Supprimer aussi le pouvoir du ministre de l’Intérieur de prolonger ces fermetures et l’abrogation automatique des permis d’exploitation
l'amendement n° 676 de Mme Taurinya après l'article 18 du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure liée à la fermeture administrative des établissements publics. Ce projet de loi vise à donner plus de moyens pour répondre rapidement aux troubles à l'ordre public, comme les rassemblements perturbateurs ou les trafics. L'amendement rejeté portait sur les règles encadrant ces fermetures.
Le code de la sécurité intérieure permet déjà aux autorités de fermer des lieux (bars, commerces, etc.) en cas de troubles graves, comme des trafics de drogue ou des violences. Ces fermetures peuvent être décidées sans jugement préalable, pour agir vite.
L'amendement demandait d'imposer une procédure contradictoire avant toute fermeture administrative d'un établissement. Concrètement :
- Le gérant ou le propriétaire aurait pu présenter ses arguments et se défendre avant la décision de fermeture.
- Les exceptions permettant d'éviter cette procédure (comme l'urgence) n'auraient plus été applicables.
Cette mesure n'a pas été retenue. Les fermetures administratives pourront continuer à être décidées sans audition préalable des gérants, comme c'est le cas aujourd'hui.
Cette décision impacte directement les gérants d'établissements publics (bars, commerces, salles de spectacle) susceptibles d'être fermés administrativement, ainsi que les autorités locales et nationales chargées de prendre ces décisions.
Pour en savoir plus sur le projet de loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens.