Les députés ont rejeté une proposition de M. Dufosset visant à modifier la loi contre les fraudes sociales et fiscales. Cet amendement n'a reçu que 6 votes favorables contre 18 oppositions.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (une modification) à l'article 21 d'un projet de loi destiné à renforcer la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
• Le vote s'est déroulé le 27 février 2026 à l'Assemblée nationale avec une participation de 24 députés
• Résultat : rejet net avec 18 votes contre, 6 votes pour et aucune abstention
• Cette proposition n'a pas obtenu le soutien nécessaire pour être intégrée au texte de loi en première lecture
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à récupérer l'argent public perdu chaque année à cause de personnes ou entreprises qui ne paient pas correctement leurs impôts ou leurs cotisations sociales. Le Parlement examine en ce moment ce texte article par article, et les députés proposent des modifications appelées « amendements » pour le préciser ou le renforcer.
L'amendement n° 98 de M. Dufosset portait sur la partie du projet de loi consacrée aux procédures accélérées d'examen des dossiers de fraude — c'est-à-dire les mesures destinées à traiter plus rapidement les cas détectés plutôt que de les laisser s'accumuler dans les dossiers des administrations. L'amendement proposait une modification concrète à cette procédure, mais son contenu précis modifiait les modalités d'application de cet examen prioritaire.
Le vote du 27 février 2026 a rejeté cet amendement : seuls 6 députés ont voté en sa faveur, tandis que 18 ont voté contre. Cela signifie que la modification proposée par M. Dufosset ne sera pas intégrée au texte de loi, qui garde sa forme initiale sur ce point.
Ceux qui soutiennent le rejet de cet amendement considèrent que les procédures d'examen accélérées proposées dans le texte initial sont déjà suffisamment efficaces et que la modification aurait pu compliquer la mise en œuvre sans bénéfice réel. À l'inverse, parmi les députés ayant voté pour l'amendement — dont Jocelyn Dessigny et Marine Hamelet — l'argument était que cette modification aurait amélioré la rapidité ou l'efficacité des contrôles en matière de fraude. Ceux qui se sont opposés, comme Benoît Blanchard et Annie Vidal, estimaient que le texte actuel suffisait.
Sont directement concernés par ce vote les entreprises soupçonnées de fraude fiscale ou sociale, ainsi que les administrations en charge du contrôle (Direction générale des finances publiques, Agence centrale des organismes de sécurité sociale), puisque les procédures d'examen des dossiers affectent la rapidité du traitement administratif et des sanctions.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pour comprendre l'ensemble des mesures en cours de discussion, ainsi que les autres amendements examinés le même jour sur des articles connexes du projet de loi.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Benoît Blanchard
HOR

Anthony Brosse
EPR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Denis Fégné
SOC

Jean-Luc Fugit
EPR

Patrick Hetzel
DR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Nicolas Metzdorf
EPR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Jacques Oberti
SOC

Pierre Pribetich
SOC

Sophie Taillé-Polian
ECOS

Annie Vidal
EPR
Aucun député
Aucun député