Maintenir à 7 jours la validité d'une mise en demeure, limitée à la commune ou l'intercommunalité, sans extension au département.
l'amendement n° 104 de Mme Taurinya et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 5 undecies du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à modifier les règles en cas de troubles à l’ordre public, comme les occupations illégales de terrains. Ce vote concernait spécifiquement les conditions dans lesquelles les autorités peuvent ordonner l’évacuation forcée des personnes en résidence mobile, comme les gens du voyage, lorsqu’elles stationnent illégalement.
Les députés proposaient de supprimer un article du projet de loi qui prolongeait la durée de validité d’une mise en demeure d’évacuation. Aujourd’hui, une mise en demeure permet aux autorités d’ordonner à des personnes de quitter un terrain illégalement occupé. Si ces personnes reviennent dans la même commune ou intercommunalité dans les 7 jours, une nouvelle mise en demeure n’est pas nécessaire pour les expulser à nouveau.
La mesure clé rejetée : L’article 5 undecies étendait cette durée de 7 à 14 jours et élargissait le périmètre géographique où la mise en demeure reste valable. Elle pouvait désormais s’appliquer non seulement dans la commune ou l’intercommunalité d’origine, mais aussi dans l’ensemble du département, si le stationnement illégal portait atteinte à la salubrité, la sécurité ou la tranquillité publiques.
L’amendement de suppression a été rejeté par 32 voix contre 25. Cela signifie que l’article 5 undecies est maintenu dans le projet de loi : la durée de validité de la mise en demeure passe donc de 7 à 14 jours, et son périmètre d’application est élargi.
Cette décision impacte directement les personnes en résidence mobile, comme les gens du voyage, qui pourraient faire l’objet d’évacuations forcées plus fréquentes et sur un territoire plus large, sans nouvelle mise en demeure. Elle concerne également les autorités locales et les forces de l’ordre, qui disposeront d’un outil supplémentaire pour gérer les stationnements illégaux.
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