Les députés ont rejeté une proposition visant à supprimer une disposition du projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales. Cette disposition permettrait d'examiner certains dossiers en priorité. Le vote s'est déroulé le 26 février 2026.
Points clés :
• Objet du vote : suppression d'une clause (article 9 septies) qui accélère l'examen de certains dossiers de fraude sociale ou fiscale
• Résultat : rejeté avec 34 votes contre et seulement 15 votes pour
• Portée : cette clause reste donc maintenue dans le projet de loi contre les fraudes
• Consensus : aucune abstention, les députés se sont clairement prononcés
Le Parlement examine actuellement un projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui propose différentes mesures pour mieux détecter et sanctionner les personnes ou organisations qui contournent les règles de la sécurité sociale ou de l'impôt sur le revenu. Ce projet de loi vise à récupérer l'argent qui disparaît chaque année à cause de ces fraudes, afin de le rediriger vers les services publics.
Lors du scrutin du 26 février 2026, une proposition a été soumise aux députés : supprimer une disposition (l'article 9 septies) qui permettrait aux services de contrôle d'examiner en priorité certains dossiers de fraude sociale ou fiscale, c'est-à-dire de les traiter plus rapidement que les dossiers ordinaires. Cette mesure d'accélération d'examen concernerait les cas jugés les plus graves ou présentant le plus fort enjeu financier.
Les députés ont rejeté cette suppression à une majorité claire : 34 votes contre, 15 votes pour, et aucune abstention. Cela signifie que la disposition reste maintenue dans le projet de loi, et les services pourront donc continuer à accorder un examen prioritaire à certains dossiers de fraude.
Les partisans de la suppression argumentaient que cette priorité pourrait créer une inégalité de traitement : certains dossiers seraient examinés plus vite que d'autres selon des critères de gravité qui peuvent sembler subjectifs, et cela pourrait allonger les délais pour les autres contrôles. Ils soutenaient aussi que tous les dossiers de fraude devraient être traités avec la même diligence, quel que soit leur montant. À l'inverse, les députés ayant voté contre la suppression estimaient que concentrer les ressources d'inspection sur les cas les plus importants ou présentant les plus fortes anomalies permet une meilleure efficacité : traiter d'abord les fraudes massives récupère plus d'argent rapidement et utilise mieux les équipes inspecteurs, généralement surchargées. Parmi les députés ayant voté pour le maintien de cette mesure, on retrouve Raphaël Arnault et Antoine Léaument.
Cette disposition concerne directement les services de contrôle fiscaux et sociaux, ainsi que les contribuables et assurés sociaux : selon que la fraude soit prioritarisée ou non, les délais de traitement et les taux de détection peuvent varier.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Théo Bernhardt
RN

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Éric Coquerel
LFI-NFP

Arthur Delaporte
SOC

Jocelyn Dessigny
RN

Peio Dufau
SOC

Denis Fégné
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Florence Goulet
RN

Steevy Gustave
ECOS

Marine Hamelet
RN

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Timothée Houssin
RN

Jérémie Iordanoff
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Arnaud Le Gall
LFI-NFP

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Christine Loir
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Jacques Oberti
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Pierre Pribetich
SOC

Julien Rancoule
RN

Jean-Claude Raux
ECOS

Matthias Renault
RN

Anaïs Sabatini
RN

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Ersilia Soudais
LFI-NFP

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP
Aucun député
Aucun député