Les députés ont approuvé un amendement proposé par Mme Runel visant à examiner en priorité certaines dispositions d'un projet de loi contre les fraudes sociales et fiscales. Cet amendement a été adopté avec une majorité relative.
Points clés :
• Il s'agissait d'un amendement (modification) proposant un examen accéléré de mesures relatives à la lutte contre les fraudes sociales et les fraudes fiscales
• Résultat: 30 députés pour, 25 contre et 16 abstentions - l'amendement a été approuvé
• Les votes « pour » et « contre » sont proches (écart de 5 voix seulement), montrant une division parmi les parlementaires
• Un nombre significatif d'abstentions (16 députés) indique que certains élus ne se sont pas prononcés clairement sur cette question
En France, la fraude sociale et fiscale représente des milliards d'euros chaque année : il s'agit de personnes qui perçoivent des allocations sociales auxquelles elles n'ont pas droit, ou d'entreprises qui dissimulent des revenus pour ne pas payer leurs impôts. Pour lutter contre ces fraudes, le gouvernement a présenté un projet de loi qui propose plusieurs mesures nouvelles, notamment permettre aux différentes administrations (impôts, allocations sociales, douanes) d'échanger plus facilement les informations qu'elles détiennent sur les citoyens, d'augmenter les amendes pour ceux qui fraudent, et de mieux protéger les employés qui signalent des fraudes au sein de leur entreprise.
Le scrutin du 26 février 2026 a porté sur un amendement proposé par Mme Runel, c'est-à-dire une modification du projet de loi. Cet amendement visait à accélérer l'examen d'une partie des dispositions du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales. En termes concrets, au lieu de suivre le calendrier parlementaire normal (où chaque article du projet de loi est examiné successivement et en détail), certaines mesures auraient été traitées en priorité, permettant au Parlement de voter sur elles plus rapidement et de les mettre en application plus tôt.
L'amendement a été adopté avec 30 députés votant pour, 25 contre, et 16 abstentions. Cela signifie que le calendrier de débat du projet de loi a été modifié pour accélérer l'examen de certaines mesures de lutte contre les fraudes, ce qui devrait permettre aux nouvelles règles d'entrer en vigueur plus rapidement que prévu initialement.
Les députés favorables à cet amendement argumentaient que la fraude sociale et fiscale représente une perte significative pour le budget de l'État, et que plus tôt les nouvelles mesures seraient en place, plus tôt on pourrait diminuer ces fraudes et récupérer des ressources pour les services publics. Parmi eux figuraient Raphaël Arnault et Antoine Léaument. À l'inverse, les députés opposés à cet amendement considéraient que l'accélération du calendrier d'examen risquait de ne pas laisser assez de temps pour débattre correctement de mesures importantes, d'examiner toutes les conséquences possibles, et de permettre aux parlementaires de bien les comprendre avant de les voter. Des députés comme Félicie Gérard et Benoît Blanchard ont voté contre.
Sont concernés par cette décision tous les citoyens français susceptibles d'être affectés par les nouvelles mesures de lutte contre les fraudes — que ce soit les entreprises et travailleurs indépendants au sujet desquels des informations fiscales seront échangées plus facilement, les allocataires sociaux dont les informations personnelles seront davantage consultées par les administrations, ou l'ensemble de la population qui bénéficiera des ressources fiscales recuperées grâce à la réduction des fraudes.
Le vote serré (30 contre 25) indique une division parlementaire sur la question du calendrier, tandis que les 16 abstentions suggèrent que certains élus n'avaient pas d'opinion tranchée ou ne souhaitaient pas se positionner clairement. Pour consulter le dossier complet du projet de loi, vous pouvez consulter le dossier législatif, et vous avez accès à d'autres scrutins liés, comme l'amendement n° 217 de Mme Lebon sur le même projet de loi.
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

Nadège Abomangoli
LFI-NFP

Raphaël Arnault
LFI-NFP

Christine Arrighi
ECOS

Joël Aviragnet
SOC

Fabrice Barusseau
SOC

Laurent Baumel
SOC

Louis Boyard
LFI-NFP

Pierre-Yves Cadalen
LFI-NFP

Bérenger Cernon
LFI-NFP

Hadrien Clouet
LFI-NFP

Peio Dufau
SOC

Mathilde Feld
LFI-NFP

Sylvie Ferrer
LFI-NFP

Catherine Hervieu
ECOS

Mathilde Hignet
LFI-NFP

Jérémie Iordanoff
ECOS

Maxime Laisney
LFI-NFP

Antoine Léaument
LFI-NFP

Sarah Legrain
LFI-NFP

Claire Lejeune
LFI-NFP

Murielle Lepvraud
LFI-NFP

Emmanuel Maurel
GDR

Estelle Mercier
SOC

Sophie Pantel
SOC

Sébastien Peytavie
ECOS

Anna Pic
SOC

Pierre Pribetich
SOC

Sandrine Runel
SOC

Ersilia Soudais
LFI-NFP

Anne Stambach-Terrenoir
LFI-NFP

Valérie Bazin-Malgras
DR

Benoît Blanchard
HOR

Philippe Bonnecarrère
NI

Émilie Bonnivard
DR

Anthony Brosse
EPR

Joël Bruneau
LIOT

Nathalie Colin-Oesterlé
HOR

François Cormier-Bouligeon
EPR

Lionel Duparay
DR

Jean-Marie Fiévet
EPR

Félicie Gérard
HOR

Patrick Hetzel
DR

Daniel Labaronne
EPR

Thomas Lam
HOR

Annaïg Le Meur
EPR

Christine Le Nabour
EPR

Denis Masséglia
EPR

Nicolas Metzdorf
EPR

Laure Miller
EPR

Christelle Minard
DR

Christophe Mongardien
EPR

Isabelle Rauch
HOR

Nicolas Ray
DR

Nicolas Tryzna
DR

Annie Vidal
EPR
Aucun député