Les parlementaires ont rejeté une proposition visant à supprimer l'article 13 d'une loi contre les fraudes sociales et fiscales. Cet article 13 permet au gouvernement d'examiner en priorité ce texte de loi. Le vote a échoué : 27 contre, 19 pour, 2 abstentions.
Points clés :
• L'amendement proposait de supprimer l'article 13, qui accélère l'examen du projet de loi anti-fraude à l'Assemblée nationale
• Les opposants à cet amendement ont remporté le vote avec 27 voix contre 19
• Le projet de loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pourra donc être examiné en priorité, comme prévu
• Le vote était très serré : seulement 8 voix d'écart entre les deux camps, montrant un désaccord notable parmi les députés
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à mieux détecter et sanctionner les personnes ou entreprises qui fraudent les allocations sociales, les impôts ou les cotisations. C'est un texte présenté comme une réponse aux détournements de ressources publiques.
L'amendement proposé par M. Boyard visait à supprimer l'article 13, la disposition qui donne au gouvernement le droit d'examiner ce projet de loi selon une procédure accélérée à l'Assemblée nationale. En langage parlementaire, on appelle cela un « examen prioritaire » : cela signifie que le gouvernement demande aux députés d'accélérer les débats et les votes sur ce texte, sans passer par les délais habituels. Supprimer cet article aurait donc signifié que le projet de loi suivrait un calendrier parlementaire normal, sans accélération.
Le vote a rejeté cet amendement : 19 députés ont voté pour la suppression, 27 contre, et 2 se sont abstenus. L'article 13 est donc maintenu, ce qui signifie que le projet de loi sera examiné selon la procédure accélérée prévue par le gouvernement.
Les partisans de la suppression arguaient que l'examen accéléré réduisait le temps de débat disponible pour examiner en détail les mesures proposées, ce qui risquait de donner moins d'opportunités aux parlementaires de poser des questions ou de proposer des modifications. Ils considéraient que la complexité du sujet (lutte contre les fraudes) méritait davantage de temps pour peser les conséquences. À l'inverse, les opposants à cet amendement estimaient que l'urgence de récupérer des ressources financières détournées justifiait une accélération de l'examen, et que le calendrier proposé restait suffisant pour les débats essentiels.
Vous êtes concerné si vous percevez des allocations sociales, si vous êtes contribuable, ou si vous travaillez dans une entreprise soumise à des cotisations : les mesures du projet de loi auront potentiellement un impact sur le contrôle des aides que vous recevez ou sur les vérifications fiscales de votre employeur. Le rythme d'examen accéléré signifie que ces mesures seront débattues plus rapidement au Parlement.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Christine Arrighi
ECOS

Joël Aviragnet
SOC

Elie Califer
SOC

Arthur Delaporte
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Steevy Gustave
ECOS

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Jérémie Iordanoff
ECOS

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Tristan Lahais
ECOS

Arnaud Le Gall
LFI-NFP

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Stéphane Peu
GDR

Pierre Pribetich
SOC

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Ersilia Soudais
LFI-NFP

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Valérie Bazin-Malgras
DR

Théo Bernhardt
RN

Anthony Brosse
EPR

Jean-René Cazeneuve
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Alix Fruchon
DR

Jean-Luc Fugit
EPR

Félicie Gérard
HOR

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Timothée Houssin
RN

Catherine Ibled
EPR

Daniel Labaronne
EPR

Sandrine Lalanne
EPR

Christine Loir
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Julien Rancoule
RN

Nicolas Ray
DR

Anne-Sophie Ronceret
EPR

Anaïs Sabatini
RN

Jean-Louis Thiériot
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député