Affaires judiciaires — La France insoumise
La France insoumise est associé à 27 affaires judiciaires impliquant 16 élus ou anciens élus. 9 condamnations, 15 procédures en cours.
Jean-Luc Mélenchon
5 affaires
Sébastien Delogu
2 affaires
Raphaël Arnault
2 affaires
Sophia Chikirou
2 affaires
Adrien Quatennens
2 affaires
Bastien Lachaud
2 affaires
Ersilia Soudais
2 affaires
Andy Kerbrat
2 affaires
Andrée Taurinya
1 affaire
Mathilde Panot
1 affaire
Éric Coquerel
1 affaire
Manuel Bompard
1 affaire
Aurélien Taché
1 affaire
Élisa Martin
1 affaire

Rima Hassan
1 affaire
Carlos Martens Bilongo
1 affaire
Sébastien Delogu, député LFI des Bouches-du-Rhône et candidat à la mairie de Marseille, sera jugé le 9 juin 2026 devant le tribunal correctionnel de Marseille pour recel de biens provenant d'un vol, divulgation d'informations personnelles exposant à un risque d'atteinte à la personne, et atteinte au secret des correspondances. Les faits remontent au 24 septembre 2024, lorsque le député a diffusé sur son compte Instagram des documents privés appartenant à Isidore Aragones, avocat à la retraite et ancien président du CRIF Marseille, alors éphémère président du conseil d'administration de Laser Propreté. Ces documents, volés lors d'une intrusion de syndicalistes CGT dans le bureau de M. Aragones le 19 septembre 2024 dans le contexte d'un conflit social, contenaient des informations sur ses voyages en Israël et au Brésil ainsi que des projets financiers personnels. Le domicile et la permanence parlementaire de Sébastien Delogu ont été perquisitionnés en mai 2025, et il a été entendu par les enquêteurs. Sa défense conteste les qualifications juridiques retenues et affirme qu'il n'avait pas connaissance de l'origine frauduleuse des documents.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 5 mai 2025, le tribunal correctionnel de Saint-Étienne condamne Andrée Taurinya, députée La France Insoumise de la deuxième circonscription de la Loire, pour diffamation envers Gerbert Rambaud, vice-président de Debout la France. Les faits remontent au 4 juillet 2024, durant les élections législatives, lorsqu'elle avait publié sur le réseau social X un message qualifiant Gerbert Rambaud de "candidat RN antisémite de la Loire qui parle d'un grand complot juif". Le tribunal a estimé que les propos tenus par Gerbert Rambaud en 2020 sur X ne justifiaient pas le qualificatif d'antisémite et que la députée avait admis ne pas avoir vérifié ses informations, se limitant à la lecture d'un article et à la rumeur populaire. Andrée Taurinya écope d'une amende de 2 000 euros avec sursis et doit verser 4 450 euros de dommages et intérêts à Gerbert Rambaud. La députée a annoncé faire appel du jugement.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Raphaël Arnault a été condamné pour des violences volontaires en réunion remontant à 2021. Le tribunal correctionnel de Lyon l'a condamné en février 2022 à 4 mois de prison avec sursis. Après avoir interjeté appel, la condamnation est devenue définitive en 2025, comme confirmé par l'article du Figaro qui indique que "le député élu sous la bannière du parti désormais classé à l'extrême gauche du champ politique a été définitivement condamné à 4 mois de prison avec sursis au chef de violences volontaires en réunion". Raphaël Arnault, fondateur de la Jeune Garde et collaborateur parlementaire d'un élu du Vaucluse puis député de la première circonscription du Vaucluse sous la bannière LFI, a toujours démenti les faits.
