre
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Claire Lejeune
LFI-NFP

Gérard Leseul
SOC

Benjamin Lucas-Lundy
ECOS

Marianne Maximi
LFI-NFP

Manon Meunier
LFI-NFP

Sandrine Nosbé
LFI-NFP

Julie Ozenne
ECOS

Sébastien Peytavie
ECOS

René Pilato
LFI-NFP

Thomas Portes
LFI-NFP

Pierre Pribetich
SOC

Jean-Claude Raux
ECOS

Sandra Regol
ECOS

Sandrine Rousseau
ECOS

Arnaud Saint-Martin
LFI-NFP

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Eva Sas
ECOS

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Andrée Taurinya
LFI-NFP

Boris Tavernier
ECOS

Céline Thiébault-Martinez
SOC

Paul Vannier
LFI-NFP

Alexandre Allegret-Pilot
UDR

Philippe Ballard
RN

Anchya Bamana
RN

Thibault Bazin
DR

Valérie Bazin-Malgras
DR

Thierry Benoit
HOR

Christophe Bentz
RN

Jean-Didier Berger
DR

Théo Bernhardt
RN

Anne-Laure Blin
DR

Frédéric Boccaletti
RN

Sylvie Bonnet
DR

Émilie Bonnivard
DR

Ian Boucard
DR

Florent Boudié
EPR

Anthony Boulogne
RN

Jean-Luc Bourgeaux
DR

Xavier Breton
DR

Hubert Brigand
DR

Anthony Brosse
EPR

Pierre-Henri Carbonnel
UDR

Eddy Casterman
RN

Pierre Cazeneuve
EPR

François-Xavier Ceccoli
DR

Nathalie Coggia
EPR

Caroline Colombier
RN

Pierre Cordier
DR

Josiane Corneloup
DR

Michel Criaud
HOR

Nathalie Da Conceicao Carvalho
RN

Marc de Fleurian
RN

Hervé de Lépinau
RN

Jocelyn Dessigny
RN

Julien Dive
DR

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicolas Dragon
RN

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Gaëtan Dussausaye
RN

Olivier Fayssat
UDR

Guillaume Florquin
RN

Anne Genetet
EPR

Jonathan Gery
RN

Yoann Gillet
RN

Christian Girard
RN

José Gonzalez
RN

Florence Goulet
RN

Géraldine Grangier
RN

Justine Gruet
DR

Julien Guibert
RN

Michel Guiniot
RN

Jordan Guitton
RN

Marine Hamelet
RN

Michel Herbillon
DR

Patrick Hetzel
DR

Sébastien Humbert
RN

Sébastien Huyghe
EPR

Laurent Jacobelli
RN

Tiffany Joncour
RN

Loïc Kervran
HOR

Sandrine Lalanne
EPR

Robert Le Bourgeois
RN

Corentin Le Fur
DR

Guillaume Lepers
DR

Eric Liégeon
DR

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

Philippe Lottiaux
RN

Sylvain Maillard
EPR

Claire Marais-Beuil
RN

Christophe Marion
EPR

Pascal Markowsky
RN

Patrice Martin
RN

Alexandra Martin
DR

Kévin Mauvieux
RN

Frédérique Meunier
DR

Christelle Minard
DR

Serge Muller
RN

Yannick Neuder
DR

Agnès Pannier-Runacher
EPR

Éric Pauget
DR

Thierry Perez
RN

Kévin Pfeffer
RN

Béatrice Piron
HOR

Alexandre Portier
DR

Stéphane Rambaud
RN

Julien Rancoule
RN

Nicolas Ray
DR

Sophie Ricourt Vaginay
UDR

Catherine Rimbert
RN

Laurence Robert-Dehault
RN

Charles Rodwell
EPR

Vincent Rolland
DR

Béatrice Roullaud
RN

Sophie-Laurence Roy
RN

Anaïs Sabatini
RN

Alexandre Sabatou
RN

Emeric Salmon
RN

Michèle Tabarot
DR

Jean-Pierre Taite
DR

Michaël Taverne
RN

Thierry Tesson
RN

Lionel Tivoli
RN

Romain Tonussi
RN

Antoine Vermorel-Marques
DR

Jean-Pierre Vigier
DR

Antoine Villedieu
RN

Anne-Cécile Violland
HOR

Laurent Wauquiez
DR

Éric Woerth
RE
Aucun député