Les députés ont voté pour adopter l'article 2 de la proposition de loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État.
Points clés :
• La proposition de loi vise à moderniser la façon dont l'État gère ses bâtiments et terrains.
• L'article 2 en particulier a été examiné et approuvé par 67 députés, avec 16 votes contre et 1 abstention.
• Cette loi permettra de rationaliser et optimiser la gestion du patrimoine immobilier public.
• Le vote s'est déroulé à l'Assemblée nationale, la chambre basse du Parlement français.
L'État français possède un très grand nombre de bâtiments et de terrains dispersés un peu partout en France : des préfectures, des bureaux ministériels, des locaux administratifs, des casernes, des terrains sans utilité immédiate. Depuis longtemps, certains de ces bâtiments sont mal entretenus, sous-utilisés, ou occupent des espaces qui pourraient servir à autre chose. La proposition de loi visant à moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État cherche à mettre de l'ordre dans cette situation.
L'article 2 de cette proposition de loi, que les députés ont examiné le 28 janvier 2026, porte sur les modalités concrètes permettant à l'État de vendre plus facilement ses bâtiments et terrains inutilisés, et de louer ou mettre à disposition ses biens à des entreprises, associations, ou collectivités. Concrètement, cela signifie que les règles administratives actuelles, souvent très complexes, seraient simplifiées pour accélérer la vente de propriétés publiques devenues inutiles et pour permettre à l'État de générer des revenus en louant ses espaces à des tiers. L'argent récolté par ces ventes servirait ensuite à rénover et entretenir les bâtiments publics que l'État souhaite conserver.
Les députés ont adopté cet article par 67 voix pour, 16 contre et 1 abstention. Cela signifie que cette partie de la proposition de loi progresse dans la procédure législative et que ces nouvelles règles, si le texte complet est finalement adopté, entreront en vigueur. Vous pouvez consulter le dossier législatif complet pour suivre l'évolution de ce projet.
Les partisans de cette mesure, comme Olivia Grégoire et Thomas Cazenave, soutiennent que simplifier la gestion du patrimoine immobilier public permettra à l'État de mieux utiliser ses ressources financières, de réduire les dépenses de maintenance des bâtiments vides, et de dégager des fonds pour investir dans la rénovation des bâtiments publics qui en ont besoin. Selon eux, cette modernisation rendrait l'administration plus efficace et réduirait les gaspillages. À l'inverse, les opposants, comme Sylvain Carrière, craignent que cette facilitation des ventes et des locations débouche sur un démantèlement progressif du patrimoine public, que des biens importants soient vendus trop rapidement ou à bas prix, ou que l'État perde le contrôle de certaines ressources stratégiques. Ils redoutent également que les associations et organismes d'intérêt public ne puissent pas accéder aux mêmes biens que des entreprises à but lucratif.
Cette mesure concerne directement les administrations publiques, les ministères, les collectivités territoriales, et potentiellement les entreprises, associations et organisations qui pourraient louer ou occuper des biens de l'État auparavant inaccessibles ou très difficiles à louer.
Dossier législatif
Moderniser la gestion du patrimoine immobilier de l'État

Alexandre Allegret-Pilot
UDR

Pieyre-Alexandre Anglade
EPR

Géraldine Bannier
DEM

Fabrice Barusseau
SOC

Karim Benbrahim
SOC

Christophe Blanchet
DEM

Pascale Bordes
RN

Florent Boudié
EPR

Anthony Brosse
EPR

Françoise Buffet
EPR

Pierre-Henri Carbonnel
UDR

Michel Castellani
LIOT

Thomas Cazenave
EPR

Geneviève Darrieussecq
DEM

Romain Daubié
DEM

Edwige Diaz
RN

Sandrine Dogor-Such
RN

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Sophie Errante
NI

Auguste Evrard
RN

Olivier Fayssat
UDR

Thierry Frappé
RN

Yoann Gillet
RN

José Gonzalez
RN

Perrine Goulet
DEM

Olivia Grégoire
EPR

Monique Griseti
RN

Jordan Guitton
RN

Stéphane Hablot
SOC

Marine Hamelet
RN

Timothée Houssin
RN

Catherine Ibled
EPR

François Jolivet
HOR

Tiffany Joncour
RN

Sylvie Josserand
RN

Guillaume Kasbarian
EPR

Amélia Lakrafi
EPR

Sandrine Lalanne
EPR

Michel Lauzzana
EPR

Gisèle Lelouis
RN

Bartolomé Lenoir
UDR

Katiana Levavasseur
RN

Julien Limongi
RN

Christine Loir
RN

Marie-France Lorho
RN

Philippe Lottiaux
RN

Véronique Louwagie
DR

Claire Marais-Beuil
RN

Jean-Paul Mattei
DEM

Kévin Mauvieux
RN

Sophie Mette
DEM

Paul Midy
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Louise Morel
DEM

Jacques Oberti
SOC

Maud Petit
DEM

Lisette Pollet
RN

Stéphane Rambaud
RN

Catherine Rimbert
RN

Valérie Rossi
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Anaïs Sabatini
RN

Emeric Salmon
RN

Charles Sitzenstuhl
EPR

Liliana Tanguy
EPR

Corinne Vignon
EPR

Frédéric Weber
RN

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Ségolène Amiot
LFI-NFP

Arnaud Bonnet
ECOS

Sylvain Carrière
LFI-NFP

Peio Dufau
SOC

Zahia Hamdane
LFI-NFP

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Jérémie Iordanoff
ECOS

Aurélien Le Coq
LFI-NFP

Élise Leboucher
LFI-NFP

Jérôme Legavre
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Emmanuel Maurel
GDR

Julie Ozenne
ECOS

Andrée Taurinya
LFI-NFP
Aucun député