Le 10 mars 2023, lors d'un blocus lycéen dans le contexte de la contestation de la réforme des retraites, Sébastien Delogu intervient devant le lycée Saint-Exupéry de Marseille après avoir vu, selon ses dires, un lycéen maintenu à terre par des membres de la direction. Un échange virulent s'ensuit avec le proviseur adjoint et la conseillère principale d'éducation (CPE), à qui le député aurait donné des coups de pied, causant une journée d'ITT pour chacun. Le 14 février 2025, le tribunal correctionnel de Marseille le condamne pour violences aggravées et refus de relevé d'empreintes digitales à 5 000 euros d'amende et 1 600 euros d'indemnités aux parties civiles (300 euros par victime pour préjudice physique, 300 euros pour préjudice moral, et 1 000 euros de frais de justice). Son avocat annonce immédiatement son intention de faire appel, contestant la culpabilité du député.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 23 avril 2024, Mathilde Panot, présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, est convoquée par la police judiciaire de Paris dans le cadre d'une enquête pour apologie du terrorisme. Cette enquête fait suite à un communiqué publié par son groupe parlementaire le 7 octobre 2023, jour de l'attaque du Hamas contre Israël, qui mettait en parallèle cette attaque qualifiée d'« offensive armée de forces palestiniennes » et « l'intensification de la politique d'occupation israélienne ». Elle est entendue le 30 avril 2024 par la police judiciaire. La plainte à l'origine de cette enquête a été déposée par l'Organisation juive européenne (OJE). L'enquête a finalement été classée sans suite en janvier 2025.
Sophia Chikirou, députée LFI de Paris et ancienne directrice de communication de Jean-Luc Mélenchon, a été mise en examen le 24 septembre 2024 pour escroquerie aggravée, abus de biens sociaux et recel d'abus de confiance. Elle est soupçonnée d'avoir surfacturé, via son agence de communication Mediascop, des prestations lors de la campagne présidentielle de 2017. La Commission nationale des comptes de campagne avait signalé 54 600 euros facturés par Mediascop, dont 35 250 euros avaient été retranchés pour écarts significatifs tarifaires. L'enquête, ouverte en avril 2018 après les signalements de la CNCCFP et de Tracfin, a donné lieu à des perquisitions spectaculaires en octobre 2018. Sophia Chikirou conteste fermement les faits et dénonce un acharnement judiciaire.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Sophie Tissier accuse Éric Coquerel de faits pouvant s'apparenter à une agression sexuelle datant du 23 août 2014 à Grenoble, lors d'une soirée dansante où il aurait eu des "gestes appuyés", effleurant ses fesses et la prenant par la taille et les hanches avec insistance. Elle dépose une première plainte en juillet 2022 pour agression et harcèlement sexuels, juste après la nomination de Coquerel à la présidence de la commission des Finances de l'Assemblée nationale. Éric Coquerel est entendu en audition libre et l'enquête est classée sans suite en février 2023 par le parquet de Paris pour "infraction insuffisamment caractérisée". Sophie Tissier dépose une nouvelle plainte avec constitution de partie civile le 21 juin 2024, visant à obtenir la désignation d'un juge d'instruction. L'affaire s'inscrit dans un contexte de critiques sur la gestion par LFI des accusations de violences sexuelles, Éric Coquerel ayant reçu le soutien de Jean-Luc Mélenchon.
Le 13 décembre 2022, le député Adrien Quatennens (LFI) a été condamné par le tribunal judiciaire de Lille à quatre mois de prison avec sursis et 2 000 euros de dommages et intérêts pour préjudice moral, dans le cadre d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (plaider-coupable). Il a été reconnu coupable de violences sans incapacité commises par conjoint entre octobre et décembre 2021 (une gifle) et d'envoi régulier et malveillant de messages à son ex-épouse par SMS et WhatsApp entre août et septembre 2022. Son épouse avait dénoncé des violences physiques et psychologiques exercées depuis plusieurs années, évoquant les colères et crises de son mari. Suite à cette condamnation, le groupe LFI-Nupes l'a radié pour quatre mois (jusqu'au 13 avril 2023), conditionnant son retour à un stage de responsabilisation sur les violences faites aux femmes.
Le 11 janvier 2022, Jean-Luc Mélenchon a été condamné par le tribunal correctionnel de Paris pour injure publique et diffamation envers Radio France. Le chef de file de La France insoumise avait traité en octobre 2018 les journalistes de la cellule investigation de Franceinfo d'«abrutis», de «menteurs» et de «tricheurs» dans une vidéo Facebook, après la diffusion d'une enquête sur des soupçons de surfacturation lors de sa campagne présidentielle de 2017. Il a été condamné à 500 euros d'amende avec sursis et 3 000 euros de dommages et intérêts à verser à Radio France. Son avocat, Matthieu Davy, a annoncé faire appel de cette décision.
