La suspension s'applique uniquement à la part des allocations correspondant au mineur condamné, pour une durée allant d'un mois à cinq ans selon la gravité de l'infraction.
l'amendement n° 150 de Mme Martin (Alpes-Maritimes) après l'article 5 quindecies du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Vous examinez un vote sur une mesure proposée dans le cadre d'un projet de loi sur la sécurité publique. Ce projet de loi vise à donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour agir rapidement contre les troubles à l'ordre public, comme les rassemblements illégaux ou les rodéos motorisés. L'amendement rejeté portait sur la responsabilité des parents en cas de condamnation de leur enfant mineur pour certaines infractions.
L'amendement proposait d'ajouter une nouvelle règle : en cas de condamnation définitive d'un mineur pour une infraction liée à des troubles à l'ordre public, une partie des allocations familiales perçues par les parents aurait été suspendue. Cette suspension aurait concerné uniquement la part des allocations calculée pour l'enfant condamné, afin de ne pas pénaliser les autres enfants de la famille. La durée de la suspension aurait varié selon la gravité de l'infraction, allant d'un mois pour une contravention mineure à cinq ans pour un crime.
Les parents auraient pu contester cette suspension devant un juge administratif s'ils prouvaient avoir tout mis en œuvre pour éviter que leur enfant ne commette une infraction (suivi scolaire, accompagnement éducatif, etc.).
Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu sans cette disposition.
Cette décision concerne directement les familles percevant des allocations familiales et dont un enfant mineur aurait pu être condamné pour des infractions liées à des troubles à l'ordre public. Elle impacte également les mineurs eux-mêmes, ainsi que les services sociaux et éducatifs chargés de leur accompagnement.
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