Dossier législatif
Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État
Le titre, la date, le résultat et les trois décomptes sont importés depuis la source indiquée. Le thème, le type de scrutin et les synthèses sont produits par PoliGraph.
99 votants : somme, calculée par PoliGraph, des pour, des contre et des abstentions (hors non-votants).
L'État français possède un patrimoine immobilier considérable : des bureaux, des bâtiments administratifs, des terrains, des casernes, des établissements publics. Jusqu'à présent, la gestion de ces biens était fragmentée entre les différents ministères et organismes, ce qui signifiait que certains bâtiments restaient vides ou mal entretenus tandis que d'autres nécessitaient des réparations coûteuses.
La proposition de loi adoptée par l'Assemblée nationale vise à moderniser et simplifier la façon dont l'État gère et utilise son patrimoine immobilier. Concrètement, cela signifie plusieurs choses : d'abord, mieux coordonner les ministères et organismes publics pour qu'ils partagent une vision commune de leurs biens ; ensuite, faciliter la vente des bâtiments ou terrains qui ne sont plus utilisés ou qui le sont peu ; enfin, autoriser plus facilement la location ou la mise à disposition de ces immeubles à des entreprises privées, des associations ou d'autres partenaires.
L'idée centrale est qu'en vendant les biens inutilisés, l'État générera des revenus qui seront réinvestis dans l'entretien, la réparation et la rénovation des bâtiments qu'il conserve. De plus, en louant certains biens à des tiers, l'État pourrait générer des revenus supplémentaires et améliorer l'utilisation de son patrimoine.
Le vote a abouti à l'adoption de cette proposition : 77 députés ont voté pour, 22 contre, et aucun n's'est abstenu. Cela signifie que le texte entre en première phase du processus législatif (première lecture) et passera ensuite au Sénat pour un nouvel examen, puis possiblement revenir à l'Assemblée nationale si des désaccords persistent.
Les partisans de cette proposition arguent qu'elle répond à une nécessité économique : l'État dépense des ressources considérables pour entretenir des bâtiments qu'il n'utilise pas, ce qui représente un gaspillage. En rationalisant la gestion, en vendant les biens superflus et en générant des revenus par la location, l'État pourrait économiser de l'argent et mieux entretenir les bâtiments dont il a vraiment besoin. Les partisans soulignent aussi qu'une meilleure coordination permettrait d'éviter les doublons et les inefficacités administratives. À l'inverse, les opposants expriment des préoccupations sur le risque de perdre à long terme un patrimoine public irremplaçable : une fois qu'un bâtiment historique ou stratégiquement important est vendu, il ne peut pas être récupéré. Ils craignent aussi que la vente massive de biens immobiliers publics ne profite principalement à des intérêts privés, au détriment de l'intérêt général, et que cela ne crée des situations où l'État devrait louer à prix fort ce dont il avait besoin précédemment. Enfin, certains opposants estiment que cette démarche privilégie le court terme (récupérer de l'argent immédiatement) au détriment du long terme (préserver le patrimoine public).
Cette proposition affecte directement tous les citoyens français, car elle modifie la façon dont leur État gère les bâtiments et les terres publics, influençant potentiellement l'accès aux services publics, la disponibilité de locaux pour les administrations et les coûts d'entretien des bâtiments publics financés par les impôts. Parmi les députés ayant voté pour cette mesure, on retrouve Gabriel Attal et Olivia Grégoire, tandis que Laurent Alexandre et Sylvain Carrière ont voté contre. Vous pouvez consulter le dossier législatif complet pour explorer les différentes phases du vote, notamment l'examen de l'article 2 et les amendements qui ont façonné ce texte.
Décompte publié avec le scrutin. Chaque groupe porte le libellé du référentiel officiel de l'Assemblée nationale.
Rassemblement National(RN)
Pour 26 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Ensemble pour la République(EPR)
Pour 21 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 1
Position majoritaire : Pour
La France insoumise - Nouveau Front Populaire(LFI-NFP)
Pour 0 · Contre 14 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Socialistes et apparentés(SOC)
Pour 11 · Contre 1 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Droite Républicaine(DR)
Pour 2 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Écologiste et Social(EcoS)
Pour 0 · Contre 6 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Les Démocrates(Dem)
Pour 10 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Horizons & Indépendants(HOR)
Pour 1 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires(LIOT)
Pour 1 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Gauche Démocrate et Républicaine(GDR)
Pour 0 · Contre 1 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Contre
Union des droites pour la République(UDR)
Pour 4 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 0
Position majoritaire : Pour
Non inscrit(NI)
Pour 1 · Contre 0 · Abstentions 0 · Non-votants 1
Position majoritaire : Pour
Source : Assemblée nationalePosition majoritaire : libellé de la sourceConsulté le 10 octobre 2026Signaler une erreur