Présomption d'innocence : affaire en cours
En novembre 2016, Jean-Luc Mélenchon, alors candidat à la présidentielle, a publié un billet sur son blog "L'ère du peuple" dans lequel il qualifiait Paulo Paranagua, journaliste spécialiste de l'Amérique latine au Monde, d'"assassin repenti". Le journaliste a déposé plainte en février 2017. Le 24 septembre 2021, le tribunal correctionnel de Paris a condamné Jean-Luc Mélenchon pour diffamation publique à une amende de 500 euros avec sursis, ainsi qu'à verser 1000 euros de dommages et intérêts et 3500 euros au titre des frais de procédure. En juin 2022, la condamnation a été confirmée en appel.
Le 22 septembre 2021, Bastien Lachaud, député LFI de Seine-Saint-Denis, est mis en examen pour prêt illicite de main-d'œuvre, faux, escroquerie et tentative d'escroquerie dans le cadre de l'enquête judiciaire sur les comptes de la campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon en 2017. Il était salarié et trésorier de l'association L'Ère du Peuple qui l'a rétribué 29 000 euros brut en treize mois, prestation facturée pour près de 130 000 euros au mandataire de campagne, permettant à l'association de dégager une marge de 59 à 66%. La Commission nationale des comptes de campagne avait relevé une différence de 152 688 euros entre les salaires versés et les montants facturés, refusant de rembourser cette marge et signalant les faits à la justice. Le 16 juin 2022, la chambre de l'instruction de la cour d'appel de Paris confirme sa mise en examen et rejette sa requête en annulation des poursuites.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 16 octobre 2018, lors d'une perquisition menée par des policiers et magistrats au siège de La France insoumise dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne 2017 et les emplois d'assistants d'eurodéputés, Jean-Luc Mélenchon s'est opposé aux forces de l'ordre. Il a bousculé un représentant du parquet et un policier, appelé ses lieutenants à "enfoncer la porte" pour entrer dans les locaux et proféré des déclarations comme "la République c'est moi" et "ma personne est sacrée". Le 9 décembre 2019, le tribunal correctionnel de Bobigny l'a condamné à trois mois d'emprisonnement avec sursis et 8 000 euros d'amende pour "rébellion, provocation directe à la rébellion et intimidation envers des magistrats et des dépositaires de l'autorité publique". Jean-Luc Mélenchon a déclaré porter cette condamnation comme "une décoration de rebelle" et a laissé entendre qu'il ne ferait pas appel.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 16 octobre 2018, lors d'une perquisition menée par l'OCLCIFF dans les locaux de La France insoumise à Paris dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne 2017 et les emplois présumés fictifs au Parlement européen, Bastien Lachaud participe à des altercations avec les forces de l'ordre et la magistrature. Le député de Seine-Saint-Denis est poursuivi pour rébellion, provocation et actes d'intimidation. Après un procès en septembre 2019 au tribunal correctionnel de Bobigny, il est condamné le 9 décembre 2019 à une amende de 6 000 euros. Jean-Luc Mélenchon, également présent lors de la perquisition, a été condamné dans la même affaire à trois mois de prison avec sursis et 8 000 euros d'amende.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Lors d'une perquisition menée le 16 octobre 2018 par l'OCLCIFF dans les locaux de La France insoumise dans le cadre d'enquêtes sur les comptes de campagne 2017 et les emplois fictifs au Parlement européen, Manuel Bompard s'oppose aux forces de l'ordre aux côtés de Jean-Luc Mélenchon et d'autres cadres du mouvement. Un procès en correctionnelle se tient en septembre 2019 au tribunal correctionnel de Bobigny pour actes d'intimidation contre l'autorité judiciaire et rébellion commise en réunion. Le 9 décembre 2019, Manuel Bompard, alors eurodéputé, est condamné à une amende de 7 000 euros. Cinq autres membres de LFI sont jugés dans la même affaire, dont Jean-Luc Mélenchon condamné à trois mois avec sursis et 8 000 euros d'amende, tandis qu'Alexis Corbière est relaxé.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Jean-Luc Mélenchon a été condamné en première instance par le tribunal de Paris pour l'insuffisance des mentions légales de son site internet melenchon.fr. Cette affaire fait suite à la plainte de Paulo Paranaguá, journaliste du Monde, qui avait attaqué le dirigeant de La France insoumise pour l'absence à l'époque de mentions légales sur son site, notamment l'absence du nom d'un directeur de publication jusqu'en 2017. Les juges ont considéré cette absence comme une « faute » et relevé des « manquements à la loi ». Cette omission avait empêché le journaliste d'engager une procédure au civil pour diffamation. Jean-Luc Mélenchon a été condamné à verser un euro symbolique de dommages et intérêts ainsi que 2000 euros pour les frais de justice.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 21 décembre 2023, Aurélien Taché est condamné par le conseil des prud'hommes de Paris à payer près de 10 000 euros à son ex-assistante parlementaire pour violation du droit du travail. Il ne s'était pas présenté au procès.
