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Scrutin n° 6009 · Assemblée nationaleExclure les dettes de RSA des procédures d'effacement de dettesTitre explicatif

Rejeté

Les allocataires du RSA sanctionnés pour fraude ne pourront plus faire effacer ces dettes en cas de surendettement.

Titre officiel

l'amendement n° 77 de M. Aviragnet et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 24 bis du projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes sociales et fiscales (première lecture).

Amendement1 avril 202685 votants17e législatureÉconomie & BudgetVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

La lutte contre les fraudes sociales et fiscales

PJL 52985Conseil constitutionnel

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez un vote sur un projet de loi qui vise à augmenter les moyens pour détecter et sanctionner les fraudes aux aides sociales et aux impôts. Ce texte prévoit notamment de faciliter le partage d’informations entre les administrations (comme les impôts, la Sécurité sociale ou Pôle emploi) et d’alourdir les sanctions contre les fraudeurs. L’objectif affiché est de récupérer des sommes d’argent qui échappent actuellement aux finances publiques.

Ce qui était proposé

Plusieurs députés ont proposé de supprimer une mesure spécifique de ce projet de loi : l’article 24 bis. Cet article autorisait les administrations à utiliser des informations obtenues de manière indirecte (par exemple, via des signalements ou des données partagées par d’autres services) pour déclencher des contrôles ou des sanctions. Les auteurs de l’amendement estimaient que cette mesure manquait de précision et pouvait poser des problèmes juridiques.

Le résultat du vote

L’amendement de suppression a été rejeté par 58 voix contre 27. L’article 24 bis est donc maintenu dans le projet de loi, qui pourra être adopté en l’état lors des prochains votes.

Le débat

  • Pour la suppression (arguments des députés favorables à l’amendement) :
    • La formulation de l’article 24 bis était jugée trop vague, ce qui pouvait entraîner des interprétations abusives ou des contrôles injustifiés.
    • Certains craignaient que cette mesure ne limite la protection des sources journalistiques ou des lanceurs d’alerte, en permettant aux administrations d’utiliser des informations sans garantie suffisante sur leur origine.
  • Contre la suppression (arguments des députés opposés à l’amendement) :
    • L’article 24 bis était présenté comme un outil nécessaire pour lutter contre la fraude, en permettant aux administrations d’exploiter des informations déjà disponibles, même si elles n’avaient pas été obtenues directement.
    • Ses partisans estimaient que les garde-fous juridiques existants (comme le contrôle des juges) suffisaient à éviter les dérives.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les administrations chargées de lutter contre la fraude (impôts, Sécurité sociale, etc.), mais aussi les citoyens et entreprises susceptibles d’être contrôlés sur la base d’informations indirectes. Les journalistes et lanceurs d’alerte pourraient également être concernés si leurs signalements sont utilisés dans ce cadre.

Positions des groupes parlementaires

Pour

SOC100%(14)
LFI-NFP90%(10)
ECOS100%(4)

Contre

DR100%(2)
DEM100%(1)
HOR100%(5)
UDR100%(2)
RN100%(30)
EPR100%(17)

Abstention

Aucun groupe

Pour

SOC100%(14)
LFI-NFP90%(10)
ECOS100%(4)

Contre

DR100%(2)
DEM100%(1)
HOR100%(5)
UDR100%(2)
RN100%(30)
EPR100%(17)
Résultat du vote
27
58
Pour: 27 (31.8%)
Contre: 58 (68.2%)
Abstention: 0 (0.0%)
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