Dossier législatif
L’intérêt des enfants
Les hôpitaux publics français sont des établissements de santé accessibles à tous. Or, leurs parkings, comme beaucoup de parkings d'institutions publiques, sont souvent payants — ce qui représente un coût supplémentaire pour les malades, leurs familles et les soignants qui y travaillent.
Le 29 janvier 2026, l'Assemblée nationale a voté sur une proposition de loi visant à rendre gratuits les parkings des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs et les personnels durant leur temps de travail. C'est un amendement de M. Hablot, un texte qui modifiait l'article 3 de cette proposition de loi, qui a été examiné précisément.
Cet amendement a été adopté avec 55 voix pour, 19 contre et 1 abstention. Concrètement, cela signifie que le texte voté intègre cette mesure de gratuité des parkings hospitaliers, en première lecture à l'Assemblée nationale (ce qui veut dire que le texte devra encore être examiné par d'autres étapes parlementaires avant de devenir définitif).
Les partisans de cette mesure, dont Raphaël Arnault et Sylvain Carrière, argumentaient que la gratuité des parkings réduirait les obstacles à l'accès aux soins — une personne malade ou en situation financière précaire ne verrait pas se rajouter un coût de stationnement à sa visite — et qu'elle constituerait un soutien concret pour les personnels hospitaliers, dont les salaires sont débattus et dont la charge de travail est déjà importante. Selon eux, cela facilitait aussi l'accès des visiteurs, essentiel au bien-être des patients.
Les opposants à cette mesure, comme Perrine Goulet, soulevaient pour leur part que la gratuité des parkings représenterait un coût budgétaire supplémentaire pour les hôpitaux publics, qui font déjà face à des contraintes financières importantes. Ils questionnaient également si cette mesure était la meilleure utilisation des ressources disponibles pour améliorer la qualité des soins, et se demandaient si les parkings payants ne servaient pas aussi à réguler le stationnement et à favoriser le transport en commun.
Sont directement concernés par cette décision : tous les patients qui se rendent dans un hôpital public français, les visiteurs qui les accompagnent, et l'ensemble des professionnels de santé et personnels administratifs qui travaillent dans ces établissements. À plus long terme, ce sont aussi les finances publiques consacrées aux hôpitaux qui seront affectées.
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