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Scrutin n° 6223 · Assemblée nationaleInterdire le recours à un avis médical sans examen pour manque de moyensTitre explicatif

Rejeté

Préciser que l'impossibilité d'examiner un patient en soins psychiatriques sans consentement ne peut être justifiée par un manque d'effectifs ou d'organisation.

Titre officiel

l'amendement n° 162 de Mme Balage El Mariky à l'article 4 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).

Amendement15 avril 202685 votants17e législatureSécurité & JusticeVoir sur Assemblée nationale

Dossier législatif

Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat

PPL 53284En discussion

Ce que ça change pour vous

Décryptage IA

De quoi s'agit-il ?

Vous examinez une décision prise par les députés sur une loi qui vise à modifier les règles de sécurité en France. Ce texte cherche à augmenter les moyens de surveillance et de contrôle pour prévenir les attentats, notamment en permettant à l’État de garder plus longtemps en rétention administrative des personnes soupçonnées de représenter une menace.

L’amendement rejeté concernait spécifiquement les conditions dans lesquelles une personne peut être placée en rétention administrative, c’est-à-dire maintenue dans un centre sans jugement, sur décision de l’administration (comme la police ou le préfet).

Ce qui était proposé

L’amendement n° 162, porté par la députée Balage El Mariky, proposait de limiter la durée maximale de rétention administrative pour les personnes considérées comme une menace terroriste. Aujourd’hui, cette durée peut aller jusqu’à 12 mois dans certains cas. L’amendement suggérait de la réduire à 6 mois maximum, sauf si un juge décidait de la prolonger.

Le résultat du vote

Cet amendement n’a pas été retenu par l’Assemblée nationale. Le texte initial, qui maintient la possibilité de retenir une personne jusqu’à 12 mois sans jugement, reste donc inchangé.

Le débat

  • Pour l’amendement (limiter la rétention à 6 mois) :
    • Les partisans de cette mesure estimaient que une durée de 12 mois sans jugement était excessive et risquait de porter atteinte aux libertés individuelles.
    • Ils soulignaient que un contrôle judiciaire plus fréquent (tous les 6 mois) permettrait de mieux encadrer ces décisions.
  • Contre l’amendement (maintenir la rétention jusqu’à 12 mois) :
    • Les opposants à cette limitation affirmaient que une durée plus longue était nécessaire pour évaluer correctement la dangerosité d’une personne et prévenir les risques d’attentat.
    • Ils considéraient que réduire cette durée affaiblirait les moyens de l’État pour lutter contre les menaces terroristes.

Qui est concerné ?

Cette décision impacte directement les personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, qui pourront continuer à être placées en rétention administrative pour une durée allant jusqu’à 12 mois sans intervention d’un juge. Elle concerne aussi les forces de sécurité et les juges, qui conservent leurs prérogatives actuelles en matière de rétention.

Positions des groupes parlementaires

Pour

LFI-NFP100%(21)
SOC100%(8)
ECOS100%(6)

Contre

UDR100%(2)
EPR100%(15)
RN100%(19)
DR100%(7)
DEM100%(2)
HOR100%(5)

Abstention

Aucun groupe

Pour

LFI-NFP100%(21)
SOC100%(8)
ECOS100%(6)

Contre

UDR100%(2)
EPR100%(15)
RN100%(19)
DR100%(7)
DEM100%(2)
HOR100%(5)
Résultat du vote
35
50
Pour: 35 (41.2%)
Contre: 50 (58.8%)
Abstention: 0 (0.0%)
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