La France accueillera les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030. Pour que cet événement se déroule correctement, le gouvernement et le Parlement doivent prévoir à l'avance comment l'organiser, comment financer les installations sportives, comment gérer les transports et la sécurité, et comment impliquer les collectivités locales. C'est ce que ce projet de loi proposait de faire : établir le cadre légal complet pour l'organisation de ces Jeux en France.
L'Assemblée nationale a examiné l'ensemble du texte élaboré par une commission mixte paritaire — c'est-à-dire un groupe de députés et de sénateurs réunis pour négocier une version commune du projet de loi. Ce texte définissait les règles et responsabilités pour organiser les Jeux Olympiques et Paralympiques de 2030, notamment les conditions d'utilisation des terrains, les pouvoirs des autorités locales, le financement des travaux d'infrastructure, et les dispositions relatives à la sécurité et aux transports lors de l'événement.
Le texte a été adopté par 390 voix pour, 99 contre et 19 abstentions, ce qui représente une large majorité. Cela signifie que le cadre légal pour l'organisation des Jeux est désormais fixé et que les préparatifs peuvent avancer selon ces règles établies par la loi.
Ceux qui ont soutenu ce projet arguaient que le cadre légal était nécessaire pour permettre une organisation fluide des Jeux, que cela garantissait une clarté administrative pour les communes et les entreprises impliquées, et que les Jeux représentaient une opportunité de moderniser les installations sportives et les transports en France. Ceux qui s'y sont opposés relevaient que ce projet pouvait entraîner des dépenses publiques importantes, que les modalités d'organisation pouvaient avantager certains territoires au détriment d'autres, ou qu'ils souhaitaient des garanties supplémentaires sur les impacts environnementaux et sociaux de l'événement.
Parmi les députés ayant voté pour, on retrouve Marine Le Pen et Laurent Wauquiez, tandis que Nicolas Thierry et Raphaël Arnault figuraient parmi les opposants.
Les collectivités territoriales accueillant les épreuves, les entreprises de construction et de transports, les organisateurs des Jeux, ainsi que les citoyens des zones concernées sont directement affectés par cette décision, puisqu'elle engage des travaux, des investissements, et des modifications de l'espace public dans les années précédant l'événement.