Créer un délit spécifique pour le recrutement ou l'utilisation de mineurs dans des réseaux de distribution de protoxyde d'azote à usage détourné, avec des peines aggravées pour les mineurs vulnérables.
l'amendement n° 677 de M. Boucard à l'article 7 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous êtes concerné par ce vote si vous suivez les débats sur la sécurité publique et la protection des mineurs. Le projet de loi discuté vise à donner plus de moyens aux forces de l’ordre pour répondre rapidement aux troubles à l’ordre public, comme les manifestations ou les occupations de lieux publics. L’amendement rejeté portait spécifiquement sur l’utilisation de mineurs dans des réseaux de distribution de protoxyde d’azote, un gaz détourné de son usage médical pour des effets psychoactifs.
L’amendement proposait de créer une nouvelle infraction pénale. Il visait à punir de quinze ans de prison et 500 000 euros d’amende toute personne qui recrute, emploie ou utilise un mineur pour des activités liées à la distribution de protoxyde d’azote à usage détourné. Cela incluait des actes comme le transport, le stockage ou la revente de ce gaz. Les peines étaient alourdies si le mineur était particulièrement vulnérable (en raison de son âge, d’un handicap ou d’une maladie, par exemple).
Cette mesure n’a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est donc maintenu sans cette disposition spécifique.
Cette décision impacte directement les mineurs susceptibles d’être recrutés par des réseaux de distribution de protoxyde d’azote, ainsi que les personnes qui organisent ou participent à ces réseaux. Les forces de l’ordre et les magistrats, chargés d’appliquer les lois pénales, sont également concernés par l’absence de cette nouvelle infraction.
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