Le 20 février 2025, l'écrivain franco-israélien Marco Koskas publie un billet dans la Tribune Juive dans lequel il écrit vouloir "foutre une balle dans la tête" de la députée insoumise Ersilia Soudais, d'Eric Coquerel et "toute la mélenchonie". Le texte, désormais supprimé du site, ajoute qu'il n'aurait "jamais assez de balles pour dézinguer tous ces affreux" ni "de revolver non plus". Suite à ces menaces publiques, Ersilia Soudais et Eric Coquerel annoncent le 26 février 2025 déposer plainte contre l'auteur. Ersilia Soudais déplore que de telles menaces soient devenues "tristement banales dans une société qui s'enfonce de plus en plus dans le fascisme".
Présomption d'innocence : affaire en cours
En janvier 2026, Ersilia Soudais est condamnée aux prud'hommes pour inégalité de traitement. Elle aurait privilégié son compagnon, un étudiant étranger avec lequel elle entretenait une relation intime depuis un voyage en Jordanie en 2024, au détriment d'une attachée parlementaire dont le CDI avait pris fin en pleine période d'essai.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 13 décembre 2022, Gérald Darmanin, ministre de l'Intérieur, annonce porter plainte en diffamation contre Adrien Quatennens, député La France insoumise du Nord. Cette action fait suite aux propos tenus par Quatennens dans une interview à La Voix du Nord, où il affirme que sa condamnation pour violences conjugales aurait été « orchestrée depuis le ministère de l'Intérieur » et que les fuites de la procédure seraient d'origine politique. Darmanin qualifie ces accusations de « propos calomnieux » et dépose plainte le 14 décembre 2022. Le ministre réfute catégoriquement toute implication de son ministère dans la procédure judiciaire visant Quatennens et défie ce dernier de publier ses preuves.
Présomption d'innocence : affaire en cours
En juillet 2017, à la suite d'un signalement de la députée européenne Sophie Montel (alors FN), le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur les conditions d'emploi d'assistants parlementaires européens de Jean-Luc Mélenchon, eurodéputé entre 2009 et 2017. Une information judiciaire est ouverte en novembre 2018 pour détournements de fonds publics, abus de confiance et recel. En mai 2022, deux anciens assistants (Laurent Maffeïs et Aigline de Causans) sont placés sous le statut de témoin assisté, indiquant l'absence d'indices graves et concordants à leur encontre. Selon un rapport de l'Office européen de lutte antifraude (OLAF), le préjudice s'élèverait à 500 000 euros. À ce jour, aucune mise en examen n'a été prononcée dans ce dossier qui, selon les sources, "s'étire en longueur".
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le 5 juin 2024, le parquet de Grenoble a ouvert une enquête préliminaire pour "concussion" et "recel de ce délit" visant Éric Piolle, maire EELV de Grenoble, et Élisa Martin, députée LFI et ex-première adjointe. L'affaire repose sur les accusations d'Enzo Lesourt, ancien collaborateur au cabinet du maire, qui affirme avoir obtenu en 2016 une augmentation de 600 euros mensuels à condition de rétrocéder 400 euros par mois en liquide à Élisa Martin. Au total, 16 800 euros auraient été versés sur trois ans et demi. Le 24 mars 2025, l'enquête a été délocalisée au parquet de Valence pour garantir l'impartialité. Plusieurs personnes ont déjà été entendues, mais Élisa Martin et Éric Piolle n'auraient pas encore été auditionnés selon les sources. Élisa Martin a déclaré avoir été "abasourdie" par ces accusations et avoir pris un avocat.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Le député LFI de Loire-Atlantique Andy Kerbrat, âgé de 34 ans, est soupçonné d'avoir utilisé son avance de frais de mandat (AFM) pour des dépenses personnelles, incluant potentiellement l'achat de stupéfiants. Selon Mediapart, il aurait effectué des virements de son compte AFM vers son compte personnel pour environ 25 000 euros, dans un contexte d'addiction à des drogues de synthèse. Le député reconnaît avoir "fait n'importe quoi" avec ses frais de mandat et affirme avoir remboursé les dépenses interdites. La présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a saisi le déontologue de l'institution le 15 novembre 2024 pour un contrôle de ses dépenses et indiqué qu'elle saisirait la justice si les faits étaient avérés. Une association anti-corruption a déposé plainte contre le député, qui est actuellement visé par une procédure judiciaire pour usage de stupéfiants et en arrêt maladie.