Un décret fixera la liste des structures habilitées à recevoir le courrier des témoins et victimes protégés, en remplacement des commissariats et gendarmeries.
le sous-amendement n° 1016 de M. Amirshahi à l'amendement n° 914 du Gouvernement et les amendements identiques suivants de rétablissement de l'article 24 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).
Dossier législatif
Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...
Les députés ont voté sur une mesure incluse dans un projet de loi qui traite des réponses aux troubles à l'ordre public, à la sécurité et à la tranquillité des citoyens. Ce projet de loi vise notamment à modifier la manière dont les victimes et les témoins d'infractions peuvent protéger leur adresse personnelle lors d'une procédure judiciaire.
L'article 24, initialement supprimé, proposait de transférer une mission administrative des commissariats et brigades de gendarmerie vers d'autres structures. Ce transfert concerne la domiciliation procédurale, c'est-à-dire la possibilité pour une victime ou un témoin de donner une adresse différente de son domicile réel pour recevoir les documents judiciaires (convocations, citations, etc.). Cela permet de protéger leur vie privée et leur sécurité en évitant que leur adresse personnelle ne soit connue des auteurs d'infractions.
Le sous-amendement adopté modifie le texte initial de l'article 24. Il ajoute que le décret qui fixera la liste des nouvelles structures habilitées à gérer cette domiciliation devra aussi prévoir des garanties en matière de confidentialité, de fiabilité et d'accompagnement des personnes concernées.
Concrètement, cela signifie que les structures désignées (comme des associations) devront respecter des règles strictes pour protéger les données des victimes et des témoins, assurer la bonne transmission des documents judiciaires et offrir un soutien adapté.
Ce sous-amendement a été adopté. Cela signifie que la mesure entre en vigueur : les commissariats et brigades de gendarmerie ne seront plus les seules structures à pouvoir gérer la domiciliation des victimes et témoins. D'autres structures, désignées par décret, pourront le faire, sous réserve de respecter les garanties ajoutées par ce vote.
Cette décision impacte directement les victimes et les témoins d'infractions qui souhaitent protéger leur adresse personnelle lors d'une procédure judiciaire, ainsi que les forces de l'ordre et les structures (associations, etc.) qui pourraient être désignées pour gérer cette domiciliation à l'avenir.
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