Empêcher l'application de mesures de contrôle judiciaire (résidence imposée, suivi sanitaire) aux condamnés de droit commun radicalisés en détention
l'amendement n° 50 de M. Kerbrat et les amendements identiques suivants de suppression de l'article 3 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Vous examinez une décision prise par les députés sur une loi qui modifie les règles de sécurité en France. Cette loi vise à prévenir les attentats en donnant plus de moyens aux forces de l’ordre et en permettant de retenir plus longtemps certaines personnes considérées comme dangereuses. L’article 3, au cœur du débat, traite spécifiquement des conditions dans lesquelles une personne peut être placée en rétention administrative – c’est-à-dire gardée par l’État sans jugement, pour des raisons de sécurité.
Un groupe de députés a proposé de supprimer entièrement l’article 3 de cette loi. Cela aurait signifié que les nouvelles règles sur la rétention administrative, prévues par cet article, n’auraient pas été appliquées. Les mesures existantes avant cette loi seraient restées en vigueur.
L’amendement de suppression a été rejeté : 37 députés ont voté pour le supprimer, mais 56 ont voté contre. L’article 3 est donc maintenu dans la loi, et ses nouvelles règles sur la rétention administrative entrent en vigueur.
Cette décision impacte directement les personnes qui pourraient être placées en rétention administrative, ainsi que les forces de l’ordre et les services de renseignement chargés d’appliquer ces règles. Elle modifie également les conditions dans lesquelles l’État peut limiter la liberté d’une personne sans décision de justice.
Pour plus de détails sur le texte de loi : Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat.
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