Interdire l'utilisation des fichiers constitués pour des soins, des thérapies ou la recherche scientifique dans les procédures judiciaires.
l'amendement n° 77 de Mme Capdevielle et l'amendement identique suivant à l'article 3 du projet de loi sur la justice criminelle et le respect des victimes (première lecture).
Dossier législatif
Justice criminelle et le respect des victimes
Vous examinez un vote sur une modification du projet de loi relatif à la justice criminelle et au respect des victimes. Ce texte vise à changer les règles des procès pour les infractions graves, comme les crimes, afin d’accélérer les procédures et d’adapter les droits des victimes et des accusés. L’article 3 de ce projet traite spécifiquement de l’utilisation des bases de données génétiques dans les enquêtes judiciaires.
L’amendement adopté proposait d’ajouter une limite claire à l’utilisation des bases de données génétiques étrangères dans les enquêtes pénales. La mesure votée interdit désormais de sélectionner les bases de données constituées exclusivement ou principalement à des fins médicales, thérapeutiques ou de recherche scientifique. Cela signifie que les fichiers contenant des données génétiques recueillies pour soigner des patients ou mener des recherches ne pourront plus être utilisés par la justice pour identifier des suspects.
Cet amendement a été adopté par l’Assemblée nationale. Cela signifie que cette mesure entre en vigueur et sera intégrée au projet de loi. Les bases de données génétiques à visée médicale ou scientifique sont désormais exclues des enquêtes judiciaires.
Cette décision impacte directement les patients et les participants à des recherches scientifiques dont les données génétiques sont enregistrées dans des bases de données médicales ou scientifiques. Elle concerne également les enquêteurs et les magistrats, qui ne pourront plus accéder à ces fichiers dans le cadre de leurs investigations.
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