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Scrutin n° 8272 · Assemblée nationaleTester pendant deux ans la domiciliation des victimes hors commissariatsTitre explicatif

Rejeté

Permettre aux victimes de déclarer une adresse administrative dans des structures associatives ou spécialisées, désignées par décret, au lieu des commissariats ou brigades de gendarmerie, jusqu'au 31 décembre 2027

Titre officiel

le sous-amendement n° 1017 de M. Amirshahi à l'amendement n° 914 du Gouvernement et les amendements identiques suivants de rétablissement de l'article 24 (supprimé) du projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l'ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens (première lecture).

Amendement10 juillet 202645 votants17ᵉ législature (depuis 2024)Sécurité et justiceVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranqui...

PJL 53980Adopté

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Les députés ont voté sur une mesure liée à la protection des victimes et des témoins dans les procédures judiciaires. Aujourd’hui, ces personnes peuvent utiliser l’adresse d’un commissariat ou d’une brigade de gendarmerie comme domicile officiel pour recevoir leur courrier judiciaire. Cela permet de cacher leur adresse personnelle et de les protéger, par exemple contre des représailles. Le projet de loi propose de modifier cette règle pour transférer cette mission à d’autres structures, comme des associations.

Ce qui était proposé

Le sous-amendement n°1017 proposait de limiter dans le temps la mesure de transfert de la domiciliation des victimes. Concrètement, il suggérait d’abroger (supprimer) le dispositif à partir du 31 décembre 2027, soit après une période d’un peu plus d’un an. Cela aurait transformé la mesure en une expérimentation temporaire, plutôt qu’une réforme définitive.

Le résultat du vote

Ce sous-amendement a été rejeté. Cela signifie que la mesure initiale, qui prévoit de transférer définitivement la domiciliation des victimes vers d’autres structures, reste inchangée pour l’instant.

Le débat

  • Pour :
    • Les partisans du sous-amendement estimaient que le transfert de cette mission vers des associations n’était pas suffisamment préparé. Ils soulignaient que ces structures manquaient de moyens financiers et de couverture territoriale pour assurer cette tâche correctement.
    • Ils craignaient aussi que cette réforme ne fragilise la confidentialité des données des victimes ou ne complique leur accès aux services judiciaires.
  • Contre :
    • Les opposants au sous-amendement considéraient que le transfert de la domiciliation vers des structures spécialisées était une solution nécessaire pour soulager les forces de police et de gendarmerie. Ces dernières consacrent aujourd’hui beaucoup de temps à cette mission administrative, au détriment de leurs autres missions.
    • Ils estimaient que cette mesure permettrait de mieux protéger les victimes en les orientant vers des structures plus adaptées à leur accompagnement.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les victimes et les témoins qui souhaitent protéger leur adresse personnelle lors d’une procédure judiciaire, ainsi que les forces de police, les gendarmes et les associations qui pourraient être chargées de cette mission à l’avenir.

Pour en savoir plus sur le projet de loi : Projet de loi visant à offrir des réponses immédiates aux phénomènes troublant l’ordre public, la sécurité et la tranquillité de nos concitoyens.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(15)
ECOS100%(2)

Contre

EPR100%(10)
DR100%(1)
DEM100%(5)
SOC100%(1)
HOR100%(2)
RN100%(9)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(15)
ECOS100%(2)

Contre

EPR100%(10)
DR100%(1)
DEM100%(5)
SOC100%(1)
HOR100%(2)
RN100%(9)
Résultat du vote
17
28
Pour: 17 (37.8%)
Contre: 28 (62.2%)
Abstention: 0 (0.0%)
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