Empêcher l'administration de bloquer un véhicule sans décision judiciaire, jusqu'à la fin d'une procédure pénale
le sous-amendement n° 983 de M. Bernalicis à l'amendement n° 897 du Gouvernement et aux amendements identiques suivants de rétablissement de l'article 8 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure liée à la lutte contre la fraude à l’immatriculation des véhicules. Le projet de loi vise à renforcer les outils pour empêcher les déclarations mensongères dans le système d’immatriculation (SIV), souvent utilisées pour dissimuler l’identité des propriétaires de véhicules ou faciliter des activités illégales comme le trafic de stupéfiants ou les vols.
L’article 8 de ce projet, supprimé puis proposé à nouveau, traite spécifiquement des sanctions contre les fausses déclarations lors de l’immatriculation d’un véhicule et des pouvoirs de l’administration pour suspendre la circulation de ces véhicules.
Le sous-amendement n° 983 proposait de supprimer la possibilité pour l’administration de suspendre immédiatement l’autorisation de circuler d’un véhicule dès qu’un procès-verbal constate une déclaration mensongère dans le système d’immatriculation. Cette suspension pouvait durer jusqu’à la fin de la procédure pénale, sans limite de temps fixée.
Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la mesure permettant à l’administration de suspendre l’autorisation de circuler d’un véhicule en cas de déclaration mensongère est maintenue dans le projet de loi.
Cette décision impacte directement les propriétaires de véhicules, notamment ceux dont l’immatriculation pourrait faire l’objet d’une déclaration mensongère, ainsi que les forces de l’ordre et les autorités administratives chargées de lutter contre la fraude.
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