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  4. Vote n°8248

Scrutin n° 8248 · Assemblée nationaleSupprimer la résiliation automatique des baux pour troubles aux abords du logementTitre explicatif

Rejeté

L'article L. 442-4-3 du code de la construction et de l'habitation, permettant l'expulsion pour des troubles liés au trafic de stupéfiants ou aux droits des voisins, serait abrogé.

Titre officiel

l'amendement n° 476 de Mme Taurinya à l'article 11 ter du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

Amendement10 juillet 202650 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...

PJL 53980Adopté

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez un vote sur une mesure liée à la gestion des troubles à l'ordre public dans les logements. Le projet de loi en discussion vise à apporter des réponses rapides aux problèmes de sécurité et de tranquillité dans les quartiers. L'amendement rejeté portait sur les règles d'expulsion des locataires en cas de troubles liés au trafic de stupéfiants.

Ce qui était proposé

L'amendement proposait de supprimer une règle existante qui permet d'expulser automatiquement un locataire si des troubles graves à l'ordre public (comme le trafic de stupéfiants) sont constatés aux abords de son logement. Cette règle donne aussi au préfet le pouvoir d'obliger le propriétaire à engager une procédure d'expulsion, ou de le faire à sa place si le propriétaire refuse.

Le résultat du vote

Cette mesure n'a pas été retenue. La règle actuelle, qui permet ces expulsions, reste donc en vigueur.

Le débat

  • Pour l'amendement (supprimer la règle) :
    • Les partisans estiment que cette règle cible les locataires vulnérables plutôt que les véritables responsables des trafics. Ils soulignent que des familles pourraient se retrouver à la rue sans lien direct avec les activités illégales.
    • Ils ajoutent que cette mesure ne réduit pas le trafic mais aggrave la précarité des habitants des quartiers concernés.
  • Contre l'amendement (maintenir la règle) :
    • Les opposants considèrent que cette règle est un outil nécessaire pour lutter contre les troubles à l'ordre public, notamment ceux liés au trafic de stupéfiants.
    • Ils estiment qu'elle permet d'agir rapidement pour protéger les autres habitants et les propriétaires des immeubles concernés.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les locataires des logements sociaux ou privés, en particulier dans les quartiers où des troubles liés au trafic de stupéfiants sont constatés. Elle concerne aussi les propriétaires et les préfets, qui conservent le pouvoir d'engager des procédures d'expulsion en cas de troubles aux abords des logements.

Pour plus de détails sur le projet de loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(14)
ECOS100%(3)
SOC100%(2)
GDR100%(1)

Contre

RN86%(7)
EPR100%(14)
DR100%(3)
HOR100%(2)
DEM100%(4)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(14)
ECOS100%(3)
SOC100%(2)
GDR100%(1)

Contre

RN86%(7)
EPR100%(14)
DR100%(3)
HOR100%(2)
DEM100%(4)
Résultat du vote
20
29
1
Pour: 20 (40.0%)
Contre: 29 (58.0%)
Abstention: 1 (2.0%)
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