Les députés ont voté en faveur d'un amendement visant à améliorer la protection des commerçants grâce à l'usage d'outils numériques.
Points clés :
• Cet amendement a été proposé par le député M. Midy et a été examiné par l'Assemblée nationale lors de la première lecture d'une proposition de loi sur ce sujet.
• L'amendement a été adopté par 46 voix pour, 5 voix contre et 2 abstentions.
• Cet amendement vise à renforcer la protection des commerçants en leur permettant d'utiliser davantage les outils numériques dans leur activité.
• L'adoption de cet amendement marque une étape dans le processus législatif pour améliorer la situation des commerçants.
La proposition de loi examinée par l'Assemblée nationale concerne les baux commerciaux — c'est-à-dire les contrats de location des petits magasins, restaurants, bureaux et autres locaux professionnels. En France, les communes ont depuis longtemps le pouvoir de « préempter » ces locations, c'est-à-dire de racheter le bail avant que le propriétaire ne le vende à quelqu'un d'autre, afin de mieux contrôler l'utilisation des locaux commerciaux sur leur territoire.
L'amendement n° 37 que M. Midy a proposé vise à étendre ce droit de préemption aux sociétés civiles immobilières — des structures juridiques qui possèdent et gèrent des immeubles commerciaux — au-delà des seules communes. Concrètement, cela signifie que ces sociétés immobilières pourraient désormais intervenir comme les mairies pour reprendre des baux commerciaux dans certaines conditions.
L'Assemblée nationale a adopté cet amendement par 46 voix pour, 5 contre et 2 abstentions. Cette mesure modifie donc le texte initial de la loi pour inclure les sociétés civiles immobilières dans le dispositif de préemption.
Ceux qui ont soutenu cet amendement considèrent que élargir le droit de préemption aux sociétés immobilières renforcerait la capacité des collectivités et des structures de gestion patrimoniale à préserver l'activité commerciale locale. Les promoteurs du texte ont estimé que cela permettrait une meilleure stabilité des commerces de quartier et une meilleure gestion des locaux commerciaux. À l'inverse, ceux qui se sont opposés à l'amendement craignaient que cette extension ne favorise excessivement les grandes structures immobilières aux dépens des propriétaires privés, ou qu'elle n'alourde inutilement les procédures de vente de locaux commerciaux.
Sont directement concernés par cette décision les propriétaires de baux commerciaux, les sociétés immobilières, les communes et les commerçants dont l'activité dépend de la stabilité de leur location. Parmi les députés ayant voté pour, figurent Gabriel Attal et Olivia Grégoire, tandis que Thomas Portes a voté contre. Pour consulter l'ensemble des débats sur cette proposition de loi, vous pouvez lire le dossier législatif complet.
Dossier législatif
Extension de la possibilité de préemption de baux commerciaux dans les mairies aux sociétés civil...

Pieyre-Alexandre Anglade
EPR

Gabriel Attal
EPR

Géraldine Bannier
DEM

Fabrice Barusseau
SOC

Valérie Bazin-Malgras
DR

Christophe Bentz
RN

Hervé Berville
EPR

Benoît Blanchard
HOR

Joël Bruneau
LIOT

Céline Calvez
EPR

Eddy Casterman
RN

Nathalie Coggia
EPR

Josiane Corneloup
DR

Julie Delpech
EPR

Nicole Dubré-Chirat
EPR

Stella Dupont
NI

Marc Ferracci
EPR

Jean-Luc Fugit
EPR

Olivia Grégoire
EPR

Marine Hamelet
RN

Guillaume Kasbarian
EPR

Loïc Kervran
HOR

Daniel Labaronne
EPR

Sandrine Lalanne
EPR

Marie Lebec
EPR

Katiana Levavasseur
RN

Christine Loir
RN

David Magnier
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Christophe Marion
EPR

Patrice Martin
RN

Nicolas Metzdorf
EPR

Paul Midy
EPR

Joséphine Missoffe
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Sophie Pantel
SOC

Lisette Pollet
RN

Natalia Pouzyreff
EPR

Pierre Pribetich
SOC

Anne-Sophie Ronceret
EPR

Valérie Rossi
SOC

Jean-François Rousset
EPR

Hervé Saulignac
SOC

Liliana Tanguy
EPR

Corinne Vignon
EPR

Éric Woerth
RE
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