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Scrutin n° 8236 · Assemblée nationaleSuspendre une partie des allocations familiales en cas de condamnation d'un mineurTitre explicatif

Rejeté

La suspension s'applique uniquement à la part des allocations correspondant au mineur condamné, pour une durée allant d'un mois à cinq ans selon la gravité de l'infraction.

Titre officiel

l'amendement n° 150 de Mme Martin (Alpes-Maritimes) après l'article 5 quindecies du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

Amendement10 juillet 202652 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...

PJL 53980Adopté

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez un vote sur une mesure proposée dans le cadre d'un projet de loi sur la sécurité publique. Ce projet de loi vise à donner plus de moyens aux forces de l'ordre pour agir rapidement contre les troubles à l'ordre public, comme les rassemblements illégaux ou les rodéos motorisés. L'amendement rejeté portait sur la responsabilité des parents en cas de condamnation de leur enfant mineur pour certaines infractions.

Ce qui était proposé

L'amendement proposait d'ajouter une nouvelle règle : en cas de condamnation définitive d'un mineur pour une infraction liée à des troubles à l'ordre public, une partie des allocations familiales perçues par les parents aurait été suspendue. Cette suspension aurait concerné uniquement la part des allocations calculée pour l'enfant condamné, afin de ne pas pénaliser les autres enfants de la famille. La durée de la suspension aurait varié selon la gravité de l'infraction, allant d'un mois pour une contravention mineure à cinq ans pour un crime.

Les parents auraient pu contester cette suspension devant un juge administratif s'ils prouvaient avoir tout mis en œuvre pour éviter que leur enfant ne commette une infraction (suivi scolaire, accompagnement éducatif, etc.).

Le résultat du vote

Cette mesure n'a pas été retenue. Le texte initial du projet de loi est maintenu sans cette disposition.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans de l'amendement estimaient que cette mesure aurait renforcé la responsabilité des parents en les incitant à mieux surveiller et éduquer leurs enfants. Ils soulignaient que les allocations familiales, versées sans condition, ne tenaient pas compte des comportements délinquants des mineurs.
    • Ils considéraient que cette suspension, proportionnelle à la gravité de l'infraction, aurait été un outil supplémentaire pour lutter contre la délinquance des mineurs.
  • Contre :
    • Les opposants à l'amendement craignaient que cette mesure ne pénalise des familles déjà en difficulté, sans pour autant résoudre les causes profondes de la délinquance juvénile. Ils estimaient que les allocations familiales sont un droit social essentiel, indépendant du comportement des enfants.
    • Ils soulignaient que la suspension des aides financières pourrait aggraver la précarité des familles, sans garantie d'amélioration du comportement des mineurs.

Qui est concerné ?

Cette décision concerne directement les familles percevant des allocations familiales et dont un enfant mineur aurait pu être condamné pour des infractions liées à des troubles à l'ordre public. Elle impacte également les mineurs eux-mêmes, ainsi que les services sociaux et éducatifs chargés de leur accompagnement.

Positions des groupes parlementaires

Pour

RN91%(11)
DR100%(3)

Contre

SOC100%(4)
EPR100%(8)
LFI-NFP100%(15)
DEM100%(5)
HOR100%(3)
ECOS100%(2)
GDR100%(1)

Abstention

Aucun groupe

Pour

RN91%(11)
DR100%(3)

Contre

SOC100%(4)
EPR100%(8)
LFI-NFP100%(15)
DEM100%(5)
HOR100%(3)
ECOS100%(2)
GDR100%(1)
Résultat du vote
13
39
Pour: 13 (25.0%)
Contre: 39 (75.0%)
Abstention: 0 (0.0%)
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