Remplacer le juge d'instruction par un collège de trois magistrats pour ordonner un placement en détention provisoire.
l'amendement n° 332 de M. Coulomme après l'article 9 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
Dossier législatif
Justice criminelle et le respect des victimes
Vous examinez un vote sur une modification des règles de la détention provisoire en France. La détention provisoire est la décision de placer une personne en prison avant son procès, lorsqu'elle est accusée d'une infraction grave. Aujourd'hui, cette décision est prise par un seul juge d'instruction.
Ce vote s'inscrit dans le cadre du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes, qui vise à modifier plusieurs aspects du système judiciaire pour les crimes et délits graves.
L'amendement proposé par le député Sébastien Coulomme visait à remplacer le juge unique par un collège de trois juges pour décider du placement en détention provisoire. Concrètement, au lieu qu'un seul magistrat prenne cette décision, trois juges auraient dû se réunir pour l'examiner ensemble.
Cette mesure concernait spécifiquement les cas où un juge d'instruction ordonne une détention provisoire après un débat contradictoire, c'est-à-dire en présence du procureur, de l'accusé et de son avocat.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial est maintenu : un seul juge continuera à décider des placements en détention provisoire.
Cette décision impacte directement les personnes accusées d'infractions graves et placées en détention avant leur procès, ainsi que les magistrats chargés de ces dossiers.
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