Créer des peines d’emprisonnement et d’amendes pour les accès illégaux aux zones portuaires, aux terminaux conteneurs et aux survols de drones.
l'amendement n° 395 rectifié de M. Boucard à l'article 22 de la proposition de loi visant à sortir la France du piège du narcotrafic (première lecture).
Dossier législatif
Sortir la France du piège du narcotrafic
Les députés ont voté sur une modification d'une loi qui vise à renforcer les mesures contre le trafic de drogue en France. Cette loi cherche à mieux contrôler les accès aux ports, où des trafics peuvent être organisés. L'amendement adopté concerne spécifiquement les sanctions pour les intrusions ou les autorisations illégales dans les zones portuaires sensibles.
L'amendement proposait de créer ou renforcer des sanctions pénales pour plusieurs situations liées aux ports :
- Punir de deux ans de prison et 30 000 € d'amende l'exploitant d'un port qui autorise l'accès à une installation sans vérifier les antécédents de la personne (enquête administrative obligatoire).
- Sanctionner d'un an de prison et 15 000 € d'amende toute intrusion ou tentative d'intrusion dans une zone à accès restreint d'un port, ou dans une zone où des conteneurs commerciaux sont manipulés.
- Établir des peines graduées selon le type d'installation portuaire concernée : six mois de prison pour les zones à risques élevés sans accès restreint, et deux mois pour les autres installations.
- Interdire et punir le survol non autorisé de drones au-dessus des ports, avec une peine d'un an de prison et 15 000 € d'amende. Cette peine est doublée (deux ans et 30 000 €) si le drone est équipé pour filmer ou capter des données au-dessus des zones de conteneurs.
L'amendement a été adopté par 47 voix pour et 22 contre. Ces nouvelles sanctions entrent donc en vigueur et s'appliqueront une fois la loi promulguée.
Cette décision impacte directement les exploitants de ports, les personnes travaillant ou circulant dans ces zones, ainsi que les utilisateurs de drones. Les forces de l'ordre et les tribunaux seront également chargés d'appliquer ces nouvelles sanctions.
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