Les allocataires du RSA sanctionnés pour fraude ne pourront plus faire effacer ces dettes en cas de surendettement.
l'amendement n° 77 de M. Aviragnet et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 24 bis du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).
Dossier législatif
La lutte contre les fraudes sociales et fiscales
Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à augmenter les moyens pour détecter et sanctionner les fraudes aux aides sociales et aux impôts. Ce texte prévoit notamment de faciliter le partage d’informations entre les administrations (comme les impôts, la Sécurité sociale ou Pôle emploi) et d’alourdir les sanctions contre les fraudeurs. L’objectif affiché est de récupérer des sommes d’argent qui échappent actuellement aux finances publiques.
Plusieurs députés ont proposé de supprimer une mesure spécifique de ce projet de loi : l’article 24 bis. Cet article autorisait les administrations à utiliser des informations obtenues de manière indirecte (par exemple, via des signalements ou des données partagées par d’autres services) pour déclencher des contrôles ou des sanctions. Les auteurs de l’amendement estimaient que cette mesure manquait de précision et pouvait poser des problèmes juridiques.
L’amendement de suppression a été rejeté par 58 voix contre 27. L’article 24 bis est donc maintenu dans le projet de loi, qui pourra être adopté en l’état lors des prochains votes.
Cette décision impacte directement les administrations chargées de lutter contre la fraude (impôts, Sécurité sociale, etc.), mais aussi les citoyens et entreprises susceptibles d’être contrôlés sur la base d’informations indirectes. Les journalistes et lanceurs d’alerte pourraient également être concernés si leurs signalements sont utilisés dans ce cadre.
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