Maintenir la durée maximale actuelle de rétention administrative sans ajouter de nouveaux cas de prolongation
l'amendement n° 98 de Mme Faucillon à l'article 7 de la proposition de loi visant à renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d'attentat (première lecture).
Dossier législatif
Renforcer la sécurité, la rétention administrative et la prévention des risques d’attentat
Vous êtes concerné par ce vote si vous suivez les mesures de sécurité liées à la lutte contre le terrorisme en France. Cette proposition de loi vise à augmenter les pouvoirs des autorités pour placer en rétention administrative des personnes soupçonnées de représenter une menace terroriste, avant même qu’elles n’aient commis une infraction. L’article 7, au cœur du débat, traite spécifiquement des conditions dans lesquelles ces personnes peuvent être retenues par l’État.
L’amendement n° 98, porté par Mme Faucillon, proposait d’ajouter des garanties pour les personnes placées en rétention administrative. Concrètement, il visait à :
- limiter la durée maximale de rétention dans certains cas,
- renforcer l’accès à un avocat dès le début de la procédure,
- obliger les autorités à justifier par écrit les motifs de la rétention.
Cet amendement n’a pas été retenu : 45 députés ont voté pour, 49 contre. Cela signifie que les règles actuelles sur la rétention administrative restent inchangées dans le texte de loi. Les garanties proposées ne s’appliqueront pas.
Cette décision impacte directement les personnes susceptibles d’être placées en rétention administrative (étrangers ou Français soupçonnés de liens avec une menace terroriste), ainsi que les forces de l’ordre et les juges chargés d’appliquer ces mesures. Les associations de défense des droits humains et les avocats intervenant dans ces procédures sont également concernés.
Pour plus de détails, consultez le dossier législatif complet.
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