Annuler la possibilité de fermer un commerce six mois en cas de nouvelle vente après une première fermeture d'un mois
l'amendement n° 458 de Mme Taurinya à l'article 7 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à donner plus de moyens aux autorités pour agir rapidement contre les troubles à l'ordre public. Ce texte concerne notamment les rassemblements, les occupations de lieux publics ou les comportements qui perturbent la sécurité et la tranquillité des habitants. L'amendement rejeté portait spécifiquement sur les sanctions contre les commerces vendant du protoxyde d'azote, un gaz détourné de ses usages légaux (comme en cuisine) pour des effets euphorisants.
L'amendement proposait de supprimer la possibilité pour l'administration d'ordonner une fermeture administrative de six mois pour un commerce qui vendrait à nouveau du protoxyde d'azote après une première fermeture d'un mois. Cette mesure visait à éviter que l'administration ne sanctionne elle-même la récidive, sans passer par un juge.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial est maintenu : l'administration pourra donc toujours ordonner une fermeture de six mois en cas de réitération de vente de protoxyde d'azote.
Le débat
- Pour :
- Les partisans de l'amendement estimaient que sanctionner la récidive sans intervention d'un juge était contraire aux droits et libertés, et que l'administration ne devait pas se substituer au pouvoir judiciaire.
- Ils soulignaient que la justice disposait déjà des outils pour condamner ces commerces, dans le respect des droits de la défense.
Cette décision impacte directement les commerces (épiceries, magasins de proximité, etc.) qui vendent du protoxyde d'azote, ainsi que les autorités administratives et judiciaires chargées de contrôler et sanctionner ces ventes.
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