Les personnes condamnées pour usage détourné de protoxyde d'azote pourront suivre un stage sur ses risques sanitaires et sociaux, en plus des sanctions pénales.
l'amendement n° 290 de M. Saint-Pasteur après l'article 7 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure incluse dans un projet de loi qui vise à répondre rapidement aux troubles de l’ordre public, comme les manifestations ou les rassemblements perturbateurs. Ce projet de loi traite aussi des outils pour sanctionner ou prévenir certains comportements, notamment ceux liés à la consommation de substances.
L’amendement proposait d’ajouter une nouvelle catégorie de produits concernés par une peine existante : le stage de sensibilisation aux dangers de l’usage de produits stupéfiants. Ce stage, déjà prévu par le code pénal, devait être étendu aux personnes condamnées pour l’usage détourné de produits de consommation courante pour en obtenir des effets psychoactifs, comme le protoxyde d’azote (ou « gaz hilarant »).
Cette mesure a été adoptée. Cela signifie que le stage de sensibilisation pourra désormais porter sur les risques liés à la consommation de protoxyde d’azote ou d’autres produits détournés de leur usage initial.
- Pour :
Les partisans de l’amendement estiment que cette mesure permet d’orienter les personnes condamnées vers des dispositifs de prévention et de santé, comme les consultations pour jeunes consommateurs. Ils soulignent que cela complète la réponse pénale par une approche sanitaire, sans créer de nouvelle structure.
- Contre :
Les opposants considèrent que cette extension du stage de sensibilisation pourrait banaliser l’usage de ces produits ou diluer l’efficacité des sanctions existantes. Ils estiment que la priorité devrait rester sur la répression plutôt que sur la prévention dans ce cadre.
Cette décision impacte directement les personnes condamnées pour usage détourné de produits comme le protoxyde d’azote, qui pourront désormais être orientées vers un stage de sensibilisation aux risques sanitaires et sociaux liés à cette consommation.
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