L'Assemblée nationale a approuvé l'article 3 d'un projet de loi visant à rendre obligatoire l'enseignement de l'éducation à l'alimentation dans les écoles. Le vote est largement passé avec 68 votes pour et seulement 2 abstentions.
Points clés :
• Il s'agit d'une première lecture : le texte devra être examiné à nouveau avant de devenir une loi définitive
• L'article 3 concerne spécifiquement les modalités pratiques pour mettre en place cet enseignement obligatoire à l'école
• Vote quasi unanime : 68 parlementaires ont voté pour, aucun contre, et 2 se sont abstenus, montrant un large consensus
• Ce projet est une expérimentation, ce qui signifie qu'il sera testé dans certaines écoles avant une généralisation possible
Depuis plusieurs années, le gouvernement et le Parlement se posent la question de l'éducation alimentaire des enfants à l'école. Cette proposition de loi entend rendre obligatoire l'enseignement de l'éducation à l'alimentation, c'est-à-dire l'apprentissage des bonnes pratiques concernant la nutrition, les choix alimentaires, et la compréhension de ce qu'on consomme.
L'article 3 de cette proposition de loi porte sur les modalités pratiques de mise en place de cet enseignement obligatoire. En d'autres termes, il précise comment les écoles devront concrètement intégrer l'éducation à l'alimentation dans leur programme, le nombre d'heures à consacrer à ce sujet, la formation que les enseignants devront recevoir, ou encore comment cet enseignement s'articulera avec les autres matières et le travail à la cantine scolaire.
Le 16 février 2026, l'Assemblée nationale a adopté cet article 3 avec un vote quasi unanime : 68 députés ont voté en faveur, aucun contre, et 2 se sont abstenus. Cette mesure signifie que le texte progresse vers la suite de la procédure législative — il devra être examiné à nouveau (en deuxième lecture) avant de devenir une loi définitive. Précisons que ce projet est présenté comme une expérimentation, ce qui veut dire qu'il sera testé dans certaines écoles pendant une période donnée avant une éventuelle généralisation à tous les établissements.
En faveur de cette mesure, les partisans arguent que l'éducation à l'alimentation est un enjeu de santé publique essentiel, particulièrement face aux problèmes d'obésité et de malnutrition chez les enfants. Selon eux, apprendre dès le plus jeune âge à bien manger et à comprendre les enjeux nutritionnels constitue une base solide pour des habitudes saines tout au long de la vie. Ils soulignent également que l'école est le lieu privilégié pour toucher tous les enfants, indépendamment de leur milieu social, et que cet apprentissage complète naturellement les efforts menés à la cantine.
Les opposants, s'il y en avait eu, auraient pu soulever le manque de ressources disponibles dans les écoles, la charge de travail supplémentaire pour les enseignants déjà surchargés, ou le risque que cet enseignement supplémentaire réduise le temps disponible pour d'autres matières jugées fondamentales. Ils auraient pu aussi estimer que la responsabilité première de l'éducation alimentaire revient aux familles plutôt qu'à l'État. Cependant, le vote quasi unanime suggère que ces préoccupations n'ont pas mobilisé les parlementaires autour d'une opposition structurée.
Vous êtes directement concerné par cette décision si vous avez des enfants scolarisés, ou si vous êtes impliqué dans le fonctionnement de l'école. Les établissements scolaires devront adapter leur offre pédagogique et leurs ressources pour intégrer cet enseignement pendant la phase d'expérimentation, puis potentiellement à plus grande échelle si la loi est définitivement adoptée. Les enseignants recevront une formation pour dispenser ce nouvel enseignement, et l'organisation des emplois du temps devra tenir compte de cette nouvelle matière.
Dossier législatif
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Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Gabriel Amard
LFI-NFP

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Géraldine Bannier
DEM

Fabrice Barusseau
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Anne Bergantz
DEM

Hervé Berville
EPR

Soumya Bourouaha
GDR

Anthony Brosse
EPR

Joël Bruneau
LIOT

Stéphane Buchou
EPR

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Vincent Caure
EPR

Jean-René Cazeneuve
EPR

Pierre Cazeneuve
EPR

Roger Chudeau
RN

Nathalie Coggia
EPR

Josiane Corneloup
DR

Pierrick Courbon
SOC

Arthur Delaporte
SOC

Stéphane Delautrette
SOC

Julie Delpech
EPR

Benjamin Dirx
EPR

Fanny Dombre Coste
SOC

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Lionel Duparay
DR

Stella Dupont
NI

Frédéric Falcon
RN

Marc Ferracci
EPR

Charles Fournier
ECOS

Jean-Luc Fugit
EPR

Guillaume Garot
SOC

Olivia Grégoire
EPR

Marine Hamelet
RN

Sébastien Humbert
RN

Jean-Michel Jacques
EPR

Brigitte Klinkert
EPR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Pascal Lecamp
DEM

Brigitte Liso
EPR

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christophe Marion
EPR

Éric Martineau
DEM

Jean-Paul Mattei
DEM

Graziella Melchior
EPR

Marie Mesmeur
LFI-NFP

Sophie Mette
DEM

Paul Midy
EPR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Sophie Pantel
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Béatrice Piron
HOR

Natalia Pouzyreff
EPR

Pierre Pribetich
SOC

Richard Ramos
DEM

Véronique Riotton
EPR

Anne-Sophie Ronceret
EPR

Sandrine Rousseau
ECOS

Charles Sitzenstuhl
EPR

Violette Spillebout
EPR

Boris Tavernier
ECOS

Stéphane Travert
EPR

Corinne Vignon
EPR

Éric Woerth
RE
Aucun député
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