Supprimer la limite aux seules données strictement nécessaires pour lutter contre l'exercice illégal de l'expertise comptable.
l'amendement n° 481 de M. Labaronne à l'article 3 bis A du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Vous examinez une modification apportée à un projet de loi qui vise à lutter contre les fraudes sociales et fiscales. Ce texte cherche à améliorer la détection et la sanction des fraudes, comme les fraudes aux allocations ou les fraudes fiscales. L’amendement adopté concerne spécifiquement les échanges d’informations entre l’administration fiscale et l’ordre des experts-comptables, un organisme qui encadre la profession.
L’amendement proposait de supprimer le mot « strictement » dans une phrase autorisant les directeurs régionaux des finances publiques à transmettre des informations à l’ordre des experts-comptables. Ce mot limitait la transmission d’informations aux seules données « strictement nécessaires » pour enquêter sur des cas d’exercice illégal de la profession d’expert-comptable. Sans ce mot, les informations transmises pourraient couvrir un champ légèrement plus large, tout en restant liées à ces enquêtes.
Cette mesure a été adoptée à l’unanimité par les 44 députés présents. Cela signifie que le mot « strictement » est désormais supprimé du texte de loi.
- Pour :
Les partisans de cet amendement estiment que le mot « strictement » ajoutait une restriction inutile. Selon eux, le texte initial garantissait déjà la protection des données personnelles, et cette suppression permet une transmission plus efficace des informations pour lutter contre les fraudes.
- Contre :
Aucun argument opposé n’a été exprimé lors du vote, puisque l’amendement a été adopté sans opposition. En théorie, les opposants auraient pu craindre que cette suppression élargisse trop le champ des informations transmises, au risque de porter atteinte à la protection des données.
Cette décision impacte directement les experts-comptables, l’ordre qui les encadre, ainsi que les services fiscaux. Elle peut aussi concerner les personnes soupçonnées d’exercer illégalement cette profession, car les échanges d’informations entre ces acteurs seront légèrement modifiés.
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