Les députés ont approuvé une modification (amendement) proposée par Mme Thiébault-Martinez concernant l'examen prioritaire des dossiers dans le projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales. Le texte a été adopté avec 27 votes pour.
Points clés :
• Un amendement est une proposition de modification d'un texte de loi en cours de discussion
• Cet amendement concerne l'article 5, qui traite du traitement prioritaire (examen plus rapide) des dossiers relatifs aux fraudes
• Le vote a obtenu une majorité : 27 députés pour, 18 contre, 2 abstentions sur 47 votants
• La loi vise à renforcer la lutte contre les fraudes sociales (allocations indûment versées) et fiscales (impôts impayés)
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à mieux détecter et sanctionner les personnes qui obtiennent indûment des allocations sociales ou ne paient pas leurs impôts. L'Assemblée nationale en examine actuellement les différentes dispositions, article par article.
L'amendement n° 132 de Mme Thiébault-Martinez proposait de modifier la partie du projet de loi portant sur l'examen prioritaire des dossiers de fraude — c'est-à-dire le traitement plus rapide de certains dossiers jugés particulièrement graves ou urgents par les administrations chargées de les enquêter. Concrètement, cette modification permettrait d'accélérer l'étude de certains dossiers de fraude sociale ou fiscale en les plaçant en haut de la pile de travail des enquêteurs et inspecteurs.
Les députés ont approuvé cette modification : 27 votes pour, 18 contre, et 2 abstentions. Cela signifie que cette disposition relative à l'examen prioritaire entre dans le texte final du projet de loi et s'appliquera une fois la loi adoptée.
Les partisans de cette mesure argumentaient que traiter les dossiers de fraude plus rapidement permettrait de récupérer plus vite les sommes indûment versées ou les impôts impayés, et donc de disposer de ces ressources plus tôt pour financer les services publics. Ils considéraient également qu'accélérer ces enquêtes améliorerait la réactivité des administrations face aux manquements. Les opposants, de leur côté, soulevaient des préoccupations quant au risque de surcharge administrative pour les enquêteurs, ou questionnaient le critère de sélection qui déterminerait quels dossiers seraient traités en priorité — craignant que ce système ne soit pas appliqué de manière équitable selon les régions ou les niveaux de fraude.
Cette mesure concerne directement les administrations en charge de contrôler les allocations sociales et les déclarations fiscales, ainsi que les citoyens soupçonnés de fraude, qui verront leurs dossiers examinés selon ces nouveaux délais. Parmi les députés ayant soutenu cette modification, on retrouve Raphaël Arnault et Jean-Pierre Bataille, tandis que Annie Vidal s'est opposée au vote.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pour suivre l'examen des autres dispositions de ce texte.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Joël Aviragnet
SOC

Philippe Ballard
RN

Jean-Pierre Bataille
LIOT

Théo Bernhardt
RN

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Jocelyn Dessigny
RN

Denis Fégné
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Florence Goulet
RN

Jordan Guitton
RN

Steevy Gustave
ECOS

Marine Hamelet
RN

Catherine Hervieu
ECOS

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Arnaud Le Gall
LFI-NFP

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Christine Loir
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Emmanuel Maurel
GDR

Jacques Oberti
SOC

Julien Rancoule
RN

Anaïs Sabatini
RN

Aurélien Saintoul
LFI-NFP

Valérie Bazin-Malgras
DR

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Brosse
EPR

Pierre Cazeneuve
EPR

Nathalie Colin-Oesterlé
HOR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Lionel Duparay
DR

Jean-Luc Fugit
EPR

Patrick Hetzel
DR

Daniel Labaronne
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Stéphane Peu
GDR

Nicolas Ray
DR

Jean-François Rousset
EPR

Annie Vidal
EPR
Aucun député