Les députés ont rejeté une proposition de modification (amendement) concernant l'examen prioritaire des dossiers dans la loi contre les fraudes sociales et fiscales. Le vote a échoué avec 28 votes contre et seulement 22 pour.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement présenté par le député Aviragnet qui demandait à traiter en priorité certains dossiers liés à la fraude sociale et fiscale
• Le texte visait à modifier l'article 27 du projet de loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
• Le rejet est net : 28 votes contre face à 22 votes pour, aucune abstention parmi les 50 députés présents
• Cet amendement ne sera donc pas intégré à la loi lors de son examen à l'Assemblée nationale
Le contexte de ce vote porte sur un projet de loi de lutte contre les fraudes sociales et fiscales, c'est-à-dire un texte législatif qui vise à améliorer la détection et le sanctionnement des personnes ou entreprises qui ne paient pas les cotisations sociales ou les impôts qu'elles doivent légalement verser. Ce projet de loi propose plusieurs mesures : faciliter le partage d'informations entre les administrations fiscales et sociales, augmenter les amendes pour les fraudeurs, et mieux protéger les personnes qui signalent des cas de fraude.
L'amendement n° 76 présenté par le député Aviragnet proposait de donner la priorité dans l'examen des dossiers de fraude à certaines situations jugées plus importantes ou urgentes. En clair, cet amendement aurait ordonné aux administrations de traiter certains dossiers en premier plutôt que dans l'ordre d'arrivée ou selon les critères généraux prévus par la loi.
Cet amendement a été rejeté. Les députés présents ont voté 22 en faveur de cette priorité et 28 contre, ce qui signifie que cette modification ne sera pas intégrée au projet de loi.
Les partisans de cet amendement considéraient que donner la priorité à certains dossiers permettrait de traiter plus rapidement les fraudes qui causent le plus de préjudice aux finances publiques, et donc de récupérer plus rapidement les ressources perdues. À l'inverse, ses opposants arguaient que l'examen prioritaire pourrait créer des délais plus longs pour d'autres dossiers, rendant le traitement global moins efficace, ou qu'il risquait d'introduire une forme d'inégalité de traitement entre différents fraudeurs sans critères clairs et objectifs pour définir quelle fraude est « prioritaire ».
Cette décision concerne directement les administrations chargées de poursuivre les fraudes sociales et fiscales (l'URSSAF, les services fiscaux, la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes), car elle détermine comment elles doivent organiser le traitement de leurs dossiers.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Joël Aviragnet
SOC

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Louis Boyard
LFI-NFP

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Denis Fégné
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Steevy Gustave
ECOS

Catherine Hervieu
ECOS

Sacha Houlié
SOC

Bastien Lachaud
LFI-NFP

Tristan Lahais
ECOS

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Jacques Oberti
SOC

Mathilde Panot
LFI-NFP

Pierre Pribetich
SOC

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Paul Vannier
LFI-NFP

Valérie Bazin-Malgras
DR

Théo Bernhardt
RN

Benoît Blanchard
HOR

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Brosse
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Lionel Duparay
DR

Jean-Luc Fugit
EPR

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

François Jolivet
HOR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christophe Marion
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Paul Midy
EPR

Christelle Minard
DR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Nicolas Ray
DR

Nicolas Tryzna
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député
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