La France participe à la politique climatique de l'Union européenne, qui fixe des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour l'ensemble des pays membres. Ces objectifs déterminent les normes environnementales que la France doit respecter, et influencent les investissements publics et privés dans les énergies renouvelables, la transition énergétique et la réduction de la pollution.
Mme Obono a proposé un amendement visant à renforcer les objectifs climatiques que la France défendrait au niveau européen. Concrètement, cet amendement aurait modifié la position officielle que la France porterait dans les négociations européennes pour que la France plaide en faveur d'engagements climatiques plus ambitieux que ceux actuellement envisagés.
L'Assemblée nationale a rejeté cet amendement : il n'a donc pas modifié la position climatique de la France en Europe. La France continue de défendre les objectifs climatiques prévus initialement dans la proposition de résolution.
Parmi les députés qui ont soutenu cet amendement figuraient Laurent Alexandre et Sylvain Carrière. Ils estimaient que la France devrait plaider pour des objectifs plus élevés afin de mieux répondre à l'urgence climatique et de montrer une ambition renforcée au sein de l'Union. À l'inverse, les députés comme Edwige Diaz et Sylvain Maillard qui ont voté contre considéraient que les objectifs climatiques existants constituaient déjà un engagement suffisant, ou que renforcer la position française risquait de compliquer les négociations européennes en durcissant les exigences françaises de manière peu réaliste.
Cette décision concerne directement tous les citoyens français et entreprises impliquées dans la transition énergétique, puisqu'elle détermine le niveau d'ambition avec lequel la France négociera les règles environnementales européennes pour les années à venir.