Un barème progressif sera fixé par décret pour adapter les sanctions pécuniaires aux ressources et charges des personnes sanctionnées.
l'amendement n° 108 de M. Bernalicis après l'article 5 quindecies du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure ajoutée au projet de loi qui vise à lutter contre les troubles à l’ordre public, comme les manifestations ou les occupations de lieux publics. Ce projet de loi donne plus de pouvoirs aux forces de l’ordre pour intervenir rapidement. L’amendement adopté porte sur la manière dont les amendes sont calculées pour les personnes sanctionnées.
L’amendement proposait d’introduire un système de modulation des amendes en fonction des revenus et des charges des personnes condamnées. Concrètement, une amende ne serait plus un montant fixe, mais varierait selon la capacité financière du contrevenant. Un décret devait fixer un barème progressif pour garantir que la sanction reste proportionnée. Le gouvernement devait aussi remettre un rapport au Parlement dans l’année suivant la promulgation de la loi pour évaluer ce mécanisme.
Cette mesure a été adoptée à une voix près. Cela signifie que le principe de modulation des amendes entre en vigueur dans le cadre de ce projet de loi.
Cette décision impacte directement les personnes verbalisées ou condamnées à une amende dans le cadre des troubles à l’ordre public couverts par cette loi, comme les participants à des manifestations ou des rassemblements non autorisés.