Les députés ont rejeté une proposition de modification (amendement) concernant l'examen des fraudes sociales et fiscales. Le vote a échoué avec 32 votes contre et seulement 18 pour.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement proposé par M. Boyard visant à modifier comment seront examinés les dossiers de fraude sociale et fiscale
• La proposition a été largement rejetée: 32 votes contre, 18 pour, aucune abstention
• Cet amendement ne sera donc pas intégré au projet de loi sur la lutte contre les fraudes sociales et fiscales
• Le projet de loi continue son examen à l'Assemblée nationale sans cette modification
Le Parlement examine actuellement un projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales, qui vise à mieux détecter et sanctionner les personnes qui déclarent de fausses informations pour accéder indûment à des aides sociales ou réduire leurs impôts. Ce projet prévoit notamment de faciliter les échanges d'informations entre les administrations (comme la Sécurité sociale, les impôts, les allocations familiales), d'augmenter les pénalités financières pour les fraudeurs, et de mieux protéger les personnes qui signalent des fraudes.
M. Boyard a proposé un amendement — c'est-à-dire une modification — concernant la façon dont les dossiers de fraude seraient examinés en priorité par les autorités compétentes. Concrètement, cet amendement visait à modifier les règles de traitement des dossiers jugés prioritaires dans le cadre de cette lutte contre les fraudes.
Les députés ont rejeté cette proposition lors du scrutin du 26 février 2026 : 32 votes contre, 18 pour, aucune abstention. L'amendement n'a donc pas été retenu, et le texte initial du projet de loi reste en vigueur concernant cet aspect.
Parmi les députés ayant voté pour cette modification, on retrouve Antoine Léaument. À l'inverse, des députés comme Félicie Gérard et Lisette Pollet se sont opposés à cet amendement.
Ceux qui soutenaient l'amendement de M. Boyard argumentaient que modifier l'examen prioritaire des dossiers de fraude permettrait une meilleure organisation des ressources et une plus grande efficacité dans le traitement de ces affaires. À l'inverse, ceux qui s'y opposaient considéraient que les dispositions du projet de loi initial répondaient déjà aux objectifs de lutte contre la fraude, ou que cette modification n'était pas nécessaire pour améliorer le système existant.
Cette décision concerne directement les services administratifs chargés de traiter les dossiers de fraude — impôts, Sécurité sociale, allocations — dont la façon de prioriser et d'examiner les cas reste régie par le texte initial du projet de loi, sans la modification que M. Boyard proposait.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Louis Boyard
LFI-NFP

Bérenger Cernon
LFI-NFP

Paul-André Colombani
LIOT

Mathilde Feld
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Catherine Hervieu
ECOS

Tristan Lahais
ECOS

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Estelle Mercier
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Sandrine Runel
SOC

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Philippe Ballard
RN

Valérie Bazin-Malgras
DR

Théo Bernhardt
RN

Philippe Bonnecarrère
NI

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Boulogne
RN

Anthony Brosse
EPR

Joël Bruneau
LIOT

Céline Calvez
EPR

Nathalie Colin-Oesterlé
HOR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Jocelyn Dessigny
RN

Lionel Duparay
DR

Camille Galliard-Minier
EPR

Félicie Gérard
HOR

Jordan Guitton
RN

Marine Hamelet
RN

Patrick Hetzel
DR

Timothée Houssin
RN

Cyrille Isaac-Sibille
DEM

Daniel Labaronne
EPR

Christine Loir
RN

Philippe Lottiaux
RN

Claire Marais-Beuil
RN

Denis Masséglia
EPR

Sophie Mette
DEM

Nicolas Metzdorf
EPR

Christophe Mongardien
EPR

Lisette Pollet
RN

Julien Rancoule
RN

Jean-François Rousset
EPR

Annie Vidal
EPR
Aucun député
Aucun député