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Andy Kerbrat, député La France Insoumise de Loire-Atlantique, est interpellé en flagrant délit mi-octobre 2024 lors de l'achat de 1,35 gramme de 3-MMC (drogue de synthèse) à un mineur dans le métro parisien. L'élu reconnaît immédiatement les faits et sa consommation régulière de drogue, qu'il lie à des problèmes d'addiction et à des pratiques de chemsex, débutées fin 2022 après le décès de sa mère. Une enquête de Mediapart révèle en novembre 2024 qu'il aurait utilisé son avance de frais de mandat (AFM) pour effectuer des retraits et virements vers son compte personnel à hauteur d'environ 25 000 euros en 2023, qu'il affirme avoir remboursés. Le député, actuellement en arrêt maladie, est poursuivi pour usage de stupéfiants et fait l'objet d'une saisine du déontologue de l'Assemblée nationale concernant l'usage présumé de fonds publics.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Rima Hassan, eurodéputée, a décidé de porter plainte contre l'animateur Arthur pour diffamation. Ce dernier l'avait accusée sur les réseaux sociaux de faire l'apologie du terrorisme et l'avait qualifiée d'antisémite. Ces accusations font suite à une polémique autour d'un extrait vidéo de neuf secondes où Rima Hassan aurait répondu "vrai" à la question "Le Hamas mène une action légitime ?". L'affaire s'inscrit dans un contexte de tensions liées au conflit israélo-palestinien et aux prises de position publiques de l'eurodéputée.
Présomption d'innocence : affaire en cours
Sophia Chikirou, députée et candidate LFI à la mairie de Paris, sera jugée le 12 mai 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour escroquerie. Elle est soupçonnée d'avoir tenté en juillet 2018 de tromper la banque Crédit du Nord au préjudice de la société Le Média, en se présentant comme présidente de la société alors qu'elle n'avait plus cette qualité, et d'avoir demandé des virements pour plus de 67 000 euros qui n'ont finalement pas abouti faute de fonds suffisants. Elle est également poursuivie pour soustraction frauduleuse de deux formules de chèque. L'enquête a été menée par la section financière de la Juridiction nationale de lutte contre la criminalité organisée (Junalco). Sophia Chikirou conteste ces accusations et dénonce un procès à visée politique, affirmant qu'un accord entre les deux sociétés a été conclu depuis et qu'il n'y a plus de plaignant ni de préjudice.
Présomption d'innocence : affaire en cours
En mai 2023, le parquet de Pontoise ouvre une enquête préliminaire mi-avril visant le député LFI Carlos Martens Bilongo pour blanchiment de fraude fiscale, abus de biens sociaux et manquement de déclaration à la HATVP. L'enquête fait suite à un signalement de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy, qui aurait identifié des flux bancaires irréguliers sur la période 2018-2022. Le député est soupçonné d'avoir dissimulé environ 200 000 euros aux autorités, notamment par la minoration du chiffre d'affaires d'une de ses sociétés (Espace Code) et l'encaissement de virements et d'espèces alors qu'il déclarait ne toucher aucune rémunération de ses sociétés. Tracfin signale également un compte non-déclaré à l'étranger, que le député conteste, évoquant uniquement l'utilisation de l'application Revolut. L'enquête est classée sans suite en janvier 2025, concluant à l'absence d'infraction.
Le 20 juin 2024, Alice Cordier, militante du collectif identitaire Némésis, a déposé une plainte contre Raphaël Arnault, candidat LFI aux législatives et fondateur de la Jeune Garde, pour menaces de mort. Selon les informations publiées par Le Figaro et Europe 1, elle accuse le député d'avoir proféré des menaces de mort à son encontre lors d'un incident survenu le 16 octobre 2023, huit mois avant le dépôt de plainte. Les articles confirment l'existence de cette plainte dans un contexte plus large de plusieurs plaintes visant Raphaël Arnault et la Jeune Garde pour violences et menaces. Raphaël Arnault bénéficie de la présomption d'innocence, et les propos auraient selon certaines sources été sortis de leur contexte.
Présomption d'innocence : affaire en cours