Les députés ont rejeté une proposition visant à supprimer un article d'une loi contre les fraudes sociales et fiscales. Cet article permettait un examen prioritaire du texte à l'Assemblée nationale.
Points clés :
• Il s'agissait de voter sur la suppression de l'article 5 d'une loi destinée à lutter contre les fraudes (fraudes aux allocations, impôts non payés, etc.)
• L'article 5 donnait la priorité à l'examen de cette loi au Parlement, pour qu'elle soit traitée plus rapidement
• Le vote a échoué : 34 députés contre la suppression, 21 pour, 1 abstention. La majorité a donc voulu conserver cet examen prioritaire
• Résultat : la loi peut continuer son parcours législatif en conservant son caractère urgent
Le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales vise à renforcer les moyens des administrations pour détecter et sanctionner les personnes qui ne paient pas leurs impôts ou qui touchent indûment des allocations sociales auxquelles elles n'ont pas droit. Cette loi propose concrètement de faciliter le partage d'informations entre les services fiscaux et sociaux, d'augmenter les amendes pour les fraudeurs, et de mieux protéger ceux qui dénoncent des fraudes.
Au cours de l'examen de ce texte à l'Assemblée nationale, les députés devaient voter sur un article spécifique — la partie qui donnait le statut d'« examen prioritaire » à ce projet de loi. Cet examen prioritaire signifiait concrètement que ce texte serait traité plus rapidement au Parlement que d'autres projets de loi, ce qui en accélère le calendrier législatif et permet d'en discuter sans attendre plusieurs mois. Les députés Antoine Léaument et Ersilia Soudais, entre autres, ont proposé via l'amendement n° 225 de supprimer ce caractère prioritaire — autrement dit, de retirer l'accélération du processus législatif pour cette loi sur les fraudes.
Le vote a rejeté cette proposition : 34 députés se sont opposés à la suppression, tandis que 21 députés l'ont soutenue (avec 1 abstention). Cela signifie que le caractère prioritaire de la loi est maintenu — l'examen du texte à l'Assemblée nationale continuera à bénéficier d'une accélération, et le projet de loi poursuivra son parcours législatif en conservant ce statut accéléré.
Les deputés qui ont voté contre la suppression — dont Félicie Gérard et Lisette Pollet — estimaient que l'urgence d'une loi contre les fraudes justifie un traitement rapide au Parlement, afin que les administrations puissent disposer plus tôt de nouveaux outils pour récupérer l'argent détourné par la fraude. À l'inverse, ceux qui ont voté pour la suppression de ce caractère prioritaire arguaient que chaque texte legislatif mérite un examen approfondi et équitable, indépendamment de son caractère urgent, et que l'accélération du calendrier risquait de réduire le temps de débat et de scrutin parlementaires.
Cette décision concerne directement les personnes qui fraudent les allocations sociales ou les impôts, puisqu'une adoption plus rapide de cette loi signifie que de nouveaux moyens de détection et de sanction seront mis en place plus tôt. Elle concerne aussi indirectement les citoyens qui cotisent ou paient leurs impôts, dans la mesure où cette loi vise à réduire les pertes financières dues aux fraudes et à rediriger ces ressources vers les services publics.
Vous pouvez consulter le dossier complet du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales pour suivre l'ensemble des débats et scrutins sur ce texte.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Louis Boyard
LFI-NFP

Joël Bruneau
LIOT

Bérenger Cernon
LFI-NFP

Paul-André Colombani
LIOT

Peio Dufau
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Catherine Hervieu
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Emmanuel Maurel
GDR

Sébastien Peytavie
ECOS

Sandrine Runel
SOC

Ersilia Soudais
LFI-NFP

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Philippe Ballard
RN

Valérie Bazin-Malgras
DR

Théo Bernhardt
RN

Anthony Boulogne
RN

Anthony Brosse
EPR

Céline Calvez
EPR

Nathalie Colin-Oesterlé
HOR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Lionel Duparay
DR

Camille Galliard-Minier
EPR

Félicie Gérard
HOR

Jordan Guitton
RN

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Timothée Houssin
RN

Cyrille Isaac-Sibille
DEM

Daniel Labaronne
EPR

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Éric Martineau
DEM

Denis Masséglia
EPR

Kévin Mauvieux
RN

Sophie Mette
DEM

Nicolas Metzdorf
EPR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Lisette Pollet
RN

Julien Rancoule
RN

Nicolas Ray
DR

Alexandre Sabatou
RN

Jean-Louis Thiériot
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député