Dossier législatif
L’intérêt des enfants
Lorsque vous vous rendez à l'hôpital — que ce soit pour une consultation, une opération ou pour rendre visite à un proche — vous devez souvent laisser votre voiture sur un parking. Dans les hôpitaux publics français, ce parking est payant pour tout le monde : les patients qui viennent se faire soigner, les visiteurs qui viennent voir un malade, et même les agents hospitaliers qui y travaillent au quotidien. Cette proposition de loi visait à changer cela.
L'amendement n° 7 proposait de rendre gratuit le parking des hôpitaux publics pour les patients, les visiteurs et le personnel pendant leurs heures de travail. Cela aurait signifié qu'en arrivant à l'hôpital, vous n'auriez pas à payer pour garer votre voiture, contrairement à aujourd'hui.
Or, les députés ont rejeté cet amendement le 29 janvier 2026 : 46 d'entre eux ont voté contre, 21 pour, et 1 s'est abstenu. Cela signifie que les frais de parking restent en vigueur dans les hôpitaux publics — la situation n'a pas changé.
Ceux qui soutenaient cette gratuité arguaient qu'un patient ou un accompagnant qui doit se soucier du coût du parking a une préoccupation supplémentaire alors qu'il traverse déjà une période difficile. Ils estimaient aussi que les personnels soignants, qui consacrent déjà beaucoup de temps au travail, ne devraient pas avoir à payer pour garer leur voiture sur le lieu où ils travaillent. À l'inverse, les députés ayant voté contre faisaient valoir que les parkings ont un coût d'entretien et d'exploitation, et que rendre gratuit le stationnement représenterait une charge financière supplémentaire pour les hôpitaux — des établissements qui font déjà face à des difficultés budgétaires. Ils estimaient que cette gratuité ne devrait peut-être pas être financée par le budget public de la santé.
Vous êtes concerné directement si vous allez régulièrement à l'hôpital en voiture, que ce soit comme patient ou comme visiteur, ou si vous y travaillez. Les agents hospitaliers qui se garent chaque jour sur le parking de leur établissement sont également touchés par cette décision.
Parmi les députés ayant soutenu l'amendement, on retrouve Raphaël Arnault et Sylvain Carrière, tandis que Edwige Diaz et Perrine Goulet ont voté contre.
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