La police et la gendarmerie pourraient fouiller bagages et véhicules près des frontières en cas de suspicion de vente ou transport illicite de protoxyde d'azote.
l'amendement n° 529 (rect.) de M. Magnier à l'article 7 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous assistez au vote d'un amendement dans le cadre d'une loi sur la sécurité publique. Ce projet de loi cherche à donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour agir rapidement contre les troubles à l'ordre public, comme les manifestations ou les occupations de lieux. L'amendement rejeté portait spécifiquement sur le protoxyde d'azote, un gaz utilisé à des fins récréatives et dont le trafic est considéré comme un problème de santé publique.
L'amendement visait à ajouter le trafic de protoxyde d'azote à la liste des infractions permettant des contrôles ciblés de véhicules et de bagages. Concrètement, cela aurait permis à la police et à la gendarmerie de fouiller des voitures ou des bagages, sur réquisition d'un procureur, dans les zones frontalières ou les points d'entrée en France (ports, aéroports). L'objectif était d'intercepter les cargaisons de protoxyde d'azote en provenance de l'étranger, notamment du Benelux, avant qu'elles n'atteignent les réseaux de revente en France.
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial de l'article 7 du projet de loi est maintenu sans modification.
Cette décision impacte directement les forces de police et de gendarmerie, qui ne disposeront pas de ce nouvel outil pour contrôler les véhicules et bagages dans le cadre de la lutte contre le trafic de protoxyde d'azote. Les réseaux de trafic et de revente de ce gaz ne seront pas soumis à cette mesure de contrôle supplémentaire aux frontières ou dans les zones à risque.